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TINY – JdR Éditions

Couverture de la version standard

Frédéric Dorne est un gars bien !

Pour l’avoir croisé à Octôgones il y a quelques années, je peux vous confirmer que ce garçon respire la gentillesse. Frédéric Dorne est le patron de JdR Éditions. Et c’est aussi le géniteur de TINY.

Oui, c’est bien le copinage, mais sinon, c’est quoi TINY ?

L’idée de TINY est des plus originale : les joueurs incarnent les jouets (ou plus rarement les animaux familiers) des enfants et doivent  protéger ces derniers des Akymérides qui tentent de leur faire du mal en s’insinuant dans leurs rêves avant d’envahir le monde réel et de dévorer tous les zenfants !

Original.

Et non, je ne fais pas de copinage.

Fred en sait quelque chose, car je n’ai pas été tendre avec Aventurii ;). Mais ici, puisqu’on en parle, les défauts d’Aventurii ont été gommés, et bien.

TINY, c’est tout petit ?

Ah ben ça, le livre n’est pas très volumineux, c’est un fait. Un peu plus grand qu’un format poche, 130 pages. Mais très belle finition, avec une magnifique couverture bien résistante et un collage du dos qui tient la route. Papier glacé, mise en page aérée et lisible. Bon, ptêt que j’aurai utilisé une police différente pour les titres dans le livre, mais cela reste de l’ordre du détail.

Ce qui n’empêche pas l’ouvrage de contenir tout ce qui fait un bon JdR : introduction, règles détaillées, univers et autres conseils aux MJs. C’est très bien fait.

Justement, les règles et le système, bien ou bien ?

Le jeu ayant été publié via financement participatif, voici la couverture de l’édition limitée.

TINY se veut un jeu simple, accessible, pour être pratiqué en famille ou avec de jeunes enfants. Alors certes, on est loin de systèmes tarabiscotés tels qu’on peut en trouver chez d’autres JdR, mais je ne dirai pas que le système qui régit TINY est abordable par tout les monde (les plus jeunes, par exemple). Si je fais un rapide comparo avec, genre, la Boîte d’Initiation des Chroniques Oubliées parue chez BBE, je trouve que les règles de cette dernière sont plus faciles d’accès. Alors, est-ce du à l’utilisation des codes couleurs dans cette dernière, ou, je ne sais pas… Mais il n’a fallu que quelques heures pour expliquer les règles de CO à nos enfants. Ici, c’est quand même pas la même.

Alors, est-ce un avantage ou un défaut ? Je dirai, tout dépend du point de vue. Si on cherche vraiment à jouer avec ses enfants qui vont pouvoir aller chercher leurs doudous dans leur lit et les incarner dans le jeu, cela risque d’être compliqué, et le monde féerique des jouets risque de se transformer en cauchemar parental, sauf si lesdits enfants sont plus des adolescents que de jeunes bambins.

Par contre, si on cherche à se faire un trip jouet avec sa table habituelle, alors là, banco, ça fonctionne. Cependant, il y a quelques pages dans l’ouvrage qui donnent des conseils pour faire jouer TINY aux plus jeunes, et cela peut résoudre certains problèmes.

Après les règles, le livre aborde les rêves, les cauchemars et les affreux Akymérides qui hantent ces derniers. Enfin, on termine sur du scénario avant de retrouver les classiques feuilles de personnages vierges.

Alors, on attaque avec les doudous ?

L’ensemble se tient bien. très bien, même. Et il faut rajouter à cela une lecture claire et limpide de l’ensemble (ouf, les nombreuses coquilles ortho d’Aventurii ont disparu). Si vous voulez faire revivre Poumbadaboum, l’éléphant en peluche de votre enfance, et lui faire affronter les méchants Akymérides qui vous empêchaient de dormir sans être obligé de vous réfugier sous la couette, alors foncez, TINY c’est de la balle !

Une jolie et originale réussite à mettre au crédit de JdR Éditions.

NdR : je tiens à préciser que le trip doudou/jouet est à milles lieux de ce que j’aime retrouver autour d’une table de jdR. Mais force est de constater que malgré mon gros à-priori, il n’y a rien à redire sur la qualité de TINY. C’est du bon. Pas pour moi, mais si vôtre âme d’enfant vous manque, foncez, vous ne le regretterez pas :).

 

 

Eldricht Tales

A propos de Philippe Pinon

Trublion de 47 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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