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LES METIERS DE LA MUSIQUE : entretien avec Loïc Degemer, photographe

On fait parfois des rencontres surprenantes dans les pits photo, et lorsque j’ai rencontré Loïc au Download Festival j’ai tout de suite senti quelqu’un de talent derrière son aspect réservé et professionnel. Un excellent photographe qui en dit peu mais qui propose toujours un regard juste et éclairé sur ce qu’il voit.

eMaginarock : Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à ces questions. Pourrais-tu tout d’abord te présenter, et nous expliquer comment tu en es venu à la photo, et plus particulièrement la photo de concert ?

Loïc : C’est étrange de répondre à cet interview car je découvre le milieu de la photo de concert maintenant depuis 3 ans et vraiment j’en suis dingue. Je fais de la photo depuis 10 ans et j’ai eu l’opportunité de couvrir le festival Chorus et le site web pour lequel je shootais à beaucoup aimer et depuis il me fait confiance. Alors je couvre essentiellement les festivals comme Solidays, Rock en Seine, Downlaod et la Mecque du festival le HELLFEST.

eMaginarock : Comment travailles-tu, quel matériel utilises-tu ?

Loïc : Je shoote avec deux boitiers Canon 7D Mark II et 7D avec des optiques qui vont du 17-55 / 2.8 de chez Sigma au 24-70 et 70-200  de chez Canon. En photographie, il faut savoir s’adapter à ton environnement et c’est encore plus vrai pour la photo de concert. Tu ne connais jamais à l’avance les conditions, éclairage, espace, pluie…tout ce qui fait le charme aussi de notre métier. Donc un peu comme un caméléon je m’adapte à mon environnement. Mais au regard ma jeunesse dans le domaine, je pense que j’ai encore beaucoup à apprendre.

eMaginarock : Comment travailles-tu en post-prod ? Quel logiciel utilises-tu ?

Loïc : Je fais très peu de post-prod pour deux raisons. La première est que je dois appréhender les différents logiciels que j’ai. Je dois utiliser peut-être 25% des capacités. Ah oui j’ai la suite Adobe (Lightroom, photoshop…). La deuxième aussi un manque de temps…car j’ai beaucoup d’activité en dehors de la photo J.

eMaginarock : Comment considères-tu ton boulot de photographe live ? Quelle est la vision qu’en ont les gens ?

Loïc : D’une part je me considère comme un privilégié du fait d’assouvir une passion la musique et d’exercer un métier qui me donnent des frissons à chaque fois. Et c’est là que je m’aperçois que j’aurais dû faire un choix beaucoup plus tôt afin de mon consacrer exclusivement à la photo.

Mais pour moi cela reste encore une passion alors que je rencontre beaucoup de photographe qui ont vu « leur métier » évoluer à une vitesse folle et surtout il s’est paupérisé. Mais là c’est un autre sujet.

eMaginarock : Quelle est la plus grosse claque que tu te sois pris sur un live (en tant que photographe) ?

Loïc : La dernière grosse claque, que je réfléchisse… : lorsque tu m’as claqué le dos au Hellfest. Je plaisante. Franchement, elle est toute fraiche, c’est John Carter and the Rattlesnakes au Hellfest.

La Warzone était dans un état de volcan avant une éruption. Non il n’y a pas d’image sexuel dans ce que je viens de dire.

eMaginarock : Et a contratio quel est ton pire souvenir (en que photographe) ?

Loïc : Heu, sans hésiter l’année dernière à Rock en Seine sur un groupe d’éléctro que je ne nommerai pas. Limite, on aurait éteint la lumière c’était pareil.

eMaginarock : Le média pour lequel tu travailles te laisse-t-il toute latitude sur tes photos et tes choix de concert ?

Loïc : Je bosse essentiellement pour un média généraliste, donc je fais surtout du festival et commence à faire les « grosses scènes ». Mais je suis fier d’avoir pu faire entrer le métal via le Hellfest de façon régulière.

eMaginarock : Comment fais-tu pour mener tes activités professionnelles et la photographie de front ? Car c’est tout de même un gros travail !

Loïc : Comment je fais pour tout mener de front, c’est simple je ne dors pas… Comme beaucoup de photographe, j’ai de la chance d’avoir une femme qui me laisse vivre mes passions dont celle-ci.

Tant que j’arrive à tenir le rythme et surtout prendre toujours du plaisir, je continue. Et j’aurais bien le temps de me reposer plus tard. Mais je réfléchis quand même à faire du temps partiel pour avoir plus de temps à consacrer à la photo en général.

eMaginarock : Fais-tu d’autres types de photographie que du live ?

Loïc : J’ai commencé la photo par le sport. J’ai toujours fait du sport depuis mon plus jeune âge et je continue encore. C’est tout naturellement que j’ai réuni mes deux passions.

Je travaille essentiellement sur les sports d’eau (natation, waterpolo, surf, kytesurf). Dès que je peux quitter Paris, je suis à la mer et je shoote…

eMaginarock : Comment vois-tu le milieu musical actuel depuis les pits ? Est-ce difficile pour les groupes de se faire une place ? N’y a-t-il pas trop de groupes et pas assez de scène ou de public ?

Loïc : Je n’ai pas assez de recul pour pouvoir répondre à cette question sans dire d’ânerie ou des lieux communs alors next.

eMaginarock : Merci d’avoir pris le temps de répondre à ces questions et à bientôt au détour d’un pit photo !

À propos Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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