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Metaldays 2018 – Tolmin, Slovénie – Partie 2

Puisque le Metaldays dure une semaine, il était difficile de le décrire en une seule fois. Suite et fin de cette aventure musicale et humaine, dans cet article !

MERCREDI

Après un petit café matinal, nous voilà repartis à la « plage » pour profiter un peu du soleil. Une pizza et une bière plus tard, je suis on ne peut plus fière de vous dire que j’ai enfin  réussi à nager dans l’eau glacée de la montagne ! Oui c’est très clairement un exploit ! Et à l’heure où j’écris ces quelques lignes j’ai vraiment un coup de barre. Ça va être dur ce soir, c’est moi qui vous le dis !

Le temps de remonter au camping pour se changer et on redescend rejoindre des amies devant la mainstage pour y redécouvrir TREMONTI qui propose un set carré et vraiment sympa à écouter. Le public présent n’a pas l’air très emballé par le projet hormis les aficionados qui sont au premier rang depuis le début de la prestation. Le public slovène ne semble pas vraiment apprécier la prestation ou alors est-il encore à la plage entrain de griller au soleil ou en train de faire la sieste dans un endroit ombragé du festival… allez donc savoir ! Dommage pour eux en tous cas, ils ratent quelque chose.

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Suite à cette prestation, c’est autour de RAGE de nous proposer une sorte de Hard rock pas trop mal. Enfin pour la forme, le fond c’est autre chose. Quelques parties instrumentales inégales font naître des longueurs dans la plupart des morceaux. Étant un peu fatiguée depuis mon exploit aquatique j’avoue que j’espère en secret que le groupe va proposer quelque chose de plus dynamique dans la seconde partie du set… ou pas. Si j’apprécie certains soli guitare qui relèvent un peu le niveau, je trouve l’ensemble des compositions un peu plat. C’est dommage… Tant pis…

La curiosité est parfois un vilain défaut et j’en payé le prix avec IGORRR (oui, avec trois « R »).Un mix entre métal, chant lyrique pour la dame et chant crié pour le monsieur, se complètent certes mais les parties électro gâchent un peu la prestation. Ok c’est le concept du groupe, oui je comprends l’intérêt de proposer quelque chose de nouveau et assez inhabituel. D’ailleurs certaines parties sont plutôt cool et la batterie apporte le rythme manquant maiiiis… je n’accroche pas vraiment du coup je suis un peu déçue de ce que je vois là.

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Et si on voyageait du côté du Brésil, histoire de se réchauffer les neurones ? Je n’ai pas besoin de vous présenter Cavalera ni son passif musical. Si vous connaissez Sepultura, vous connaissez sans doute SOULFLY. Me voilà donc devant un bon Thrash Old School, fabriqué à l’ancienne, avec des riffs et une voix puissantes. On ne demandera pas mieux à Cavalera pour réveiller les foules ! On aime ou pas, mais je dois avouer qu’il y a du potentiel dans ce petit groupe. Personnellement, je suis plutôt d’humeur Death Mélo ce soir…

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D’ailleurs, en parlant de ça, j’ai rendez-vous avec KATAKLYSM. Les canadiens sont chauffés à bloc et moi ça me plait bien. Je connais très peu ce groupe en réalité mais ce que je vois là, ça me donne envie d’en savoir plus. Je les ai aperçus très vite au Hellfest et je n’avais pas eu le temps de les regarder vraiment. Je profite de l’occasion pour rattraper mon retard et découvrir les diverses compos axées Black/Death Mélodique et j’adore ce que je j’entends là ! Les parties rythmiques sont déchainées et le chanteur semble possédé par un diablotin malin qui n’a de cesse de me surprendre. Me voilà donc conquise par un groupe que je connais à peine, une fois encore.

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JEUDI

Allez ! On ne se laisse pas abattre par la chaleur ! Une légère pluie s’invite à notre réveil au camping ce qui nous décidé à aller faire un peu de shopping dans la forêt et de prendre un petit déjeuner vers midi pour enchaîner sur le concert de HARAKIRI FOR THE SKY, originaire d’Autriche. Le soleil revient et nous décidons d’aller à la plage pour une petite sieste jusqu’à ce qu’une seconde averse nous rattrape. Oui nous sommes bien en mode vacances !

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En nous rapprochant de l’espace presse pour retrouver nos frères d’armes journalistes autrichiens et allemands, j’entends quelques riffs entraînants qui proviennent de la Lemmy Stage et qui me donnent envie d’aller y jeter un œil. Après avoir trouvé un running order, je me rends compte que je connais déjà ce groupe qui n’est autre que GIRLSCHOOL. Le quartet britannique entièrement féminin est loin de me laisser indifférente. En effet, je m’y retrouve assez bien dans leurs compositions qui sonnent le bon Hard Rock à l’ancienne comme j’aime ! Sans savoir que c’était ce groupe là au départ, ce que j’entendais au loin m’évoquait Doro Pesch, c’est ce qui m’a donné envie de voir ce qui se tramait sur scène et je suis loin d’être déçue !

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En parallèle de Girlschool jouaient les néo-zélandais particulièrement surprenants de Alien Weaponry. Au vu du nom on pourrait s’attendre à du progressif ou autres mais non. Ces jeunes produisent un Death Metal Mélodique de grande qualité et particulièrement entraînant, le tout chanté en maori pour beaucoup de chansons. C’est surprenant, rafraîchissant et ça passe tellement bien dans les oreilles au milieu de la forêt !

