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Tequila Suicide – Sinner

Matt Sinner est un musicien allemand qui roule sa basse et sa voix dans le milieu depuis le début des années 1980. Avec ce nouvel album de son groupe éponyme, il nous entraîne dans un hard rock mélodique qui n’est pas sans rappeler les grandes heures de Thin Lizzy : l’excellent Tequila Suicide, dont le refrain aurait pu être écrit par Phil Lynott ou encore le savoureux Why qui ranimera la flamme des amoureux de titres gorgés de groove. Les influences sont encore plus notables sur Road To Hell que l’on croirait issu de l’album Black Rose des Irlandais. Même la voix de Matt et les chœurs sont mis en place pour lui rendre hommage, ce qui n’est pas pour me déplaire. Le travail sur les arrangements étant également de grande qualité, cela donne une dynamique à l’ensemble et permet aux guitares de tisser des riffs et des solos imparables.

 

 

On le comprend aisément, les musiciens sont entrés en studio pour se faire plaisir, sans chercher à déverser des tonnes de notes à la seconde, nous offrant au contraire des chansons finement ciselées qui explorent différents univers du hard rock. Ainsi, le superbe Battle Hill s’inspire des travaux de Gary Moore en s’appuyant sur un délicieux thème celtique que les guitares développent à l’envi. A l’inverse, Go Down Fighting nous rentre dedans avec un rock direct, à l’énergie presque punk, tandis que Sinner Blues annonce la couleur pour une ballade southern rock qui fleure bon les étendues sauvages de l’ouest américain. Tequila Suicide est un recueil de morceaux agréables aux atmosphères variées.

 

 

Si avec Primal Fear, son groupe le plus heavy, Matt Sinner cherche à tout renverser sur son passage, il nous entraîne ici sur les voies chaudes d’une musique dont l’efficacité réside dans une volonté de charmer, même lorsque le tempo s’accélère : Loud & Clear. Le but est de taper du pied en cadence et de hurler à tue-tête un refrain entêtant. Il en va de même sur Dragons, une chanson, certes classique, mais d’une indéniable efficacité.

 

 

Sinner sait composer des morceaux et nous le montre. Certes, ce n’est pas le disque de l’année, mais il fait preuve d’une telle intelligence qu’il est difficile de l’arracher de sa platine. Petite cerise sur le gâteau, Dying On A Broken Heart, une vraie ballade hard rock, clôt cet album sur un thème, certes éculé, mais qu’apprécie autant Matt que ses fans.

Sinner

Tequila Suicide

AFM Records

2017

 

Eldricht Tales

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