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Moon – Duncan Jones

Sam Bell est un employé de la société Lunar, qui récolte de l’hélium 3 sur la surface lunaire, une source d’énergie propre et abondante pour une Terre surpeuplée. Sam arrive à la fin de son contrat de 3 ans dans la station, et s’apprête à retourner sur Terre retrouver sa famille. Mais il est de plus en plus fréquemment pris d’hallucinations.

Je vous invite à ne pas lire d’autres résumés si vous voulez garder la surprise de l’histoire…

En 2009, un réalisateur inconnu sortait un petit film de Science-Fiction, passé inaperçu dans nos contrées. Il faut dire qu’il n’a pas bénéficié d’une sortie en salle, seuls quelques privilégiés ayant pu l’apercevoir dans des festivals spécialisés. Il obtint quand même le Prix du jury et le prix de la critique au Festival de Gerardmer, et un prix à la cérémonie des British Academy Film Awards.

Il faut dire que Duncan Jones ne choisit pas la facilité : il réalise un film indépendant, à petit budget, et décide de ne pas jouer sur sa possible notoriété : il est le fils du célèbre chanteur David Robert Jones (je vous laisse chercher), ce qui aurait pu lui ouvrir quelques portes. On pourra apprécier la démarche, à l’heure où la principale qualité de certains artistes tient essentiellement dans leur qualité de « fils/fille de »…

Son deuxième film, Source Code, obtient un succès nettement plus marqué, clairement mérité. Il se frottera ensuite à Hollywood en réalisant Warcraft – le commencement, avec le résultat que chacun appréciera… En tout cas, la suite initialement prévue semble au point mort, et Duncan Jones est retourné à ses premières amours.

En reparler aujourd’hui n’est pas un hasard, puisque son nouveau film est annoncé prochainement sur Netflix, la bande-annonce étant apparue fin janvier, qui laisse présager du très bon. Mute se situe dans le même univers que Moon, avec des visuels qui font penser à Blade Runner. La boucle est bouclée et nous pouvons revenir au sujet de la chronique.

Réalisé avec 5 millions de dollar, soit le budget sandwich du dernier Star Wars, Moon ressemble plus à un projet étudiant qu’à un blockbuster Hollywoodien. Décor intérieur unique, maquettes pour les extérieurs, on n’est pas là pour en prendre « plein les yeux ». Le sujet, essentiellement psychologique, tient entièrement sur son (seul) acteur, un Sam Rockwell en pleine forme et qui donne libre cours à ses capacités d’interprétation. (qui a dit « comme d’habitude » ?). À la fois sobre et expressif, il n’en fait pas trop, et dose parfaitement ses effets.


Le rythme est donc assez lent, dans la lignée de 2001, Solaris, etc. Mais on ne s’ennuie jamais, car le scénario laisse finalement peu de temps morts, et le film reste assez court (1h35).

Un « petit » film, donc, mais qui mérite le détour quand on aime la SF. À voir en attendant Mute qui sort bientôt sur Netflix (et dans lequel Sam Rockwell fera une apparition avec son rôle de Sam Bell).

Moon

de Duncan Jones

avec Sam Rockwell, Robin Chalk, Kevin Spacey (voix)

Eldricht Tales

A propos de Martin Silenus

"L'évolution donne l'être humain. L'être humain, après un long et douloureux processus, donne l'humanité." Dan Simmons - Hypérion.

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