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L’Histoire de Capcom – 1983/1993 : Les origines

Tout(e) trente(quarante)naire qui a à un moment quelconque de son enfance / adolescence / jeunesse tenu entre ses mains le pad d’une consoles 8 ou 16 bits, ou qui avait la chance d’avoir près de chez soi une salle d’arcade doit – normalement – connaître le nom de CAPCOM.

En effet, la firme japonaise est quand même synonyme de certains des plus gros cartons des jeux vidéos depuis que ces derniers existent : des exemples ? Rien de plus simple.

Bionic Commando, Duck Tales, Ghosts’n Goblins, 1942, les Mega Man, la saga Street Fighter, etc. La liste est très longue.

Je sais, ça en fait du temps à claquer des pièces dans une borne d’arcade ou à triturer les manettes de ses consoles premières générations. Et c’est ça qui était bon !

Alors oui, certains vont dire que le passé doit rester dans le passé, et qu’aujourd’hui, rien ne vaut RE7 avec un casque VR sur la tête qui tourne sur une PS4 pro et un écran 4k (8k, même, pour les plus riches). C’est un point de vue. Mais j’avoue que pour ma part, je préfère (bien souvent) l’ingéniosité du gameplay des jeux de l’époque – qui devait compenser les capacités techniques des consoles d’alors, aux systèmes d’aujourd’hui, bien souvent clinquants mais pas super efficaces.

C’est donc avec délectation que j’ai pris le temps de me lancer dans la lecture du bouquin, empruntant, un sourire aux lèvres, le chemin de mes plus anciens souvenirs vidéoludiques.

Déjà, le livre est superbe : grand format, papier glacé, 300 pages. On en a pour son argent.

Il est architecturé chronologiquement. C’est à dire qu’on commence aux débuts de CAPCOM et on traverse les dix premières années de la firme en compagnie des narrateurs. Mais, comme le livre est extrêmement bien chapitré, il est possible, lorsqu’on n’a, par exemple, qu’une petite dizaine de minutes de disponibles dans nos journées de dingues, d’aller chercher le nom d’un jeu dans la table des matières et d’aller consulter tranquillement les pages qui lui sont consacrées. Nickel. D’autant qu’évidemment, la tentation est forte d’aller confronter ses propres souvenirs autour d’un jeu avec la « réalité historique » (je l’ai moi-même fait avec 1942 et Ghost, par exemple).

Et j’en arrive à la deuxième force de l’ouvrage : l’extrême précision de sa documentation.

Et cela se ressent dès les premières pages. Les auteurs (d’ailleurs, la liste des références en fin d’ouvrage en est la preuve) ne se sont en effet pas contentés de compiler les informations grand public que tout à chacun est capable de trouver en deux clics de « Ok Moogle » – référence Burger Quizz inside, mais bien d’effectuer un véritable travail d’investigation et de compilation. Chaque présentation de jeu bénéficie donc de l’apport de moult détails qui permettront à ceux qui se considèrent comme calés dans l’histoire du JV d’apprendre plein d’anecdotes sur leurs titres préférés. Quant à ceux qui auront la chance de découvrir l’univers de CAPCOM grâce à cet ouvrage, ils ne seront pas déçus !

J’ai, à titre personnel, appris nombre de détails sur certains de mes jeux fétiches (bon, hormis la saga SF, mais j’ai eu la chance de traduire le splendide ouvrage de Steve Hendershot qui y est consacré, donc ça ne compte pas).

Ce livre est une véritable bible, qui conviendra autant aux vieux routards de l’histoire des jeux vidéos qu’aux nostalgeeks qui ont envie de se replonger dans l’époque de leur jeunesse où ils arpentaient les salles d’arcade en surveillant les High-Scores de certaines bornes.

Une vraie réussite ; un ouvrage qu’on feuillettera toujours avec autant de plaisir, même après l’avoir dévoré une première fois.

L’Histoire de Capcom – 1983/1993 : Les origines
Editions Pix’N Love
2018

Eldricht Tales

A propos de Philippe Pinon

Trublion de 47 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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