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L’Opéra macabre – Jeanne Faivre D’Arcier

opera-macabre---l-integrale-288461-250-400Nous avions interviewé Jeanne Faivre D’Arcier le mois dernier, à l’occasion de la sortie de l’Opéra macabre, dans laquelle elle nous parlait de cette intégrale écrite il y a déjà plusieurs années. Cela m’avait donné très envie de la lire car Jeanne Faivre D’Arcier fait partie de ces auteurs qui se passionnent pour l’écriture et travaillent leurs romans de manière extrêmement pointilleuse, en mélangeant des éléments réels avec la fiction. L’Opéra Macabre est donc la réunion de deux romans : Rouge Flamenco et La Déesse écarlate, parlant de deux vampires dont les vies s’entrecroisent et se mêlent d’une manière à la fois sensuelle et mortelle.

Des maisons closes d’Alger aux dédales de Bombay, des ruelles sombres de Séville aux bûcher funéraires de Bénarès, les créatures de la nuit ne cessent d’envoûter les humains qui croisent leur route. Mais aujourd’hui comme hier, Carmilla, la sublime danseuse de flamenco vampire, ou Mâra, la Déesse écarlate, qui fut l’amante du Prince des Démons avant de devenue la favorite de nombreux maharadjahs, restent femmes jusqu’au bout des ongles : leurs passions et leurs vengeances sont implacables, surtout lorsqu’elles se piquent d’aimer des tueurs de vampires ou d’exterminer les buveurs de sang assez fous pour les combattre. Entre l’or rouge et la magie noire, la crasse des théâtres et les sortilèges des palais indiens, la guerre du sang s’annonce plus funeste que jamais…

Le premier roman est Rouge Flamenco et j’ai adoré. J’ai dévoré cette histoire en seulement un week-end, happée par la personnalité de Carmilla, ses aventures et ses frasques rythmées par ses rencontres toutes plus incroyables les unes que les autres. J’ai tellement accroché avec ce personnage que j’ai mis des jours, voire des semaines avant de me décider à lire La Déesse écarlate, de peur d’être déçue. J’avoue avoir un peu moins apprécié, en premier lieu car le personnage que l’on suit principalement est un jeune homme contemporain, et que l’on met du temps avant d’avoir la première apparition furtive de Mâra. La Déesse écarlate est de mon point de vue, beaucoup plus sombre et sanglant que Rouge Flamenco.

Rouge Flamenco parle d’une jeune femme dont l’enfance a été brisée par le décès de ses parents et son enrôlement dans un bordel à Alger. Carmilla est transformée contre son gré par un vampire, puis abandonnée lâchement. Elle s’en sort, soutenue par la Gitans, puis plus tard par Mâra. Scientifique dans l’âme, elle cherchera un moyen de fabriquer du sang synthétique pour se sustenter, puis vengeresse, partira à la recherche de son géniteur dans un but de retrouvailles sanglantes. La Déesse écarlate est plus ancré dans la magie, avec un jeune homme déraciné de l’Inde, mais qui devra retrouver ses racines pour accomplir son destin aux côtés de Mâra.

Le style d’écriture est très recherché, j’ai retrouvé le même perfectionnisme que dans le dernier roman que j’avais lu de cette auteure, Le Dernier vampire. La lecture reste cependant fluide, avec des descriptions qui permettent de très bien se représenter à la fois l’environnement visuel mais aussi l’ambiance qui règne dans ces mondes.

La couverture d’Anne-Claire Payet est absolument superbe et reflète très bien le mystère, la beauté et le sang versé dans ces deux romans.

Je ne peux que vous conseiller d’aller acheter cette anthologie, même si je le réserverais plutôt à un public aimant un style d’écriture un peu complexe avec une histoire mélangeant vampirisme et magie ancienne.

L’Opéra Macabre
Jeanne Faivre D’Arcier
Couverture : Anne-Claire Payet
Bragelonne

25€

About Fanny

Fanny est étudiante en finance à l’université.
Elle a toujours aimé lire depuis sa plus tendre enfance. Même si elle n’a découvert le style fantastique que depuis quelques mois, elle s’y est plongé depuis sans modération.
Certains diront qu’elle a une façon peu orthodoxe de lire, puisqu’elle commence toujours par le dernier chapitre – et ils auront raison – mais elle continue bravement à le faire à chaque fois (y compris les policiers !).

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