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Mon nom est Carnage – L’Eveil de la Bête T1 – Dan Abnett

Un peu de changement dans l’univers des romans Warhammer 40.000 avec cette série en douze tomes, entièrement traduite d’ailleurs, qui n’appartient pas aux deux grands cycles de l’éditeur : Hérésie d’Horus et 41e millénaire. Placée en plein milieu, au 32e millénaire, alors que l’Humanité peine à se remettre de l’Hérésie d’Horus et que les Hauts Seigneurs la dirigeant prennent leurs aises, cette série va nous raconter le plus grand danger qu’ils aient jamais rencontré. Suivez-moi dans ce premier tome qui porte magnifiquement son nom : Mon nom est Carnage…

La couverture, qui sera le modèle pou toutes celles de la série d’ailleurs, met en avant un guerrier des Imperial Fists apparemment en plein combat. La couverture rigide et l’édition de ce roman sont particulièrement réussies et en font un bel objet. Passons à la présentation générale du roman :

Trente-deuxième millénaire, l’Imperium est en paix. Les Légions Renégates du Chaos ne sont qu’un lointain souvenir, et les races extraterrestres qui ont longtemps harcelé l’humanité sont tenues en respect par les valeureux space marines. Quand une mission visant à exterminer l’une de ces engeances xenos sur le monde d’Ardamantua requiert l’envoi de renforts, les Imperial Fists abandonnent les remparts de Terra pour la première fois depuis mille ans. Un nouvel ennemi, bien plus dangereux, frappe alors. Se pourrait-il que même les héroïques fils de Rogal Dorn se révèlent impuissants face à lui ? La Bête s’éveille, et elle est redoutable.

Encore une fois ce seront les Space Marines qui seront mis en avant dans ce roman avec cette fois le chapitre des Imperial Fists, grands défenseurs de l’Humanité mais aussi de la planète centrale de leur univers : Terra. Mais lorsque sur une planète lointaine le chapitre se retrouve face à un danger impressionnant qui risque de faire tomber l’Imperium, le lecteur va plonger au coeur de ses rouages. Car l’intérêt de ce tome est double : de sanglantes batailles mais aussi une plongée dans la manière dont l’Imperium est dirigé par les Hauts Seigneurs de Terra. Luttes internes de pouvoirs, batailles à l’échelle planétaires, tout est là pour faire réellement plaisir au lecteur de bout en bout de sa lecture. A aucun moment on ne s’ennuie et je dois dire que découvrir cette époque de l’Imperium est vraiment intéressante et change un peu la donne au niveau de l’univers développé.

Les personnages, notamment le chef de l’Officio Assassinorum, ou encore les Imperial Fists sont particulièrement charismatiques tandis que les plus avides de pouvoir se retrouvent rapidement détestables. Dan Abnett, avce sa longue expérience, sait parfaitement développer ses protagonistes et cela n’est pas vraiment étonnant. En effet cet auteur, qui écrit pour Games Workshop puis Black Library depuis bien longtemps maintenant, a de fait une belle expérience en la matière et cela se ressent. Car cette série de douze tomes va être écrite par de nombreuses mains et donc même si il va y avoir des disparités de style, c’est bien Dan Abnett qui va poser ses bases et ses standards. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il fait cela ben comme il faut !

Avec ce premier tome, dont le titre restera d’ailleurs assez énigmatique une bonne partie de la lecture, c’est un tout nouvel univers qui s’ouvre à nous en tant que lecteurs. Ce 32e millénaire s’avère assez différent de l’époque de l’Hérésie d’Horus tout en gardant pas mal de similarités avec le 41e, plus actuel. Les fans de l’univers futuriste de Warhammer 40.000 vont apprécier cette saga, qui a l’avantage d’être parfaitement délimitée en termes de nombres de tomes. Dan Abnett ouvre donc cette nouvelle page de l’histoire de l’Imperium et il le fait de très très belle manière, c’est le moins que l’on puisse dire.

Mon Nom est Carnage
L’Eveil de la Bête T1
Dan Abnett
Black Library
18€

About Thomas Riquet

Passionné de littératures de l’imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d’Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom.

Ce faisant il assure également la direction littéraire d’anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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