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La nouvelle BD de Barbara Canepa est enfin sortie (tout comme cette chronique). Si l’œuvre est attendue par les fans depuis sa gestation c’est qu’ils connaissent déjà l’auteur pour une autre de ses œuvres, Sky Doll. Votre humble serviteur n’a malheureusement pas lu cette dernière, veuillez ne pas trop m’en tenir rigueur (ceci sera corrigé à l’heure où vous lirez ces lignes). Si vous désirez l’avis d’un connaisseur avisé de la série, il en existe de nombreuses sur internet, quant à moi je vous propose la fraîcheur de la découverte brute.

Car même si l’on n’a pas connu le travail passé de Barbara Canepa, comment ne pas tomber sous le charme intrigant de la couverture représentant la frêle Elisabeth en compagnie de ses petits amis chimériques ?

Si le monde autour de vous jamais ne changeait. Si le murmure du vent et le balbutiement de la pluie indéfiniment se répétaient. Si le silence souverain régnait jusqu’à ce que l’invisible finisse par vous appartenir… Tel est mon univers. Un monde où la berceuse du temps a cessé sa complainte. Un monde anémié où les âmes perdues trouvent enfin la paix dans leurs mausolées solennels et sans âges. Je suis âgée de 13 ans. Mon nom est Elisabeth. Mes cheveux sont blancs comme la vie. Mourir est votre seule chance de me rencontrer.

Dans END, nous allons suivre l’histoire de la jeune fille , qui au-delà de sa mort soudaine, va vivre une aventure hors du commun…

End_1L’œuvre, déroutante au premier abord, nous enlace tendrement par la beauté et la poésie de son dessin. Le travail d’Anna Merli au dessin est époustouflant par son détail, nous plongeant sans peine dans un univers gothico-victorien. Le tout est rehaussé par la patte de Barbara Canepa à la colorisation qui donne tout son charme aux caractères. On pourra reprocher que les jeunes filles du pensionnat se ressemblent toutes un peu, mais ce serait chipoter. Je ne le dis pas souvent, mais autant le dire, la qualité du dessin et la richesse graphique de END sont à elles seules un argument de taille pour s’approprier cet album, même si l’on n’est pas enthousiasmé par l’histoire.

En parlant de l’histoire, on voit clairement la volonté de l’auteur de se questionner sur la mort, le tout avec une certaine poésie et mélancolie. Mélancolie qui est peut-être un peu trop présente, tant le questionnement de la jeune fille sur son existence est au centre de l’œuvre. On en perd presque le fil principal de l’histoire, qui est l’envie désespérée d’Elisabeth de contacter sa sœur toujours vivante. Si vous n’êtes pas rebuté par cet aspect du récit, alors vous passerez également un agréable moment à lire END, comme ce fut mon cas.

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Je vous recommande donc cet album, qui existe également en version deluxe pour les plus motivés d’entre vous, mais je ne pourrai vous dire ce qu’il contient.

END

Barbara Canepa et Anna Merli

Collection Métamorphose

Soleil

14,30 €