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The Stories We Tell Ourselves – Nothing More

Les américains de Nothing More reviennent nous proposer leur rock progressif avec un nouvel album qui, à l’écoute, a tout d’un accomplissement complet tant il est abouti. Clairement le groupe ne s’est pas raconté d’histoires et a décidé d’envoyer du bon son dans les oreilles de leurs fans. Suivez-moi dans leur univers, vous ne le regretterez pas !

La pochette est assez sobre et cet aspect tricolore est vraiment intéressant graphiquement, mais le meilleur vient ensuite. (Ambition ; Destruction) avec ses bruits étranges qui deviennent de plus en plus puissant, avant que les guitares de Do You Really Want It ? ne viennent nous en mettre plein les oreilles. Le groupe attaque très fort avec cet excellent morceau, parfaitement amené et surtout très entraînant. Une belle réussite et un enchaînement parfait qui démontre que le groupe a bien travaillé son album et ne s’est pas contenté d’enchaîner les chansons sans se préoccuper de la cohérence. Nouvelle pause ambiance avec (Convict; Divide) et sa voix off, électronique, qui nous plonge de nouveau dans une atmosphère spécifique. Let’Em Burn qui vient ensuite est un cri rageur envoyé à la face du monde tout en gardant un côté réellement groovy, surtout au niveau du refrain, vraiment entraînant. Ripping Me Apart débute avec un son assez électronique avant que les guitares ne posent de légers riffs dessus et que la voix de Jonny Hawkins commence à chanter. Puis tout s’emballe et une fois de plus le groupe fait parler un son planant, prenant et puissant. Pour le moment je n’ai clairement rien à redire sur cette petite pépite qui démontre que les texans savent ce qu’ils font. On enchaîne avec Don’t Stop, toujours aussi rageur et groovy, qui donne envie de danser. Les sons électroniques sont ici plus présents mais ne viennent à aucun moment se mettre en opposition avec le reste du morceau. Funny Little Creatures offre un tempo plus rapide, plus aérien tout en gardant une constante : la qualité de la réalisation et de la composition qui sont juste impressionnantes. (React ; Respond) offre une nouvelle pause ambiance, plus longue cette fois, avec une espèce de discours lointain avec un fond musical. Intéressant en tous cas car l’enchaînement avec The Great Divorce se fait parfaitement. Ce qui se dégage de cette piste est assez impressionnant : très saccadé, d’un rythme finalement assez lent, il laisse l’auditeur assez pantois devant la réalisation globale de l’ensemble. Le refrain est d’ailleurs vraiment prenant car il propose une vraie composante progressive qui a su m’emporter. Still In Love vient ensuite offrir son atmosphère particulière de ballade aérienne qui m’a plongé dans encore une autre ambiance. Cette piste démontre d’ailleurs que la voix de Jonny fonctionne autant sur les chansons rageuses que sur celles plus posées.

(Alone ; Together) propose une séquence électro répétitive avant que d’autres aspects gérés par les claviers ne viennent faire réellement planer l’auditeur. L’enchaînement avec Go To War se fait bien alors que pourtant le morceau, vraiment militaire dans son aspect cadencé et dans les sons proposés, est finalement plus violent que ce que l’on a entendu avantµ. L’alternance entre pauses chantées et gros son est également du plus bel effet. Just Say When est pour le coup une ballade à la guitare acoustique et sur le moment on se demande ce qu’elle vient faire là… Agréable tout de même elle est un peu mon WTF de l’album. (Accept ; Disconnect) offre de nouveau une pause acoustique avec des riffs de guitare un peu étranges mais qui gardent une certaine harmonie, un aspect post-apocalyptique assez intéressant. Who Are We redresse la barre en proposant un son très rapide et entraînant. Face à cela Tunnels est beaucoup plus posé, donnant la sensation justement que le groupe joue à la radio au cœur d’un tunnel. Une fois de plus le refrain est particulièrement atmosphérique. (End ; Begin) et Fadein/Fadeout concluent l’album de belle façon. Rares sont les groupes qui proposent leur chanson la plus longue pour dire au-revoir à leurs fans. Eh bien Nothing More le fait, mais en plus le fait bien ! Cette piste démontre une dernière fois toute l’étendue du talent du groupe.

Nothing More garde un aspect teenage rock avec cet album tout en parvenant à convaincre l’auditeur du talent qui se dégage de chacun de leurs instruments, et de la maturité de leur son. Je ne connaissais pas du tout avant de me lancer dans cette écoute et je dois dire que je me suis pris une GROSSE claque avec un son propre, entraînant, planant… The Stories We Tell Ourselves est donc une franche réussite, tentez au moins votre chance à l’écoute, vous ne devriez pas le regretter !

The Stories We Tell Ourselves
Nothing More
Eleven Seven
2017

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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