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Petite ballade au pays de Westeros : Game of Thrones l’Exposition

Avant la fin de l’été, et donc la fermeture de l’expo le 2 septembre, nous avons décidé de m’y rendre, afin d’en découvrir un peu plus. Autant le dire d’entrée de jeu : je n’étais pas spécialement convaincu. Bien que pourtant très très fan de l’univers je trouvais déjà d’entrée de jeu le tarif assez prohibitif : pratiquement vingt euros ! Se posait donc à mes yeux la question suivante : vache à lait ou alors exposition avec un réel contenu ? Je vous donne la réponse dans les lignes qui suivent !

Une fois passé le douloureux paiement du billet et une attente au final raisonnable de trente minutes pour entrer dans l’exposition, nous voici à pied d’œuvre. Un simple photobooth avec fond vert se place juste après l’attente pour permettre aux visiteurs de s’immortaliser avec l’un des dragons sur une photo à récupérer à la sortie. On passe les portes du château et nous voici dedans. Une petite présentation vidéo de l’univers et de ses moments phare puis nous commençons notre déambulation avec la première grande salle. Nous y retrouvons les Stark, ainsi qu’une présentation globale de Westeros. Deux spots photo assez sombres permettent aux visiteurs de se prendre en photo avec des répliques des épées de la série (en l’occurrence Aiguille, l’épée d’Aria, et Glace, la lame valyrienne d’Eddard Stark). Les costumes sont beaux et bien mis en valeur dans des saynètes, mais cela reste au final assez calme. Quelques vitrines mettent en avant des objets de la série également. Nous avançons tranquillement dans l’exposition et j’en attends quand même plus que quelques costumes de chaque maison, même joliment mis en avant.

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GROS bémol de cette exposition : les visiteurs. En effet le sans-gêne de certains m’a profondément irrité. Il est interdit, au cours de l’exposition, de photographier avec flash, comme dans énormément d’expositions. Mais le public, avec sons téléphone et sans la moindre gêne ne s’est pas embêté et a pris ses photos avec flash car vous comprenez : « Il y a trop peu de lumière, ça fera pas bien sur mon Instagram… » Oui j’ai réellement entendu cette phrase. Bref, j’ai moi-même pris beaucoup de photos pour ce report mais sans le moindre flash et en peinant sur les conditions lumineuses. Cela ne m’a pas empêché de respecter l’interdiction de manière totalement normale.

Mais revenons à l’exposition elle-même. A part quelques objets et des costumes il n’y a RIEN. Pas de vision backstage de la série, pas d’interview du staff, des costumiers, ou de quelconque explication du choix de tel ou tel costume. Non non on vous balance juste les costumes sur mannequin pour que vous admiriez après avoir vidé une partie de votre bourse à l’entrée. Et ce ne sont malheureusement pas les cinq ou six spots pour photo avec des armes ou bien en mode « ascension du Mur » qui me feront penser le contraire : cette exposition est vide de sens. La forme est sympathique, les décors sont jolis, les costumes bien mis en avant mais en dehors de cela il n’y a RIEN.

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Lorsque je vais sur une exposition j’aime en ressortir en ayant appris des trucs, en étant à la fois émerveillé et plus cultivé (peu importe le type de culture en question d’ailleurs). Mais là, oui il y a de l’émerveillement devant les tissus magnifiques, mais le manque de lumière s’est à mon sens avéré problématique également pour les yeux ne permettant pas forcément de se rendre compte réellement de la qualité de l’ensemble. Le principe d’être pris en photo sur tablette pour ensuite apparaître sur le mur des Sans-Visages est sympathique mais ne sauve pas l’exposition.

 

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Fin d’exposition plutôt rapide, trente à quarante minutes sans courir, et on arrive sur une boutique officielle, bien évidemment, vendant à mon sens des objets trop chers pour leur qualité. Les textiles notamment, possèdent une simple armoirie de famille sur le devant et c’est tout, y compris des sweat, alors que rien que sur Internet on trouve des dizaines de modèles très très intéressants et beaux à la moitié du prix demandé en boutique… Donc on tente de finaliser le braquage du visiteur, mais si cela ne suffit pas, il en reste un dernier. Vous vous souvenez du photobooth du début de visite ? Eh bien vous pouvez à la sortie récupérer votre tirage moyennant une obole de plus de dix euros ! Bref, vous vous doutez bien que je n’ai pas donné dans le panneau.

En conclusion je dirais que cette exposition parvient à allier deux choses : premièrement c’est un piège à pigeons, deuxièmement cela reste une exposition avec de grosses lacunes. OK c’est joli, les costumes sont sympas, mais on ne rentre absolument pas dans coulisses de la série, on a peu d’interactions et la visite est très courte pour la somme demandée à l’entrée. Donc j’en suis ressorti déçu et avec le portefeuille plus léger. Personnellement je déconseille du coup, sauf si vous savez ce que vous faites…

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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