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La Nuit des Voleurs – Edge Entertainment France

Edge est un éditeur qui m’est cher. Non seulement, l’équipe française est de grande qualité, mais les jeux qui sortent chez eux sont, pour la plupart, ceux qui me parlent le plus. Et pourtant, même si je suis régulièrement le calendrier de leurs sorties, je dois avouer que La Nuit des Voleurs était passée sous mon radar.

Quelle ne fut donc pas ma surprise en découvrant ce jeu à la couverture intrigante et correspondant à un univers qui me sied parfaitement. Il fallait donc que je sache de quoi il en retourne.

Le pitch

Dans La Nuit des Voleurs, chaque joueur incarne un voleur (oui, c’est logique, je sais), dont le but ultime est d’aller voler le joyau conservé das le palais situé au centre de la ville et de sortir de cette dernière sans sa faire attraper par les gardes – qui ne manqueront pas de l’envoyer au cachot après avoir récupéré le joyau en question, ou de se le faire dérober par un des autres voleurs.

Le tout en temps limité. Tout en slalomant au milieu des gardes et en évitant les chausse-trappes de ses adversaire. Facile, hein ? 🙂

Le matériel

C’est une litanie, certes, mais chez EDGE, le matériel est toujours de qualité. Plateau, cartes, figurines, pions, tokens. Tout y est. Rien à dire. Bon, le seul reproche (et systématique), c’est l’inutilisation totale de l’espace de la boîte qui ne permet pas de ranger correctement le jeu après usage. Mais c’est une règle chez l’éditeur US, apparemment : ne rien prévoir :).

La mise en place est relativement simple. Le plateau de jeu représente la ville dans laquelle vont évoluer les voleurs. Les gardes sont placés, ainsi que le fameux joyau  – au centre du palais fortement surveillé, il ne faut pas déconner non plus ^^, les cartes Événements (un par tour pioché, qui a une influence sur tous les joueurs) et la pioche de cartes actions.

Chaque joueur choisit alors le malandrin qu’il va interpréter (chacun d’eux disposant d’un pouvoir particulier – du sympa au plutôt anecdotique), pioche ses cartes de départ, et, en gros, on est prêts.

C’est velu, ou simple ?

Simple. Et bien pensé. Chaque joueur dispose donc de cartes Action (celles qu’il a au départ plus celles qu’il va piocher à chaque tour) et de Points d’Action (symbolisés par des kubenplastique). Il y a une phase de « préparation d’ordres », qui se fait en simultané, et protégé par un écran individuel dont chacun dispose.

Chaque joueur dispose au départ de 10 PA, qu’il choisit de répartir comme il vaut sur une/des carte(s) Action qu’il va vouloir jouer ce tour. Une fois cette détermination achevée, les paravents sont retirés, déchirés et brûlés comme dans un Legacy (non, je déconne pour les deux derniers points) et la résolution des actions se fait par ordre décroissant. Donc plus on investit sur une action, plus on a de chances d’agir en premier, mais moins, du coup, on peut effectuer d’actions.

D’où dilemme de prise de décision. Et c’est ça qui est bon !

D’autant que non seulement il faut jouer contre ses petits camarades, mais aussi contre les gardes dont l’initiative est déterminée au d8 en début de tour (ou presque toujours ^^).

Il faut rajouter à cela certains événements aléatoires liés au ramassage de pions objectifs placés au zazard sur le plateau en début de partie qui ne simplifient pas la vie des voleurs.

10. C’est le nombre maximim de tours dont disposent les joueurs pour atteindre le joyau !

5. C’est la nombre de tours toujours maximium dont ils disposeront pour s’échapper de la ville avec leur précieux butin. Autant dire que la tâche va être ardue d’autant que :

  1. Un quartier est tiré au hasard. Et c’est seulement par les portes de ce dernier que le joueur pourra s’échapper
  2. Des capitaines viennent rejoindre les gardes dans le quartier de sortie (faut pas déconner, on va pas vous simplifier la vie, tout de même)
  3. Les cartes Événement changent, et ils sont moins cléments pour les joueurs
  4. Les gardes sont en alerte et repèrent de plus loin

Oui, ça fait beaucoup, d’autant qu’il ne faut pas oublier que les autres joueurs vont tenter de vous piquer le bijou, de vous mettre les gardes dans les pattes et toute cette sorte de gentillesse !

La Nuit des Voleurs est un excellent jeu, injustement passé « sous silence » lors de sa sortie. Sous un aspect très accessible, il recèle des finesses qui en font un jeu où il faut bien préparer ses actions et ne pas se mélanger les pieds si on veut espérer devenir riche.

En gros ? C’est du bon !

 

Eldricht Tales

A propos de Philippe Pinon

Trublion de 47 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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