JORN trav COVERUn an après Bring Heavy Rock To The Land, Jorn revient avec un nouvel album studio, ce qui n’est pas un mince exploit étant donné son actualité chargée puisqu’on a aussi eu droit, il y a quelques mois, à Symphonic, un disque reprenant certains de ses anciens titres en version symphonique. Autant dire que le talentueux chanteur ne chôme pas, puisque depuis 2010, il a également sorti un album de reprises en hommage à Ronnie James Dio sobrement intitulé Dio et Live In Black, et qu’on en est à neuf albums studio depuis 2000. Evidemment, cela semble beaucoup. Et c’est le cas. Car n’en déplaise aux fans de Jorn, dont je fais partie, ses deux dernières réalisations sont loin d’égaler The Duke voire Lonely Are The Brave. Et même si Traveller est meilleur que son prédécesseur, on pourrait aisément n’en faire qu’un en regroupant les deux, surtout qu’on a l’impression d’entendre du Dio (eh oui !) sur « Cancer Demon », avec parfois des riffs qui nous rappellent d’illustres groupes comme le pont de « Legend Man » qui renvoie à « Woman From Tokyo », du Black Sabbath sur « Carry The Black ». Bien entendu, tout n’est pas à jeter et les chansons sont mieux écrites et mieux arrangées que sur Bring Heavy Rock To The Land, mais on a quand même l’impression de s’ennuyer, notamment en raison de l’absence de refrains mémorisables, ce qui donne l’impression que tout est développé sur le même ton. Retenons néanmoins le lourd « Traveller », le nuancé « Window Maker » et l’orientalisant « Monsoon ». Au final, cela nous donne un album un peu au-dessus de la moyenne, mais qui pourrait mieux faire, surtout si l’on prend en compte la qualité de la voix de Jorn Lande et ses précédentes réalisations.

 

« Traveller »

 

Traveller
Jorn
Frontiers
Hard Rock
2013