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The Bad Batch – Ana Lily Amirpour

Dans un futur proche, une jeune femme se retrouve bannie au milieu d’un désert peuplé d’indésirables. Capturée par une bande de cannibales, elle perd un bras et une jambe mais parviens à s’échapper. C’est le début d’un long cheminement…

The Bad Batch est un film d’Ana Lily Amirpour, réalisatrice de A girl walks home alone at night (une histoire de vampire iranienne en noir et blanc), que j’avais beaucoup aimé. C’est probablement ce qui m’a convaincue de le regarder car la bande annonce n’est, je trouve, pas représentative de l’ambiance et accentue trop les stéréotypes (d’ailleurs assumés et volontaires) sans faire ressortir une originalité pourtant bien présente.

Le qualificatif « étrange » est probablement celui qui s’applique le mieux à ce film, qui se situe quelque part entre le nanar absolu et le film d’auteur.

Le point de départ de l’histoire est déjà étonnant en lui-même : l’histoire de cette fille dont on ignore tout et qui se retrouve découpée par une bande de cannibales a en effet de quoi intriguer.

On y retrouve énormément de stéréotypes (Jason Momoa bodybuildé comme jamais en est un bon exemple), mais on sent qu’ils sont volontaires et destinés à être pris au second degré. Un certain humour se dégage donc de The Bad Batch, humour tout aussi décalé que le reste de l’oeuvre.

Paradoxalement, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas de clichés dans la façon de filmer ou d’amener les choses. Ce n’est pas non plus un film voyeuriste, on n’y trouve aucune scène gore et l’ambiance en elle-même n’est pas malsaine.

Le rythme est lent, presque contemplatif par moment. L’esthétique est intéressante, et j’ai même trouvé que certains passages étaient assez poétiques. J’ai donc bien aimé l’atmosphère qui se dégage du film, et ce sont dans ces moments-là qu’on retrouve le plus le style d’Ana Lily Armipour.

Les personnages sont attachants : cette jeune fille mutilée qui se cherche a rapidement attiré ma sympathie. Jason Momoa montre une fois de plus qu’il excelle dans son rôle classique de brute au cœur tendre prêt à tout pour retrouver sa petite fille.

On retrouve également quelques têtes d’affiche : Keanu Reeves totalement à contre emploi et Jim Carrey, dans un rôle si éloigné de ce qu’il propose d’habitude que je ne l’ai pas reconnu du tout !

La bande son est tout aussi atypique que le film et apporte encore un peu plus d’originalité.

En conclusion, je suis totalement rentrée dans l’histoire étrange de ce film, qui est à mon sens un véritable ovni cinématographique. Je pense que les amateurs d’œuvres décalées devraient y trouver leur compte.

The Bad Bacth

de Ana Lily Amirpour

avec Suki Waterhouse, Jason Momoa, Keanu Reeves, Jim Carrey

Vice Films

Eldricht Tales

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