Après une courte traversée de la rivière d’une petite demi-heure, à dos de matelas pneumatiques, pour profiter du coucher de soleil sur les montagnes slovènes (oui, cette phrase est bien longue !), il est temps d’aller se préparer pour aller voir JUDAS PRIEST. Évidemment on est pas tous seuls et j’ai rarement vu l’espace VIP aussi rempli ! La terrasse est blindée, les tentes presse sont remplies de journalistes et je peine à trouver un endroit sympa ou je pourrais voir un peu les protagonistes qui mettent le feu actuellement sur la Mainstage. Hormis les écrans géants situés sur les côtés de scène, j’espère trouver un petit point de vue un peu cool pour m’y faufiler… et c’est vite fait qu’on trouve une place au deuxième rang devant la scène. Genre normal. Les morceaux s’enchaînent à vive allure telle une Harley sur une autoroute… D’ailleurs en parlant de ça, on en verra une arriver sur scène vers le milieu du set. Les soli guitares s’enchainent avec perfection et Rob Halford n’a pas perdu de son charisme. Judas priest est autant plaisant à écouter dans son salon qu’à voir sur scène. Du coup ça en fait un show explosif qui clôturera la soirée comme il se doit !

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VENDREDI

Il ne fallait surtout pas rater la prestation des français d’ASYLUM PYRE ! Je les ai loupés maintes fois à Paris, du coup je profite d’être en Slovénie pour découvrir une chanteuse enragée qui assure le show durant la trop courte demi-heure de set, malgré une audience relativement éparse. Il est encore tôt au Metaldays, et je suppose que certains festivaliers ont une bonne raison de ne pas être devant la New Forces Stage. J’ai envie de dire, tant pis pour eux ! Quelqu’un a dit un jour que les absents ont toujours tort, et ça se vérifie une fois de plus ! Mais ça n’enlève rien au charme du groupe, qui envoie des riffs mélodiques en pleines face des fans présents, surmontés de lignes de chant féminin et masculins maitrisés et survoltés ! Les fûts se prennent eux aussi des bons petits coups de baguettes (j’aimerais pas être à leur place !) et tout cet ensemble forme une prestation dynamique et plaisante à écouter. Du coup, je pense que si ils rejouent à Paris, j’irais les revoir avec plaisir.

La scène se vide pour laisser place à un jeune groupe local, très certainement. J’écoute d’une oreille attentive le groupe DAWLESS, pendant que nous partageons un petit cocktail avec les musiciens d’Asylum Pyre. Cette prestation me semble pas trop mal et me fait parfois penser à un mix entre Metallica et Marilyn Manson, avec des rythmiques mi-MetalCore, mi-Progressives. Je ne sais pas si c’est le Rhum de mon cocktail qui écrit pour moi mais oui, j’admets que le rendu musical semble très éclectique !

Quelques heures plus tard, après des aller-retours entre la « main street » pour un moment shopping, des papotages à droite et à gauche avec les copains et les copines, et l’espace Presse pour échanger nos impressions avec les journalistes présents, il est temps d’aller voir ce qui se trame sur la Lemmy Mainstage. J’entends grogner au loin et je découvre le bestial CANNIBAL CORPSE qui enflamme la scène à coups de riffs déchainés et de rythmiques violentes. Bon j’avoue, c’est pas trop mon truc le Death US mais les prouesses vocales de George Fisher sont tout de même impressionnantes.

Thomas attends avec impatience EPICA qui sait animer la foule comme à son habitude. Pour ma part, je suis un peu moins amatrice mais c’est plutôt un bon groupe de Metal Sympho et ça se laisse bien regarder. Ce soir, le combo néerlandais donne toute son énergie et les vocalises lyriques de Simone Simons complètent assez bien les différentes compositions proposées à travers leur set. Et puis, c’est parfaitement raccord avec ce qu’il se passe en ce moment-même au-dessus de la scène. En effet, on assiste également à l’éclipse lunaire dont on nous parlait dans le Daily Metal (journal local) toute la semaine ! Cette lune, parfaitement ronde et rouge, illustre parfaitement la prestation d’Epica.

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On aura le droit de voir encore cette jolie petite lune pendant les balances de CHILDREN OF BODOM. De mémoire, je crois que c’est la première fois que je vois les finlandais en concert et j’aime vraiment beaucoup. Ils sont chauds comme la braise et ça tombe bien, leurs fans aussi ! Depuis le temps qu’on me disait d’aller les voir sur scène, voilà c’est fait. J’y suis ! Juste devant la scène même ! Alexi Laiho s’en donne à cœur joie en balançant ses riffs puissants et accrocheurs jusqu’au fond de la fosse, complété par sa voix Death atypique. Les compos du groupes traduisent une énergie entraînante, qui me donnent envie de secouer mes cheveux dans tous les sens. Ces musiciens sont bons, très bons même. Je crois que je deviens fan au fur et à mesure du set. Ça ne fera que le 1000ème groupe dont je deviens amatrice en quelques morceaux, je ne suis plus à ça près !

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J’ai perdu Thomas peu avant la fin du set, qui est partit voir PRIMORDIAL. Ce dernier groupe investit peu à peu la Bosko Bursac Stage pour clôturer définitivement les Metaldays…

Quoiqu’il en soit, cette fin de semaine commence à être difficile. Je ne saurais vous dire quels concerts j’ai vu plus tard mais ce qui est sûr, c’est que autant moi que Thomas, on est très satisfaits d’être allé si loin dans les montagnes slovènes pour y découvrir un festival quelque peu « hors normes ». Cette première expérience festivalière, au-delà de notre belle contrée française, nous motive d’autant plus à revenir l’année prochaine…

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Nous souhaitons remercier les organisateurs de ce festival, Boban et Nika, ainsi que toute l’équipe qui les ont accompagnés pour rendre cet événement inoubliable.

Crédits photos : Metaldays / Katja Borns & Marc Feike.

Eldricht Tales

A propos de Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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