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Wizard Bloody Wizard – Electric Wizard

 

Trois ans après le LP Time to Die, Electric Wizard revient avec un nouvel album, Wizard Bloody Wizard qui sortira dans quelques jours via Spinefarm Records. Neuvième album de leur carrière, plus ou moins controversée suite au départ de deux membres fondateurs sur trois, Electric Wizard continue son chemin depuis 1993 grâce à Justin Oborn, qui n’en démord pas.

Or les albums véritablement incontournables d’Electric Wizard tel que Dopethrone ou encore Come my fanatics datent de l’époque où Jus, Tim et Marc Greening étaient tous les trois réunis. Depuis, le groupe s’est accroché avec des nouveaux lines up mais les fans n’étaient pas dupes, ce qui faisaient l’identité d’EW avait plus ou moins disparu.

Ce pilier du Doom stoner aux teintes de sludge a tout de même reçu comme un second souffle lorsque Marc fût de retour sur Time to Die en 2014. Des retrouvailles malheureusement temporaires puisque Simon Poole officie derrière la batterie pour le nouvel album. Avant l’enregistrement de Wizard Bloody Wizard, Justin avait mentionné son désir de composer des morceaux qui rappelleraient le blues épuré de Led Zeppelin et Blue Cheer, cependant, dès la première écoute des morceaux, ce ne sont pas ces groupes-là qui me viennent à l’esprit.

L’album ouvre sur le titre See you in hell où d’entrée de jeu, le riff un peu laborieux d’introduction se répétera inlassablement tout au long de ces 6 minutes 58. Il faudra attendre la fin du morceau pour découvrir une sorte de partie solo pas spécialement mise en valeur à cause du chant qui accapare l’espace.

En mettant de côté les répétitions du morceau on ressent indéniablement la veine Black Sabbath. En même temps ce n’est pas comme si les anglais se cachaient de cette influence qui a nettement inspirée leur carrière et surtout ce dernier LP. Rien que le nom de ce dernier, Wizard Bloody Wizard est un hommage à Sabbath Bloody Sabbath.

Les morceaux Necromania et The Reaper ont quant à eux un univers très psychédélique. Les nappes d’orgues sur The Reaper nous plongent au cœur des années 70, nous transportant dans l’occulte. Ces sonorités me font automatiquement penser à Coven et Cathedral.

Le bassiste Clayton Burgess s’est vraiment fait plaisir sur Hear the Sirens Scream, il apporte beaucoup de groove sur un morceau, encore une fois, très Sabbathien dans l’âme, tout comme le titre Wicked Caresses.

Mourning of the Magicians, dernier titre de l’album, est d’après moi le morceau le plus réussi. Jus y chante à plusieurs reprises les paroles « I see you in Hell », comme s’il revenait au tout premier titre de Wizard Bloody Wizard qui porte le même nom. Est-ce un moyen de clôturer l’album en démontrant que celui-ci est une boucle sans fin ? Ce morceau est le plus long de l’album, onze minutes dix-huit d’une atmosphère lourde, une sorte de jam où se mêlent riffs et soli psychédéliques et malsains.

En résumé, les titres ont beau être répétitifs (particulièrement sur les lignes chants monocordes et linéaires), ils restent tout de même agréables à l’écoute. Wizard Bloody Wizard est un LP pesant et gorgés de riffs d’une noirceur incontestables. Heavy Stoner à la Black Sabb, Doomy à la Cathedral et psychédélique à la Coven.

Wizard Bloody Wizard
Electric Wizard
Spinefarm Records
2017

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