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Download Festival France Day 1 – Base aérienne 217 – Brétigny-sur-Orge – 09/06/2017

Pour couvrir le Download Festival France 2017 c’est rien de moins qu’un article à six mains que nous vous proposons. Julien et Solène vous proposerons leur avis en tant que participants au festival, tandis que pour ma part je vous parlerais des groupes que j’ai photographié, vous offrant une vision la plus large possible de cette seconde édition. Mais il est temps de commencer avec ce jour 1, un beau vendredi, pas encore écrasé de chaleur, qui voit une belle affiche se mettre en place devant des spectateurs avides de bon son…

Julien :

Malgré un départ prévu pour permettre une arrivée « à l’aise » autour de 14h, l’approche à l’entrée du festival est sévèrement ralentie et nous arrivons finalement sur les lieux avec deux heures de retard.

Une brève discussion avec d’autres festivaliers malchanceux semble indiquer que le bouchon aurait en fait été causé par une panne… toujours est il que nous arrivons au niveau du triage pour le parking bien plus tard que prévu.

L’accueil est assez mal indiqué pour nous : personne ne sait où est l’accueil Presse. Il nous faut donc une bonne demi heure supplémentaire pour apprendre où se trouve notre entrée… bieeeen.

Une fois les pass récupérés, on se dirige vers l’entrée. Fouille en règle. Je sais bien que l’habitude est à présent ancrée aux festivals de confisquer les bouchons… mais par de telles chaleurs, cette pratique ne fait pas que pousser à la consommation : elle est dangereuse.

Bref, nous entrons. Il est déjà presque 17h et j’ai tout juste le temps d’écouter un bout de Raveneye avant d’entrer dans le quartier VIP-presse.

Solène :

L’entrée d’un festival est toujours chaotique, surtout à cette échelle et en voiture. Mais la route est très bien indiquée et le parking correctement organisé. A mon avis, le souci est plutôt au niveau des bénévoles, ah pardon : des employés. Il y a très certainement des passionnés qui se sont battus pour venir travailler sur place. Cependant, ce n’est pas le cas de tout le monde et ça ne met pas du tout dans le même état d’esprit dès le départ. De mon point de vue, les bénévoles sur un festival en sont l’âme, ils sont prêts à tout, généreux et souriants. Ils n’attendent rien en retour que partager ce qui les fait vibrer, ils ont simplement quelques compensations en remerciement (conso, goodies, etc.). Alors pourquoi s’en priver ?

Parvenus aux files d’attente, on tombe sur des agents aux trois quarts masculins. Ce qui allonge les files d’attentes pour les femmes. Le métal, un truc de mecs ? Vu la mixité et diversité sur place, ce genre d’idées reçues est plutôt dommage.

En attendant le reste de la troupe, j’ai pu écouter distraitement Pierce the Veil, groupe californien que nous aurons le plaisir d’interviewer par la suite. Pour une ouverture, ils tiennent bien la route mais entament une ambiance largement plus rock que métal (au vu des têtes d’affiche, on s’y attendait)

Thomas :

Arrivée chaotique sur le fest, on l’a dit, et difficultés également à se repérer, à trouver les différents endroits qui nous donneront accès au sésame. Vrai bémol : les bénévoles, ou salariés, je ne sais plus à force, sont incapables de nous renseigner réellement et se contentent d’un rôle de panneau indicateur pour festivalier qui est un peu dommage.

Julien :

Le festival se tient dans un bel espace et peut déjà se targuer d’avoir de la place pour des expos, de la déco, les mouvements de foule des festivaliers.

Passage au cashless oblige avec un seul stand pour tout le festival, ce qui crée également de longues files d’attente. Si le principe est vraiment séduisant, je dois admettre que la quasi impossibilité de payer autrement (en dehors de quelques stands) le rend bien moins agréable.

