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Report Hellfest 2017 Jour 1

Il y a une semaine jour pour jour, heure pour heure, j’étais posée sur l’herbe face à la Mainstage I en écoutant Linkin Park, et je me dis qu’il est sans doute temps que je commence à raconter cette formidable aventure qu’est le Hellfest.

Une semaine, c’est bien ce dont j’ai eu besoin pour diluer un peu ce mélange d’émerveillement et de nostalgie qui m’ont saisie quand je suis revenue sur terre, pour noter les sensations et les images, les concerts, les couleurs et l’atmosphère ; pour savoir enfin par quel bout aborder tout ça.

Parce que le Hellfest, ça commence avant le Hellfest, un jour d’été ou de début d’automne, à vrai dire je ne sais plus trop bien, quand on décide enfin avec famille et amis de sauter le pas pour concrétiser ce rêve un peu fou, qu’on n’avait pas vraiment osé mener à terme pendant toutes ces années parce que le bac, les examens et autres excuses plus ou moins valables, bref ça commence ce fameux jour où on se dit enfin : « Cette année, je vais au Hellfest ».

Le Hellfest, ça commence avant le Hellfest, un matin d’octobre à onze heure, instant fatidique de la mise en vente des billets, à pianoter frénétiquement sur son clavier d’ordinateur pour rafraîchir une page d’écran saturée par des hordes de métalleux, qui ne veulent rater pour rien au monde ce monstrueux rendez-vous annuel, ça commence quand enfin, soulagée, le ticket est payé, téléchargé, imprimé et sauvegardé deux ou trois fois par sécurité.

Le Hellfest, ça commence avant le Hellfest quand on découvre avec l’émerveillement d’une gamine la liste des 157 groupes, dont on ne connaît pas les trois quarts, qui seront présents cette année, et qu’on se lance dans l’écoute fastidieuse mais fascinante des playlists pour faire sa liste, en croisant les doigts pour que Myrath ne tombe pas en même temps qu’Igorrr.

Le Hellfest, ça commence avant le Hellfest quand le running order est enfin dévoilé et qu’on planifie minutieusement ces trois journées infernales, à écouter en boucle les albums de Five Finger Death Punch et Equilibrium pour savoir quoi hurler dans la fosse (et aussi un peu, il faut l’avouer, à maudire ces fichus organisateurs d’avoir calé In Flames en même temps qu’Alestorm).

Le Hellfest, ça commence avant le Hellfest, un jeudi aprem’ de juin, ça commence enfin quand on se trimbale sacs à dos, matelas, t-shirts et tentes dans le RER parisien saturé de chaleur, ça commence enfin quand on s’entasse à quatre dans une Fiat Punto 500 sur fond de Perturbator et de métal ; et quand on croise les premières voitures dont les autocollants ne laissent aucun doute quant à la destination ou des véhicules étranges sortis tout droit de romans steampunk, et que les aires d’autoroute affichent soudain une concentration étonnamment élevée de tatoués dont les t-shirt scandent Deep Purple, Alcest ou Emperor, on comprend que ça y est, le Hellfest, ça commence maintenant.

Un jeudi en fin d’après-midi, nous arrivons donc au parking du Hellfest de Clisson.

Nous sommes quatre – un ami, mon frère, un ami de mon frère et moi (trois garçon pour une fille : échantillon représentatif de la population du Hellfest qui compte 25% de femmes). En fait de parking, il s’agit d’un champ dans lequel s’alignent déjà des centaines ou des milliers de voitures, que nous longeons pendant plusieurs minutes avant qu’on nous indique poliment une place sur laquelle se garer. On décharge le barda en regardant partout autour de nous, déjà fascinés par ce regroupement immense de métalleux avec lesquels nous partageons les tatouages et le goût pour cette musique si particulière.

Sacs et tentes en main, nous suivons le flot le long de la route, traversant des ponts, enjambant des barrières parmi la multitude, avec l’impression d’être des réfugiés dans un roman post-apocalyptique. Le trajet jusqu’à l’entrée du site est ponctué de marche et d’éclats de rire, on se regarde et on s’écoute les uns les autres, on essaye de deviner qui sont les habitués, les occasionnels et les petits nouveaux qui, comme nous, vivent leur tout premier Hellfest.

