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Salon du livre et de la presse jeunesse – Montreuil

     

Du 30 novembre au 5 décembre 2016 se tenait le Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil.

Je suis donc arrivée le samedi, par une froide après-midi de décembre qui s’est très vite réchauffée au vu de la température qui règne au Salon.

Car c’est la première chose qui m’a frappée quand je suis entrée dans le hall : le Salon du livre et de la presse jeunesse est visiblement victime de son succès. Il y a énormément de monde, ce qui rend l’atmosphère oppressante. Les allées étant trop étroites, certains endroits sont si encombrés qu’on avance difficilement dans la foule, et il faut jouer des coudes pour se frayer un chemin (ou être très patient, c’est selon).

Parmi le public, on retrouve bien sûr beaucoup d’enfants de tous âges (ça court et ça piaille un peu dans tous les sens), mais aussi beaucoup d’adultes. Certains accompagnent les plus jeunes, mais j’ai été surprise de constater que j’étais loin d’être la seule à ne pas venir dans un cadre familial : une bonne partie de la population sont de grands adolescents ou (jeunes) adultes qui viennent faire leur marché.

J’ai commencé ma tournée du rez-de-chaussée par l’École des loisirs, maison d’édition incontournable de la littérature jeunesse. On y trouve des romans pour tout petits et plus grands, mais quel que soit l’âge ceux qui ont gardé leur âme d’enfant sauront y trouver leur compte.

D’autres grandes maisons jeunesse sont bien sûr présentes, même si je ne les ai pas toutes visitées en raison du monde, telles que Flammarion et le Rouergue, ou encore au premier étage Bayard et J’aime Lire, pour ne citer qu’elles. 

J’ai ensuite fait un tour par Delcourt et Soleil, maisons d’édition consacrées aux bandes dessinées. On y retrouve des livres comme les Axolot, la série de The Walking Dead ou encore des ouvrages illustrés par le très talentueux Benjamin Lacombe, qui était d’ailleurs en dédicace (mais sur un autre stand).

L’importance des grandes maisons d’édition consacrées à la bande dessinée (notamment Glénat, le Lombard ou Casterman et Dunod au premier étage) explique en partie, je pense, l’engouement d’un public moins jeune pour ce salon. 

Outre Benjamin Lacombe, de très très nombreux auteurs dédicacent leurs livres : j’ai été étonnée par leur nombre. Sur presque tous les stands moyens ou grands se trouvent au minimum deux ou trois auteurs qui proposent des autographes. C’est pour moi un aspects très positif du salon, mais qui contribue aussi à l’encombrement des lieux : les queues (parfois interminables) pour les dédicaces prennent beaucoup de place dans les allées.

J’ai poursuivi mon chemin par Gallimard Jeunesse. Grande maison d’édition, Gallimard fait partie de celles qui ont consacré une partie de leur catalogue à la jeunesse, comme d’autres de leurs concurrents à l’image d’Actes Sud, Hachette, Le Livre de Poche, Seuil ou au premier étage Albin Michel, Grasset, Hatier et Pocket, qui avaient toutes un stand jeunesse.

J’ai trouvé un peu dommage qu’il y ait autant de ces grandes maisons qui, si elles occupent une place très importante au sein de la littérature, auraient pu laisser un peu d’espace aux plus petites maisons d’édition ou à celles qui se consacrent entièrement à la jeunesse. C’est d’autant plus le cas que sur ces stands-là, j’ai eu l’impression que les titres présentés recoupaient beaucoup ceux que l’on peut retrouver au Salon du Livre. Mais ces maisons permettent certainement elles aussi de drainer un public un peu plus âgé.

Pour revenir à Gallimard Jeunesse, la maison propose un certain nombre de ses titres et auteurs phares parmi lesquels la très bonne série Les fiancés de l’Hiver de Christelle Dabos, divers Jean-Claude Mourlevat et bien sûr l’incontournable Harry Potter et l’enfant maudit de J. K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany. Pour ma part, je me suis arrêtée sur l’intégrale de Tobie Lolness, de Timothée de Fombelle (illustré par François Place), qui a rejoint ma pile à lire.

Au détour des allées, diverses petites maisons proposent également un aperçu de la littérature francophone étrangère comme Québec éditions, ou encore au premier étage les Nouvelles Éditions Ivoiriennes et des ouvrages originaires de Bruxelles.

J’ai fini mon tour du rez-de-chaussée par le stand commun de Castelmore et Bragelonne, où j’ai acheté un classique : OMS en série, de Stefan Wul. En passant à la caisse, je me suis vu offrir un roman de Bragelonne (Milady) à choisir parmi trois : ma préférence s’est portée sur le tome I du Dernier souffle, Le don, de Fiona McIntosh.

Bragelonne est l’une des nombreuses maisons spécialisée dans la littérature adolescente et young adult qui expliquent la diversité d’âges. Au premier étage, d’autres de ces maisons jeunesse sont présentes : on retrouve notamment Au Diable Vauvert, Naos/Mnémos et Scrinéo, qui n’a étonnamment qu’un tout petit stand en dépit du grand succès de la série Aeternia (dont les deux premiers tomes étaient disponibles) de Gabriel Katz. 

Avant de faire la queue pour prendre les escalators (si si) et monter au premier étage, je suis passée devant la Bibliothèque Nationale de France, qui, à titre anecdotique, expose dans une petite vitrine des vieux livres dont certains datent du dix-neuvième siècle.

Une fois au premier, j’ai (enfin !) déniché un plan du salon.

Ce niveau propose surtout de plus petites maisons, en conséquence il y a moins de monde et donc il fait moins chaud.

On trouve aussi plus de produits dérivés des livres tels que carnets, pots à stylos, crayons et autres.

Cet espace offre également plus de possibilités à la créativité des enfants : La Maison en Carton propose notamment des créations d’adorables petites maison de poupées en carton. Les livres y sont aussi plus artistiques, comme chez les éditions Lirabelle.

J’ai donc plus flâné dans cette partie du salon, un peu comme dans un musée, juste pour regarder sans rien acheter.

J’ai terminé ma visite par le niveau inférieur, un espace plus restreint à l’ambiance tamisée et feutrée qui propose un « laboratoire sensoriel de lecture ». Différents ouvrages sont présentés sous cloche, que l’on peut découvrir avec des lunettes multicolores ou des gants, entre autres. J’ai trouvé le concept intéressant, mais je pense toutefois qu’il aurait pu être exploité davantage.

Je suis ressortie du salon épuisée et chargée. La bonne idée de l’année : les organisateurs avaient placé deux portiques pour compter le nombre de visiteurs sortant du bâtiment… Je vous laisse imaginer l’allure de limace à laquelle je suis sortie.

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