Niveau déco, le Download semble avoir adopté deux thématiques bien distinctes. D’une part, le chien qui sert de logo en version gonflable (accompagné des superbes Churros gonflables ?) et de l’autre une thématique nettement plus sympathique à mes yeux et faisant référence aux lieux sur lequel à lieu le festival : l’aviation.  Moteurs déposés et avions décorent élégamment les allées et rond-points. Vraiment très agréable.

Solène :

Le cashless est vraiment bien géré et ne posent que très peu de soucis compte tenu de l’ampleur du festival. Il remplace la carte bleue, toujours au poignet, impossible à perdre. Mais payer un euro pour les “frais d’activation”, ça agace quelque peu. A noter que seuls certains stands de merchandising acceptent d’autres moyens de paiement vu que leurs prix sont d’un autre ordre de grandeur. D’ailleurs, les stands sont très diversifiés : salle d’arcade, boutique officielle, fringues & bijoux, vinyles, expo photo, tatoueurs, etc. Très agréable du coup d’aller faire du lèche-vitrine !

Thomas :

La question du cashless est vitale pour un festival de cette ampleur et un seul stand pour remplir sa carte est un peu juste je pense, le délai d’attente étant assez long et conjugué aux différents retards causés, une bonne partie du festival est déjà passée, malheureusement.

Julien :

Déjà 19h, et nous nous rendons au Warbird Stage pour voir Hatebreed. Ca pogote sec, et il est déjà 19h30 : on est appelé vers d’autres horizons et doit laisser le Download jusqu’au lendemain (Ratant, à mon grand désespoir, Gojira et Linkin Park)

Solène :

Fan de Hatebreed, on délaisse Blink-182 pour la Warbird Stage. Enfin on passe du côté métal de la force ! Le pit est déchainé et ce n’est que le début de la soirée. Malheureusement, on doit partir avant que je puisse savoir si oui ou non ils vont faire Destroy Everything. Ca aurait été une tuerie.

Thomas :

Je commence mon tour d’horizon (et de photos) avec le métal teinté de pagan de Kverletak. Un bon set qui envoie comme il faut. Petite surprise pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, le chanteur débarque sur scène avec un masque de plume de toute beauté. Là ça y est je me sens bien dans le bain et on peut attaquer la suite avec un Hatebreed totalement déchaîné sur la Warbird. Ils nous envoie du gros son, proposent un set maîtrisé et les slammeurs et pogoteurs se font plaisir. Presque dommage qu’ils se soient retrouvés sur cette scène et non sur une des Main Stage au vu de l’engouement du public.

On continue le shooting sur les Main Stage avec les français de Gojira. Je les avais loupé l’an dernier et je dois dire qu’ils savent singulièrement envoyer du pâté avec leurs guitares. Un excellent concert que le public apprécie de manière particulièrement visible.

La nuit commence à tomber et le rock electro de Skinny Puppy résonne dans la Warbird Stage. Pour le coup je ne suis pas vraiment fan mais ça sonne bien et les costumes et le show sont bien calibrés. Petti détour pour quand même apercevoir Linkin Park et je dois dire que c’est quand même une déception pour moi : le public n’est pas forcément à fond, le groupe peine à faire bouger, plus particulièrement lorsqu’ils jouent leurs derniers morceaux. Un set mêlant anciennes et nouvelles chansons qui n’a, au dire des festivaliers interrogés, pas forcément su convaincre.

Et je finis la soirée sur les suisses de Nostromo, pour leur grand retour. Et là on revient au genre de métal qui mets des grosses baffes à l’auditeur. Malgré leurs douze années de pause, rien à dire ils gèrent encore bien la scène et parviennent à nous en mettre plein les oreilles.

Et c’est parti pour le retour, en transports. J’avais quelques craintes à ce sujet mais finalement les choses se font bien, un peu lentement parfois comme l’accès aux navettes, mais on ne peut pas nier que tout a été mis en oeuvre pour que le festivalier puisse rentrer aisément quand même.

À propos Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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