Il y a foule à l’entrée, une longue queue qui s’enroule comme un serpent mais s’écoule rapidement. De toute façon il y a bien assez à voir et surtout à imaginer : là, de l’autre côté du portique, se dresse le village du festival. À l’entrée, on m’accroche un joli bracelet noir et jaune orné de têtes de morts et de la croix symbolique, que je glisse contre une cellule photo voltaïque pour déverrouiller le tourniquet et, enfin, pénétrer dans l’antre du métal.

Au camping, des rangées de tentes se dressent déjà de part et d’autres d’allées délimitées artificiellement par des piquets. Des drapeaux bretons, étrangers ou pirates ponctuent cette mer multicolore et vibrante et nous marchons, marchons et marchons encore dans l’herbe et le sable, parcourant des chemins, longeant des toilettes et passant des grillages, jusqu’à trouver une petite place sympathique sous les arbres au bord d’un sentier où planter nos deux maisons de tissu au milieu de la foule.

Après quelques instants d’hésitation, je consens à y laisser la majorité de mes affaires pour n’emporter qu’un petit sac contenant portable et porte-feuille. Il est largement l’heure de manger, et nous reprenons le chemin du site.

Lorsque nous atteignons les premières boutiques, le vent et les semelles des milliers de festivaliers charrient des nuages de poussière façon Mad Max et le soleil se couche derrière les grandes tentes où se tiennent snacks, restaurants et terrasses. Je suis étonnée par le monde déjà présent alors que nous ne sommes que jeudi soir.

Nous croiserons, au cours de notre soirée, une foule de personnages hétéroclites : on compte bien sûr nombre de t-shirt aux couleurs des groupes favoris (Alestorm est loin d’être en reste avec ses No grave but de sea et We are here to drink your beer), mais aussi des déguisements divers (bouteilles et monstres en tous genres), costumes et maquillages à l’appui, des poupées étranges brandies comme des totems vaudous en haut de piques et forcément des individus dont le sang est déjà riche d’un certain nombre de grammes d’alcool, dont un homme qui nous aborde avec un caillou en prétendant qu’il s’agit de son chien.

Une fois le repas terminé, nous repartons vers le village pour visiter un peu. Je me gorge des ambiances et des couleurs, des façades aux blasons du festival, des lettres rouges et noires qui claquent sur les murs, de cet arbre déchiqueté où nichent des corbeaux de métal.

Nous passons par la boutique de Fortifem, qui vend de très jolis tableaux habités aux couleurs des groupes, aux animaux étranges de Lovecraft et à l’imaginaire infernal du Hellfest. La boutique de flash tatoo me fait plutôt rire, avec ses motifs qui frôlent souvent le ridicule et dont les prix me semblent assez exorbitants. Nous passons bien sûr par le market, caverne d’Ali Baba où des t-shirt en tous genres côtoient cornes de brumes, bracelets vikings et autres breloques médiévales.

Mon frère enfin me fait remarquer que Sea Shepherd (une ONG dédiée à la protection de la mer) possède une boutique qui donne juste en face de la place à l’arbre déchiqueté, et en effet l’association (à laquelle sont reversés tous les bénéfices) brandit fièrement son logo sur tous ses vêtements, l’étendard pirate à la tête de mort sous laquelle se croisent une crosse de berger et un trident de Neptune. Être fan de métal n’est visiblement pas incompatible avec un respect pour les bêtes : végétarienne, j’ai d’ailleurs eu l’agréable surprise de pouvoir me nourrir sans difficulté aucune au Hellfest, tous les restaurants et snacks proposant au moins un plat sans viande voire sans produit animal (certains sont même totalement vegans).

Je prends ensuite un demi de bière auprès d’un des vendeurs qui parcourent le festival, leur tonneau sur le dos, puis nous décidons de retourner à la tente pour aller nous coucher.

La première nuit est épuisante et foisonnante, froide, tonitruante, impudique et débridée. Ça braille à tue-tête sur fond de Rammstein et de Noir Désir, ça se promène à poil (et plus si affinités), ça chuchote et ça picole, ça court et trébuche sur les piquets des tentes, ça hèle, ça piaille et ça glousse sans pause aucune.

Ce n’est que quand, enfin, le soleil se lève au chant des oiseaux, que je parviens à prendre quelques heures de repos. Le lendemain, nous déplaçons les tentes dans un endroit plus calme, en espérant pouvoir dormir un peu plus la nuit suivante.

