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Rotting Christ + Carach Angren+ Svart Crown – Trabendo – 04/02/18

Comment finir son week-end en beauté ? Et bien, il suffit de le passer au Trabendo pour une soirée Black Metal en puissance ! Garmonbozia avait organisé ce concert initialement au Petit Bain mais, dû à la crue de la Seine plutôt violente ces derniers temps, il a été déplacé au Trabendo pour le plus grand bonheur du public. Car non seulement le concert n’était pas annulé, mais en plus, des places ont été remises en vente !

Ce concert a été pris d’assaut assez rapidement, affiché complet depuis déjà quelques semaines, et lorsque celui-ci a été déplacé au Trabendo, les gens se sont jetés sur les nouvelles places disponibles ! Et comme je les comprends… J’allais à ce concert pour découvrir Rotting Christ et Svart Crown sur scène car leur musique me parle, j’aime ce qu’ils font mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de les voir en live. On m’avait dit le plus grand bien de leurs prestations scéniques, je n’ai effectivement pas été déçue !

En ce qui concerne Carach Angren, c’était pour moi la découverte de la soirée. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, et bien j’ai été bluffée !

Svart Crown donc ; ou comment ouvrir un concert en te décrochant les cervicales du reste de ton corps dès le début de la soirée.

Un black death plus qu’efficace, des musiciens très carrés et très pros. Un guitariste chanteur dont la voix gutturale apporte un réel côté Death à leurs morceaux, ce qui n’est pas pour me déplaire !

Des riffs de gratt variants entre le black, le death et parfois même un peu thrashy… Mais, je dois avouer que ce qui m’a le plus marqué dans le groupe c’est leur batteur, un monstroplante quoi, en même temps ce n’est pas étonnant quand on sait que celui-ci est batteur de session dans des groupes comme Monument Of Misanthropy…

Petite ouverture fort sympathique sur le morceau de leur dernier album, une intro instrumentale à la fois sombre et malsaine, « Lwas » avec un parfait enchaînement du morceau « Nganda » (comme sur l’album) où les gratteux nous montrent l’étendue de leurs talents ; quelques petits soli de guitares bien amenés mêlés à des riffs d’une lourdeur incontestable. On enchaîne avec des morceaux de brutasses, ça blast dans tous les sens, le débit du chanteur est très percutant.

Le public a l’air conquis et pas mal de gens soutiennent Svart Crown dans la salle, ça se voit !

Une setlist qui met en valeur leur dernier album Abreaction, sans oublier de passer par les albums Profane et Witnessing the Fall qui avaient été plutôt bien accueillis par le milieu metalleux !

Et pour cause, les morceaux sont excellents.

On termine ce set avec Orgasmic Spiritual Ecstasy, morceau du dernier album, qui envoi un grand nombre de décibels dans la tronche et qui dispose d’un outro très tribal à la batterie (tout ce que j’aime), histoire de terminer sur une note bien obscure, à l’effigie de cette date bien black.

En résumé, une première partie qui commence très fort, avec des zikos qui montrent qu’en France, il y a aussi un très bon niveau dans le genre black and death !

C’est au tour de Carach Angren de monter sur scène.

Et là je passe en mode, découverte !

Je commence par remarquer un truc sur scène qui a tout de suite attirer mon attention : le pied du clavier est des plus original !! Il s’agit d’un bras articulé qui bouge le clavier dans tous les sens, celui-ci monte, descend, va sur la gauche, la droite, bref, je trouve le principe vraiment excellent !!

Mais question pratique, le claviériste va sans doute galérer pour suivre son clavier et jouer en même temps !! (il s’est avéré que ce n’était pas le cas du tout, mais j’y reviendrai).

Une intro samplée commence à se faire entendre, les musiciens montent petit à petit sur scène, cette instrumentale au piano me fait beaucoup penser à l’univers de Burton, à une composition de Danny Elfman ; étant une grande fan du monsieur, c’est pas moi qui vais leur reprocher, bien au contraire.

