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Pixels

PixPixels_120FRLaunch_HDels… Pixels… résumer le film n’est pas une mince affaire ! D’abord parce que c’est très bête, ensuite parce que, faut pas déconner, ce film quoi… Mais bon, on va essayer hein. Pixels raconte l’histoire d’Adam Sandler, qui fait semblant d’être un certain Sam Brenner. Et donc, Adam Sandler est un ancien… Enfin… disons qu’il a joué un jour à un jeu d’arcade, et qu’il a tenté un concours parce qu’il était doué à pacman. Oui, on le voit jouer à quelques jeux d’arcades et il se sent pousser des ailes pour aller affronter le grand concours mondial. Pendant ledit concours, il tombe sur sa némésis Eddie Plant, qui le bat à Donkey Kong en final (car oui, dans le concours mondial tu dois être le meilleur sur plusieurs bornes.)

La NASA, toujours amateur de projets foireux, décident d’envoyer une capsule avec notamment la cassette des scores dans l’espace. (des fois que les aliens soient amateur de let’s play, et possède un support pour lire les bandes-magnétiques.) Mais voilà, les Aliens quand ils se prennent la capsule sur le coin de la gueule se sentent légérement insulté et attaqué, et comme on ne leur a pas envoyé les vidéos de PewdiePie mais plutôt space invaders, ils décident de venir nous faire tatter de leur pistolaser-guncarré histoire de montrer que c’est pas parce qu’on est une espèce étrangère qu’on doit recevoir sur le coin de la gueule toutes les conneries de l’humanité.

Mais comme ils sont taquins, et un peu con, ils décident de lancer un défi à l’humanité en incarnant les jeux d’arcades en question. Et voilà qu’ils lancent un challenge dont le gagnant remporter la planète adverse au prix de 3 jeux reprenant les bases du gameplay. Or, ce que les extraterrestres ignorent, c’est qu’Adam Sandler a enfilé son costume d’installateur de magnétoscope et ses lunettes de Sam Brenner, et qu’il incarne le dernier défenseur plausible de l’humanité (oui on est dans la merde).

Violet Van Patten (Michelle Monaghan), Sam Brenner (Adam Sandler), Ludlow Lamonsoff (Josh Gad) and Eddie Plant (Peter Dinklage) in Columbia Pictures' PIXELS.

Non, je n’ai pas aimé ce film. Oui pour moi ce film a facilement 15 à 20 ans de retard. Ce n’est pas tant le scénario qui pose soucis, ou le thème. Phil Lord et Chris Miller ont réussi à démontrer encore il y a peu avec « La grande aventure Lego » qu’on pouvait faire une histoire incroyable sur un concept foireux. Il y avait en plus ici une matière particulièrement intéressante dans le court-métrage d’origine. (que je vous invite à voir) Et on arrive au principal problème, on ne peut que le comparer à ses concurrents pour voir qu’il est loin derrière eux.

Pixels est à l’origine un court-métrage web du frenchy (seule fois où vous me verrez utilisez cette expression, juré) Patrick Jean, qui voyait la révolte des pixels du passé dans notre monde de la HD et de la consommation à outrance qui rend obsolète les produits avec une rapidité impressionnante. Et oui, en un court-métrage, sans dialogue, on avait des dizaines de grilles de lectures différentes et opposé, et un résultat fun où l’architecture d’un jeu comme tétris anéantissait l’architecture humaine d’un empire state building.

L’autre grand modèle d’inspiration c’était le documentaire « King of Kong », qui fournit sa galerie de personnages haut en couleurs comme plagiat éhonté pour les personnages du film. Le hic, c’est que « King of Kong » est un documentaire et donc ses personnages sont réels. Il insiste sur des gens qui sont absolument incroyables mais surtout qui se donne corps et âme à leurs passions. Et il faut bien se dire que le malheur de Pixels c’est qu’à l’origine, oui, le réalisateur du documentaire devait prendre la réalisation du film.

Mais Chris Colombus est passé par là. Je n’ai rien personnellement contre Chris Colombus, mais il ne connait pas son sujet, et n’est pas un grand réalisateur. Il n’a que rarement une fulgurance, et il sent dans ce film tellement fort la pièce rapporté que j’en aurai presque de la peine pour lui. N’attendez aucune idée originale, tout ce qui aurait pu être de l’ordre d’une vraie recherche n’est même pas creusé.

Comment justifier que des clichés de nerds défendent le territoire ? Adam Sandler est le meilleur ami du président des Etats-Unis. Comment vaincre les aliens ? On duplique en deux jours leur technologie. Comment qu’on dit que le méchant Eddie Plant il a gagné alors que c’est un méchant ? Voyez le film pour celle-là (n’allons pas trop spoiler) mais c’est autant ridicule et stupide que le reste.

gandwbrbwyr1vqzhkpbzLes personnages d’ailleurs… Ni drôle, ni attachant, le pire étant Ludlow Lamonsoff, cliché hardcore du nerd complétement con, absolument détestable, campé par un Josh Gad qui continu d’être vendu comme le crétin amorphe dans quasiment tout ces films. Jamais touchant dans l’horreur de son écriture, il finit par ne provoquer qu’une envie irrépressible de traverser l’écran pour lui en coller une (et quitte à y être, autant faire pareil avec le reste du casting ensuite.)

Alors oui, ce film taquine la fibre « geek » en allant chercher Peter Dinklage, parce que vous comprenez, qui n’a jamais rêvé de voir Tyrion avec un mulet. Et puis un peu de Sean Bean pour une séquence inutile à souhait ça ne coute rien. Mais surtout, prenons un japonais lambda pour incarner Tôru Iwatani (parce que celui-ci est encore en vie, mais a du refuser par manque d’envie de passer pour un crétin.) et montrer qu’on sait de quoi on parle, avant de se rouler dans la boue deux minutes après.

Même la musique n’est pas dans le thème, allant chercher une sorte de Chris Colombus des orchestres, pas méchant Henry Kackman n’utilise même pas le procédé simple d’une musique 8bit (qui aurait été certes attendu, mais au moins amusant) pour une musique épique basique et entendu à la Hans Zimmer.

Pour finir, je dirai que ce film n’a pas besoin de faire étalage de ces bons côtés. Après une telle descente vous dire que la photo est jolie mais comme le reste basique vous donnerait l’impression que je me fous de votre gueule. Ce n’est pas le pire film de cette année ou de la terre, ce n’est pas un « mauvais » film, c’est un film mauvais. Je ne sais pas vraiment si quelqu’un peut prendre son pied en regardant Pixels, ce que je sais, c’est qu’on ne pourra pas ressentir davantage ou en ressortir un intérêt autre qu’un film de 3e partie de soirée.

Et même Donkey est d’accord

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Pixels,
Réalisé par : Chris Colombus,
Avec : Adam Sandler, Michelle Monaghan, Josh Gad et Peter Dinklage,
Production : Columbia Pictures,
DVD dispo le 08 décembre 2015

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2 comments

  1. Oh oui, très limite ce film. C’est parfois nostalgique, c’est déjà ça. Et puis ce qu’ils font faire et dire à Peter Dinklage…

  2. Bon ba voilà j’ai plus envie de le voir. 🙂

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