Notre nouveau chez nous installé, nous suivons le pèlerinage jusqu’au Leclerc local : toute une expédition. Un groupe de musique joue des accords saturés devant une enseigne redécorée aux couleurs du Hellfest. À l’intérieur, statues de métal, guitares et guirlandes rouges et noires se disputent la vedette avec les t-shirt des employés qui nous souhaitent la bienvenue. La place est envahie de métalleux joyeux mais respectueux. On entend régulièrement scander « APÉROOO » suivi d’une immense clameur qui enfle à travers l’espace.

Nous achetons de quoi subsister un minimum et nous agglutinons à la queue, entre des métalleux. Il nous faut bien quarante-cinq minutes pour atteindre la caisse, mais tout est si nouveau, si électrique que je ne vois pas le temps passer.

Et de fait, lorsque nous arrivons au campement, l’heure tourne et je presse les garçons de marcher plus vite. Mais les trois branquignoles qui m’accompagnent sont totalement insensible au charme tout oriental de Myrath, l’un des premiers groupes à jouer, et je finis par courir entre les boutiques jusqu’aux immenses portes de la cathédrale qui mènent vers les scènes. Les premières notes de Believer se font déjà entendre alors que je passe la sécurité.

L’espace est immense, mais pour dénicher Myrath je n’ai qu’à suivre la musique, et je me retrouve au pas de course devant la Mainstage II, où résonne déjà le deuxième morceau. Groupe de pop – métal power / progressif aux accents de la gamme tunisienne (joyeux mélange !), j’attendais beaucoup de Myrath, l’un des gros coups de cœur de ma playlist Hellfest. Je ne suis pourtant pas si loin de la scène ni des écrans géants qui retransmettent le concert, mais de là où je me trouve, le public ne suit pas. Les spectateurs ne semblent pas réfractaires aux chansons et encouragent les musiciens, mais personne ne danse ni ne chante, ce que je trouve très frustrant. Les membres du groupes ne sont absolument pas en cause : sur scène, la candeur lumineuse de Zaher Zorgati est désarmante et nous ferait presque oublier qu’il se trompe dans son running order, annonçant Get your freedom back alors qu’il vient d’être joué. Sa richesse et sa maîtrise vocale sont impressionnantes, et j’aime beaucoup le mélange entre son timbre très hard rock et les sonorités épiques de leur power métal. Je reste malgré tout un peu sur ma faim, et note dans un coin de ma tête d’aller les voir en concert la prochaine fois qu’ils passeront près de chez moi : au milieu d’un public qui les connaît, le courant passera peut-être mieux.

Après réflexion, je réalise aussi que Zaher Zorgati n’a fait chanter le public à aucun moment, ce qui aurait peut-être pu, sur des refrains comme ceux de Believer ou Nobody’s lives, échauffer l’atmosphère. Le groupe n’a pas non plus interprété le très beau Endure the silence, ce que je regrette mais comprends : en une demi-heure de temps, il est difficile de satisfaire tout le monde…

Après m’être acheté les indispensables bouchons d’oreille spécial concert, je rejoins les garçons qui font la queue au stand merch depuis une demi-heure. Ça n’avance pas vite et nous attendons sous un soleil de plomb, entre bonne humeur et découragement. Les minutes puis les heures passent, et comme nous sommes quatre nous nous relayons pour visiter et déjeuner.

J’en profite pour jeter un œil à la Warzone et me glisse sous l’ombre bienvenue du bois des muscadets, avant d’arriver dans la place. Je suis accueillie par un décor de métal et de sable où se dresse une colline. À son sommet trônent plusieurs boutiques d’alimentation tandis que la scène, nichée en contrebas, joue des accords punks.

Deux heures plus tard, nous ne sommes toujours pas arrivés au comptoir du stand merch et le concert de SubRosa, un groupe de doom-sludge états-uniens, est sur le point de commencer. Nous nous décidons de nous relayer pour les voir, et je m’installe sur l’herbe qui fait face à la Valley. À l’écoute des playlists, SubRosa m’avait charmée pour ses mélanges de voix masculines – féminines et son côté planant, qui lui conféraient un aspect plutôt original ; mais les basses sont trop fortes et je ne retrouve ni l’un ni l’autre.

Je m’éclipse avant la fin pour retrouver les garçons, qui débattent pour savoir s’il vaut vraiment la peine de continuer à faire la queue (nous sommes là depuis bientôt trois heures, et dans quelques minutes, Avatar fera son entrée en scène). Nous avançons au compte-goutte, et dès que quelqu’un récupère enfin son trophée, il hausse son sac au dessus de la foule, un sourire conquérant sur les lèvres, sous les acclamations et les applaudissements des autres.