L’intro s’enchaîne avec le morceau Charlie, les musiciens arborent tous un corpse paint digne de ce nom, le chanteur et le claviériste ont l’air particulièrement possédés sur scène, passionnés par leur art, et ça fait grandement plaisir à voir !

L’équilibre des sons est plutôt bon, de là où je me trouve en tous les cas, j’arrive à bien distinguer les parties claviers, la guitare et le chant malgré le batteur qui tape comme un forcené (en passant, encore un excellent batteur).

C’est vraiment agréable d’entendre réellement tous les instruments, car lorsqu’il y a un clavier c’est souvent difficile de trouver le bon équilibre (j’ai d’ailleurs pu le constater la veille, à un autre concert, souvent le clavier prend trop de place sur la guitare ou inversement). Alors chapeau à l’ingé son.

En parlant du clavier tout au long du set, « Ardek » nous délivre une prestation incroyable autant sur le plan scénique que sur le plan musical. J’ai rarement entendu des parties de claviers aussi bien écrites et aussi inspirées dans un groupe de metal extrême! Loin d’être kitsch, les mélodies sont magnifiques, le type de son très bien choisi et en plus « Ardek » bouge dans tous les sens, headbang tout en suivant son clavier posé sur le bras articulé.

Le frontman « Seregor » mène le public d’une main de fer, très charismatique, vocalement quelques références à Abbath, un growl très théâtral par moment, un débit impressionnant, variant voix black avec des voix un peu plus graves. Celui-ci tout au long du set, nous sortira différents masques pour ajouter un petit plus à son jeu de scène.

Le guitariste un peu plus en retrait scéniquement, arbore des riffs d’une lourdeur sans égal, particulièrement sur le morceau Pitch Black Box (qui m’a fait headbanger comme une folle, je dois l’avouer).

Bref, une excellente découverte pour moi, des compos à la fois extrêmes et mélodieuses, un univers particulièrement cool et en plus, vu le nom du groupe, ils sont fans de Tolkien, alors je dis OUI.

Pour finir, la tête d’affiche tant attendue, ROTTING CHRIST.

Une intro de concert qui met tout le monde d’accord, Devadevam, le public est en trans et headbang en chœur, c’est beau, c’est le début d’un live qui promet d’être excellent !

On enchaîne avec un morceau de mon album préféré, Kata ton Demona Eautou, le public se déchaîne, moi aussi par la même occasion, les slams commencent à arriver, les gratteux envoient du lourd, le son est bon, et encore un monstroplante derrière les fûts.

On peut difficilement faire plus carré qu’eux, les morceaux sont très bien exécutés, le son est nickel, et Sakis Tolis est en grande forme, au chant comme à la gratt, il avoine. En même temps, il tient le groupe depuis 1987, c’est son bébé, c’est donc normal !!

Van Ace, le bassiste aux gros bras, motive le public en milieu de set à se séparer afin de préparer un petit wall of death, celui-ci ne s’est pas fait prier pour l’écouter. Une fosse assez déchaînée se fonce dessus, pogos à volonté, le public est séduit !

Bien que j’aurai aimé entendre dans leur set « Les Litanies de Satan » ou encore « P’unchaw kachun – Tuta kachun » qui est mon morceau préféré de l’album Κata Τon Daimona Εaytoy, j’étais assez contente de leur setlist !

Après, entendre « Les Litanies de Satan » semblait assez compromis étant donné que c’est Michael Locher, le chanteur de Samael qui est derrière le micro (Sakis ne maîtrisant pas le français, on pouvait difficilement s’attendre à ce que le groupe fasse le morceau sur scène)…

Petit rappel avec Non Serviam histoire de clôturer cette date comme il faut, et les grecs saluent chaleureusement leur public avant de quitter la scène !

En un mot, cette soirée était excellente pour nos cages à miel, les musiciens des trois groupes ont assuré musicalement et scéniquement. Pour ma part j’espère revoir ces groupes sur scène prochainement !

Merci à Garmonbozia d’avoir organisé ce concert, merci à l’ingé son et aux groupes.

Photo : Stephan Birlouez pour Among The Living (encore merci à lui !)

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