SCHOOLS OUT FOREVERLes bons romans post-apocalyptiques ne sont pas légion en France et lorsqu’au cours d’un périple en Irlande, je suis tombé au détour d’un rayonnage sur cette couverture qui, soyons francs, m’a appelé, je me suis saisi de ce livre avec curiosité. J’ai également flashé sur le titre ainsi que sur la présentation qui en est faite, assez surprenante pour avoir piqué ma curiosité au vif…

“After the world died we all sort of drifted back to school. After all, where else was there for us to go?”
Lee Keegan’s fifteen. If most of the population of the world hadn’t just died choking on their own blood, he might be worrying about acne, body odour and girls. As it is, he and the young Matron of his boarding school, Jane Crowther, have to try and protect their charges from cannibalistic gangs, religious fanatics, a bullying prefect experimenting with crucifixion and even the surviving might of the US army.

Welcome to St. Mark’s School for boys and girls…

La couverture de Luke Pierce est particulièrement réussie, plongeant directement le lecteur dans cet univers peut-être pas si lointain où 70% de l’humanité s’est éteinte. Cette petite fille est à la fois attachante et effrayante, représentant les dérives de ce que pourrait être notre futur…

Mais entrons dans le vif du sujet avec les romans eux-mêmes. School’s out forever nous propose pas moins de 3 romans, un pitch, une interview. Un beau contenu donc qui vaut réellement la peine de se pencher dessus…

Le premier roman, intitulé School’s out, nous présente les protagonistes de cette trilogie dramatique que nous allons suivre. Mais d’abord un petit point sur la situation : l’humanité a disparu à 70% du fait d’une maladie épargnant un certain groupe sanguin. Les élèves et adultes d’une petite ville de campagne se réfugient dans leur école et commencent à s’organiser, dérivant peu à peu vers un militarisme débridé, pensant ainsi se protéger. Lee Keegan est un adolescent de quinze ans qui va se trouver plongé au cœur de cette tourmente et va tenter de survivre chaque jour. Mais à ce jeu, ne risque-t-il pas de perdre plus que sa vie ?

Les deux autres romans, Operation Motherland et Children’s Crusade, nous proposent la suite des aventures de Lee et de quelques compagnons au cœur de l’enfer sur terre. Tombant de mal en pis, ils ne vont cesser de devoir se battre contre leurs congénères, tentant de sauver leur vie et de mener leurs quêtes personnelles.

Ces trois romans sont à mon sens des perles de la littérature post-apocalyptique montrant la nature humaine sous ses visages les plus immondes et les plus beaux, qu’il s’agisse de personnes emplies de peur réagissant par la violence, de personnes fondamentalement mauvaises profitant de la situation pour asseoir leur pouvoir, ou bien d’êtres bons tentant de survire au mal pour poursuivre paisiblement leur chemin.

Le plus intéressant dans ce type de récit est réellement la dimension humaine des personnages et l’intérêt que l’auteur parvient à leur donner. Or Scott K. Andrews nous propose une aventure trépidante malgré quelques temps morts.

Les bonus sont intéressants mais sans plus, même si l’interview de l’auteur est plutôt prenante.

Scott K. Andrews nous propose donc une aventure passionnante au cœur de la fin de l’humanité. Son personnage central est suffisamment attachant pour que le lecteur se sente réellement absorbé par le récit. La réunion des trois romans au format omnibus est une bonne occasion de découvrir pour un prix modique une vision à la fois inquiétante et pourtant tellement vivante de notre futur…

School’s out forever
An omnibus of post-apocalyptic novels
Scott K. Andrews
Couverture de Luke Pierce
Abaddon Books

10,99 £