Les premières notes d’Avatar résonnent déjà quand nous atteignons enfin le comptoir, après trois heures de queue : heureusement, nous les entendons d’ici et je fredonne en même temps que le chanteur les refrains de Paint me black et Hail the apocalypse.

Nous ressortons enfin (!) de la queue avec notre précieux butin et nous posons sur l’herbe face à la Mainstage II pour profiter du concert. Le groupe est d’origine suédoise et propose un mélange de voix criée et chantée sur un fond musical très mélodique. Le chanteur est grimé façon joker et déborde d’une énergie inépuisable. Je regretterai par la suite de ne pas m’être plus rapprochée : il me semble que j’aurais davantage vécu le concert si j’avais été debout devant la scène plutôt qu’assise sur la pelouse. Mais il est aussi vrai qu’il fait très chaud, et après des heures de queue au stand merch, nous ne sommes pas mécontents de nous reposer un peu. Avatar tire sa révérence après un très bon show au cours duquel ils ont joué leurs meilleurs titres, dont l’inévitable The eagle has landed.

Avec les allers et retours entre la voiture et le camping pour aller chercher des réserves d’eau et des affaires, je rate à regrets le concert de Devin Townsed Project.

J’arrive heureusement juste à temps pour celui de Powerwolf, sur la Mainstage II. Mes parents sont restés un peu en arrière sur l’herbe : ma mère hésite un peu face à ce show ponctué de croix façon messe noire, elle qui essaye de concilier un vague catholicisme avec son goût pour le black métal… Les décors, les maquillages et les costumes ont en effet leur importance et imposent leur marque à l’ambiance.

Je me place donc face à l’écran de droite, pas trop loin de la scène, ce que je n’ai absolument pas regretté par la suite : ce concert était tout simplement génial. Powerwolf est un groupe de power métal allemand qui exploite d’une manière un peu sombre des thèmes assez religieux sur fond d’orgue et de chœurs latins. Pour avoir déjà écouté un de leurs lives, j’appréciais plutôt le groupe. Mais je n’étais absolument pas préparée à ce qui m’attendait !

Attila Dorn a une voix magnifique, lyrique et puissante, parfaitement adaptée à l’ambiance de messe qu’il insuffle à son spectacle. Mais ses relations avec le public sont tout aussi exceptionnelles : il n’a eu de cesse d’interagir avec nous tout au long du concert. Il nous apprend ses chansons avec beaucoup de patience et d’humour et nous exhorte à participer, notamment sur Werewolves of Armenia ou le très beau thème final en quatre partie d’Armata Strigoi. Du reste, les spectateurs connaissent déjà les morceaux par cœur et n’hésitent pas à donner de la voix sur leurs meilleurs titres : Coleus Sanctus, We drink your blood et bien sûr Sanctified with dynamite.

Impossible de raconter ce concert sans évoquer ce moment magnifique où la foule porte une jeune femme en fauteuil roulant, la hélant à bout de bras jusque devant la scène. La fin de Powerwolf me laisse donc totalement rêveuse et un peu orpheline.

Mais au Hellfest, la musique ne s’arrête jamais et je n’ai que quelques minutes pour filer vers la pelouse devant le Temple, où s’apprête à jouer Corvus Corax, un groupe allemand de rock néo médiéval dont les binious et les cornemuses ne sont pas sans évoquer la musique celte.

Sur scène, les musiciens jouent d’instruments étranges, vêtus de costumes médiévaux, et pour certains portent des masques dorés au bec éfilé figurant leur oiseau emblème (Corvus Corax est le nom vernaculaire du grand corbeau). Les rythmes entêtants et les chœurs mêlant voix féminines et masculines ont des accents de fest noz et entraînent à la danse, retranscrivant tout à fait l’ambiance de l’époque dont ils s’inspirent. Si l’ensemble est un peu répétitif, j’ai trouvé qu’en concert cela rendait particulièrement bien.

Je retrouve ensuite les garçons pour le concert de Behemoth, assis sur l’herbe face à l’écran qui retransmet la Mainstage II. Je garde un très bon souvenir de cette performance, qui à mes yeux dépasse de très loin le rendu des albums. Behemoth est un groupe de black / death métal polonais aux thématiques satanistes. Une fois de plus, décors et costumes jouent un rôle prépondérant dans l’atmosphère qui règne : les musiciens ont le visage maquillé de blanc, et le chanteur se dissimule à demi sous une capuche. Il y a, dans sa voix sombre et criée, dans l’instrumental et les pulsations, une puissance brute que je n’ai que peu ou pas retrouvée au cours des concerts suivants.

