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Dans les Cinq Territoires, les saisons débutent un autre cycle et à nouveau, la Grande Relève en marquera l’amorce.

 Renvoyé vers son pays d’origine de façon arbitraire, Cahir, rongé par l’amertume et hanté par ses souvenirs, tente de retrouver sa place parmi les siens. Tandis que, dans la cité-capitale, l’on a préféré effacer toute trace du drame pour mieux l’oublier, certaines culpabilités, quoique silencieuses encore, commencent à peser lourd.

Derrière les murs inébranlables de la tour du Nolath, l’Igilh reçoit un message glaçant en provenance des Plaines de Tilh. Il lui faut prendre une réelle décision. De celles qui, dépendantes d’un seul homme, peuvent déterminer pourtant le devenir de chacun.

 

J’avais eu la chance il y a deux mois de découvrir le premier tome du cycle écrit par Magalie Villeneuve et scénarisé avec Alexandre Dainche : L’Enfant Meredhian, chez L’Homme Sans Nom. J’avais vraiment apprécié l’univers mis un place et les personnages décrits.

Dans ce deuxième tome, qui se passe quelques semaines plus tard, nous retrouvons les mêmes personnages, qui se retrouvent confrontés aux conséquences de la fin du tome 1. Je ne vais pas en dire beaucoup plus sur le récit parce que je ne veux pas faire le moindre spoiler.

Ce second tome conserve le même gros point fort que j’avais déjà apprécié dans L’Enfant Meredhian : l’alternance de points de vue. Cela permet de vraiment comprendre la psychologie de chacun des personnages et de mieux appréhender leurs réactions. Feor, personnage encore secondaire dans le tome précédent, prend ici toute sa place et son importance. Égal à lui-même pendant toute la durée du livre, on apprend à mieux le connaître et on découvre une facette pleine d’humour. Les évènements du tome 1, puis du tome 2, ont des impacts forts sur les personnages, les changements qui s’opèrent sur eux sont bien amenés et bien décrits, ils nous permettent de mieux comprendre chacun des personnages.

Au niveau de l’écriture, j’ai trouvé une belle amélioration du premier au second tome. La lourdeur de certaines phrases et l’abus d’adjectifs qui pouvait parfois (pas souvent) faire tiquer le lecteur, se font considérablement moins ressentir. J’ai trouvé que la plume avait gagné en maturité et la facilité de lecture, déjà grande dans le précédent tome, s’en trouve décuplée. Il s’agit réellement d’un page turner.

L’autre défaut que j’avais repéré, la ressemblance du point de vue dynamique des deux « couples » Ghent-Essaig, et Feor-Ved, s’estompe également dans ce nouveau volume puisque que nous apprenons à connaître un peu mieux chacun de ces personnages et à voir leurs différences.

Au niveau du rythme, les choses s’accélèrent, la quiétude développée dans le premier roman, et déjà légèrement bouleversée, se retrouve complètement chamboulée ici. Chacun voit ses certitudes ébranlées et son quotidien complètement mis sans dessus dessous.

Bref, un second tome qui confirme la première impression : un cycle à suivre !

Petite précision non négligeable, la préface est signée John How, le directeur artistique du Seigneur des Anneaux et du Hobbit de Peter Jackson

 

Des Certitudes
La Dernière Terre T2
Magali Villeneuve
Couverture : Alexandre Dainche
L’Homme Sans Nom

21,90 €