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Les Rues d’Arkham – Fantasy Flight Games France

Lovecraft.

Si ce nom ne vous est pas inconnu, alors vous devez avoir une idée du style de jeu dont je vais parler.

Les Demeures de l’Épouvante est un des jeux de FFG qui, à mon sens, exploite le mieux la licence autour de Cthulhu. La première version, qui date maintenant de plusieurs années, proposait à un groupe d’investigateurs d’aller enquêter autour d’indicibles mystères sous la houlette d’un d’entre eux, qui tenait plus ou moins le rôle de Meneur de Jeu.

Le jeu était excellent déjà dans cette première mouture, mais possédait, à mon sens, deux défauts importants :

  • Une mise en place longue et fastidieuse
  • Un des joueurs jouait « contre » les autres dans le sens où il avait un rôle bien à part.

Quoi qu’il en soit, cela ne m’a pas empêché, à l’époque, d’acheter la boîte de base et deux extensions :).

La seconde version gomme tous les défauts de sa grade sœur. Car l’idée géniale de cette deuxième mouture, c’est d’avoir remplacé toutes les tâches fastidieuses par une application – gratuite, évidemment !

Coup de génie !

Car, en plus d’une préparation réduite au strict minimum (choix des investigateurs et préparation des pions/cartes), la tablette assume – parfaitement – le rôle de narrateur.

Bref, vous l’aurez compris, les Demeures de l’Épouvante V2 est un must have absolu pour tout fan le Lovecraft.

Qu’en est-il de cette extension ?

Même si les scénarios du jeu de base couvrent déjà pas mal d’aspects différents, Les Rues d’Arkham fait sortir les explorateurs pour leur faire explorer LA ville mythique de l’univers de Lovecraft.

Les scénarios, au nombre de trois, permettent aux investigateurs d’avoir « la chance » de se retrouver baladés de coins sordides en ruelles macabres et autres laboratoires dégoûtants qui font la réputation de la ville. Comme d’habitude, les scénarios sont classés par ordre de difficulté de de durée, permettant de savoir où on met les pieds. Attention, cependant : la durée est légèrement sous-estimée.

Jouant avec nos enfants, nous avons opté pour le premier scénario – le plus simple et le plus court.

Évidemment, avec toute nouvelle extension, nouveaux investigateurs, nouvelles tuiles, nouveaux monstres. Ici, en plus, introduction d’un nouvel élément pour les investigateurs : les élixirs, qui permettent à ces derniers d’augmenter une de leur caractéristique pour le reste de la partie et ainsi de se spécialiser encore plus dans un domaine où permettre à l’inverse de combler une faiblesse de leur personnage.

Une fois le choix des investigateurs effectués, il n’y a qu’à lancer l’application et laisser la magie de la tablette agir…

Introduction parfaitement narrée, appuyée d’images fortes en contexte. Un régal pour l’immersion. L’application gère parfaitement tout, que ce soit la pose des tuiles au fur et à mesure des découvertes des joueurs ou tous les autres éléments.

Un véritable bonheur ludique.

Sauf pour les investigateurs ! Oui, parce que, il faut l’avouer, les scénarios sont relativement retors et demandent une bonne synergie de la part des joueurs afin d’éviter au maximum les pertes de temps (précieux s’il en est !)

C’est le seul « bémol » de jouer avec des enfants 🙂 Ils sont certes fascinés par la tablette et se battent tous pour pouvoir la tripoter, mais ce ne sont pas des parangons d’efficacité !

Bilan des opérations, après quatre heures de lutte acharnée à tenter de venir en aide à cette prof de l’université pour mettre au point [… nan je ne vous le dirai pas !…], nous sommes tous morts comme des vieilles crottes, non sans avoir vaillamment combattu et tenté de résoudre certaines nouvelles énigmes visuelles proposées par la tablette.

Vous l’aurez donc sans doutes compris, je suis fan. Je l’étais déjà de la première version du jeu, je le suis encore plus de cette seconde itération et de la tablette.

Fantasy Flight Games France réussit, avec cette gamme de Les Demeures de l’Épouvante un parfait sans-fautes que j’espère voir perdurer dans le temps !

En gros, vivement la prochaine partie (entre adultes, peut-être ? 😉 )

Eldricht Tales

A propos de Philippe Pinon

Trublion de 47 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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