Nous retournons au campement pour manger un peu avant le concert de Sabaton.

Aux alentours de 22 heures, nous nous installons face à la Mainstage II, pas trop loin de la scène. Est-il encore besoin de présenter Sabaton, ce groupe de power métal suédois aux thématiques guerrières dont le chanteur, Joakim Brodén, affiche toujours une bonne humeur contagieuse ? Ce concert ne fait pas exception à la règle. Il s’ouvre sur Ghost Division et Sparta, avant de reprendre globalement l’ordre des chansons joué lors de leur concert en France en février dernier, en un peu plus court. Cela ne m’a pas dérangée pour autant, et j’ai pris beaucoup de plaisir à écouter le groupe jouer de nouveau.

Les interactions sont fréquentes avec un public sous le charme et déjà convaincu : tout le monde chante et danse dans la nuit du Hellfest. Au milieu du show, Joakim appelle sur scène un jeune homme qu’il dit avoir gagné un concours pour chanter devant nous. Celui-ci, visiblement très ému, a du mal à réaliser sa chance mais le courant passe tout de suite avec les gens. Il nous fait fredonner les quelques notes du thème de Swedish Pagans, avant de se lancer dans une interprétation très convaincante. J’ai trouvé très sympathique de la part du chanteur d’avoir fait confiance à un inconnu sur ce morceau légendaire.

Après avoir fait mine de s’en aller, le groupe achève ce très bon show sur le morceau To Hell and back, excellente conclusion (et de circonstance !). Les membres du groupe ont montré, une fois de plus, que Sabaton gagne grandement à être vu en concert, et la bonne humeur communicative de Joakim Brodén n’y est pas pour rien.

Nous enchaînons avec Rob Zombie sur la Mainstage I, que j’avais trouvé plutôt convaincant lors de mes précédentes écoutes.

Le concert durant une heure et demie, je ne suis pas restée jusqu’au bout (mon estomac criait famine et je n’aurais raté le début d’Alestorm pour rien au monde). Mais ce que j’en ai vu était plutôt pas mal : Rob Zombie semble beaucoup travailler l’ambiance de ses concerts, ce que j’ai bien aimé. Le maquillage des musiciens, les lumières et les costumes des danseurs proposent un spectacle assez conceptuel : cette atmosphère m’a plu. Les thématiques tournent essentiellement autour des morts-vivants, et dans le laps de temps où j’ai été présente le chanteur a notamment interprété Living Dead Girl, l’un de mes morceaux préférés. Cependant, peut-être en raison de mon manque de connaissance des chansons de Rob Zombie, j’ai trouvé que c’était un peu répétitif dans l’ensemble.

À une heure tapante, je suis au milieu de la foule (très) dense regroupée devant le Temple pour le concert d’Alestorm. Groupe de métal pirate écossais dont les chansons parcourent les mers sur fond de batailles et de cuites monumentales, Alestorm est probablement l’un de mes groupes préférés : c’est en effet grâce à eux que j’ai découvert le métal, dans tout ce qu’il a de plus romanesque et d’atypique. Je les suis depuis leur premier album et ne les avais jamais vus sur scène ; il serait donc un euphémisme de dire que j’attendais énormément de ce moment.

Et en définitive… comment dire… cette performance est de loin le plus catastrophique qu’il m’ait jamais été donné de voir. L’ingénieur du son a visiblement confondu de jour et s’est cru au concert de Perturbator : mis à part les moments où les percussions ne jouent pas (et ils ne sont pas légion dans le métal…) on n’entend absolument que les basses ou la batterie qui pulsent d’une façon très désagréable, ce qui occulte tout le reste, notamment les passages les plus dansant ou encore… la voix du chanteur.

C’est donc une grosse déception pour moi, et à voir les réactions des gens autour de moi, je ne suis pas la seule. Ce show a été un tout petit peu sauvé par le public absolument génial d’Alestorm qui a assuré les chœurs à lui tout seul : nous étions une armée de fans à connaître une partie des chansons par cœur, essayant désespérément de ranimer une ambiance en berne sur Keelhauled, Shipwrecked, Alestorm ou Mexico…

Cette première journée s’achève donc sur une impression assez amère, mais a toutefois été riche en émotions et a porté son lot de très bons moments.

Photos : Geoffroy Lévêque

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