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Le prince des dragons – Aaron Ehasz

Je dois commencer cette chronique par un aveu, je n’ai jamais regardé Avatar : le dernier maître de l’air (ou peu), simplement parce que je n’ai jamais eu le courage de rattraper toutes les saisons (sans parler de la suite avec Korra).

Pour me huer, prenez un ticket, comme tout le monde.

Et rien ne me prédestinait  à regarder la nouvelle création de Aaron Ehasz (Scénariste sur le dit Avatar), en collaboration avec Justin Richmond (le papa du jeu vidéo Just Cause 3). Et puis, patatras, insomnie… Le carrousel Netflix défile sous mes yeux…

« Tiens, une nouvelle série d’animation ? », un format assez court donc, et juste une saison de 9 épisodes.  Je clique, sans conviction, pensant surtout à aller dans les bras de Morphée, mais je ne m’attendais pas  à faire une nuit blanche…

la référence ultime…

Un monde complexe qui  (se) fait plaisir

Le synopsis se déroule dans un monde fantastique ou la magie est régie au travers des 6 sources primaires :

  • La Lune
  • Le Soleil
  • Les Étoiles
  • La Terre
  • Le Cinquième Éle…Heu… Le Ciel
  • L’Océan

Et puis les humains, qui n’avaient visiblement pas assez à boire et à manger dans la liste, découvrirent la Magie Noire. Une magie qui repose sur l’absorption des essences des autres magies.

Les elfes et les dragons, horrifiés par cette dernière, décidèrent de virer les humains du territoire façon  huissier de justice à la fin de la trêve hivernale. Le continent est maintenant divisé en deux parties : le Royaume des Humains, à l’Ouest, et le Royaume Magique de Xadia, à l’Est.

Les humains s’en vont alors en guerre et tuent, grâce à la Magie Noire, le Roi des Dragons et son unique œuf, le Prince des Dragons #PlacementDeTitreOKLM.

L’Histoire se répète si on l’ignore…

Notre série commence donc dans le Royaume des humains, ou Ezran, Prince du Royaume, et Callum, son demi-frère, suivent les activités clichées d’un incipit assez insipide sous l’œil bienveillant de leur père : le Roi Harrow.

Cependant, dans la forêt entourant le château, le mal rôde, des Elfes de Sombrelune (#TheWitcher3) complotent contre le Roi, Callum et le petit prince, pour venir chez eux, et ce n’est pas vraiment pour leur serrer la pince. Ils font d’ailleurs un serment magique ne pouvant se rompre qu’une fois le Roi et le Prince Ezra morts…

Rayla, l’une des assassines, a déjà brillamment fait capoter en partie la mission en ne pouvant tuer un péquenaud qui les a vus et qui a délié sa langue auprès des autorités locales, renforçant de ce fait la sécurité du Roi et tentant même une contre-attaque avant que les Sombrelunes lancent l’offensive la nuit suivante.

Nuit de pleine Lune d’ailleurs, ou ce type d’elfe peut se voir doté d’une puissance accrue et d’une certaine invisibilité, leur proférant un avantage certain.(#SansBlague)

Ça va, c’est clair jusqu’ici ? Bon au pire, voici le trailer.

Comme d’habitude, je vous laisse le soin de regarder la suite 😉

des personnages un peu ctrl+c/ctrl+v

Même si, comme dit plus, haut je n’ai quasiment jamais regardé la série Avatar, je connais un peu les personnages, ainsi, vous vous doutez bien que le jeu des comparaisons est inévitable:

  • Callum peut être comparé à Aang, un jeune homme innocent qui découvre le monde qui l’entoure.
  • Rayla peut être comparée à Katara par son côté pragmatique et raisonné.
  • Enfin Ezra peut être comparé à Sokka par le côté comique.

De plus, comme dans Avatar, il y aura l’intervention notable d’un personnage possédant un handicap (Toph dans Avatar était aveugle), mais je ne vous en dis pas plus (comme d’habitude, mes chroniques sont des zones #SansSpoiler).

« moi ce que j’aime, c’est me lustrer la boule »

Aussi et comme dans Kaamelott, mais ça n’a rien à voir, la série est divisée en Livres, eux-mêmes divisés en chapitres. Le premier Livre est celui de la Lune et on espère avoir beaucoup plus par la suite.

Le scénario est captivant, avec une intrigue très simple, mais très efficace qui sera à la fois une quête noble et initiatrice pour nos héros. Et même si les héros en questions sont un peu clichés, les méchants, eux, ne sont pas en reste ! D’ailleurs, méchant serait péjoratif, on parlera plus ici d’antagoniste puisqu’ils ne sont pas « méchants » à proprement parler: ils sont humains et ils sont persuadés de faire ou de suivre le bon choix, ils poursuivent la même quête que Callum & Co, mais pour un but complètement différent. Et c’est ça qui fait un opposant crédible dans une histoire: c’est son humanité…

De grosses qualités et quelques défauts

Côté qualité on notera toute la démarche et direction artistique du projet avec un univers aussi vaste: C’est beau, ça chatouille les mirettes et surtout cette première partie se passe dans un endroit très quelconque, d’où ce sacré tout de force !

D’ailleurs, le dessin est de la 2D assistée par ordinateur, l’effet fait penser à du Cell-shading, mais on obtient plus un résultat à la Bordelands (dit « de la vache pourpre« , si si, c’est même une théorie Marketing #DéformationProfessionnelle) ce qui donne ce résultat si beau pour nos yeux.

L’humour présent est aussi une qualité de la série qui l’exploite intelligemment, ni trop lourd, ni too much.

La VF aussi est à souligner, elle n’est pas mauvaise et on retrouve encore une fois l’inépuisable Emmanuel Curtil qui double le mage Viren (par contre j’ai été incapable de trouver une page des voix de la VF). En anglais, seule la comédienne de doublage Paula Burrows et son fort accent (Irlandais? Écossais?) dénotent de voix plus classiques.

Gros défaut cependant, l’animation saccade parfois (comme dans le trailer ci-dessus),  ce qui casse complètement l’immersion, fort gênant dans un Univers ou elle permet une meilleure suspension consentie de l’incrédulité…

Visiblement, la magie est sponsorisée par Apple…

Bref, vous serez facilement séduit par Le Prince des Dragons avec un Univers vaste, des personnages non manichéens et surtout ce petit arrière-goût d’Avatar très agréable au palais.

Note: Avatar/20

The Dragon Prince

Créé et écrit par Aaron Ehasz et Justin Richmond

Réalisé par Villads Spangsberg et Giancarlo Volpe

avec Jack DeSena, Sasha Rojen, Paula Burrows

Netflix 2018

Eldricht Tales

A propos de Loïc Piquet

Passionné d’étymologie, d’infos insolites, de marketing, de foot, de théâtre, de cinéma d’action/science-fiction, de jeux-vidéo et sérivore quand le temps me le permet, je veux transmettre mes passions, parce que seul, bah…Sinon ça serait naze. Poseur de questions existentielles devant la stupidité (du genre, les pingouins ont-ils des genoux ? Combien pèse Internet ?), je sais néanmoins apprécier les choses simples comme une glace vanille/pistache… Au bord d’un transat… à l’Île Maurice…

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