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The Divine Triumph – ACOD

Les marseillais de ACOD sont de retour avec un nouvel album. Après l’excellent EP Inner Light j’espérais que l’album sortirait rapidement et surtout qu’il serait à l’avenant du reste de leur production. Eh bien ce The Divine Triumph est même encore meilleur ! Du death épique et mélodique comme on l’aime, avec une pochette absolument magnifique, que demander de mieux ?

L’ascension des Abysses débute l’album. Plus de deux minutes d’un instrumental assez épique et parfaitement amené et composé. Une entrée en matoière comme je les aime qui plonge directement dans une ambiance mythique… Omnes Tenebrae entame ensuite très fort avec un cri primal du plus bel effet sur un fond de guitares et de batterie endiablés. Pas de doutes possibles, on est sur du très bon ACOD. Les moments plus posés sont juste sublimes et le mixage avec les phases plus violentes se fait avec talent. L’enchaînement avec Road To Nowhere, piste plus dark et prenante se fait sans difficultés. Après deux morceaux je dirais que cet album propulse clairement ACOD parmi les plus grands nom du Death, me faisant penser par certains aspects à Amon Amarth par exemple. Broken Eyes debuté sur un sample étrange, avant que tout ne s’enchaîne. Cette chanson est à, mon sens l’un des meilleures de l’album, alliant totalement les aspects épiques que j’adore dans le Death avec cette brutalité, cette noirceur si spécifique au genre. Un excellent moment d’écoute en tous cas. Between Worlds continue dans cette veine épique avec une basse omniprésente tout au long du morceau rui renforce une batterie absolument époustouflante. Tristis Unda et Sanity Falls reste dans la même veine puissante et prenante qui nous emporte loin du quotidien, sur des terres presque magiques. Mention spéciale au refrain de la seconde avec ces voix qui donnent l’impression de se répondre.

The Divine Triumph vient ensuite et là c’est juste l’explosion pure et simple du talent du groupe à la face du monde : les guitares sont énergiques, la batterie impeccable et le chant vient compléter le tout juste à point. Un autre morceau qui restera dans les mémoires des auditeurs, c’est certain. Fleshcell et ses guitares saturées et son refrain de toute beauté , et Beyond Depths et son rythme saccadé complétée d’une pincée d’épique qui concluent presque cet excellent album. Sleeping Shores s’occupe d’achever le lecteur sur huit minutes de musique intense. On sent qu’ici le groupe a vraiment cherché à donner la quintessence de son talent musical tant tout y est parfait de bout en bout.

Avec The Divine Triumph ACOD se retrouve clairement en haut de l’affiche. L’album est puissant, cohérent, réalisé à la perfection. Il n’y a, en tous cas à mes oreilles, rien à redire. Les amateurs de Death se doivent d’y jeter une oreille, ils pourraient clairement être surpris de découvrir un groupe à la maturité musicale impressionnante. Une des plus belles surprises de la rentrée, très clairement !

The Divine Triumph
ACOD
2018

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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