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La Cité Infernale – The Elder Scrolls T1 – Greg Keyes

Les adaptations de jeux-vidéos ont le vent en poupe, notamment avec Milady qui publie les licences Assassin’s Creed, Halo, DragonAge, The Witcher,… C’est cette fois au tour de Fleuve Noir de nous proposer un roman inscrit dans l’un des univers de fantasy les plus connus et les plus vendus au monde : The Elder’s Scroll. Le joueur que je suis se souvient parfaitement de Morrowind, d’Oblivion, et du très récent Skyrim. Autant de jeux placés dans un univers impressionnant de réalisme et de profondeur. Qu’allait donc bien pouvoir donner un roman au sein de Tamriel ? Telle était la question lorsque j’ai poussé la couverture de ce roman.

Cette couverture justement, réalisée par Paul Youll est parfaitement dans le ton de ce qu’un amateur de ces univers aimera. En effet l’aspect grimoire ancien, la vision de la Cité légèrement passée au niveau des couleurs donne un rendu impressionnant à l’ensemble. Une œuvre d’art s’il en est.

La présentation de l’éditeur nous en dit plus sur ce premier roman d’un série que je ne peux qu’espérer longue :

Quarante-cinq ans après les événements d’Oblivion Tamriel est un immense continent peuplé par différentes races et gouverné par une autorité impériale. Une cité flottante, Umbriel, menace ses habitants. Là où elle passe, les gens disparaissent puis reviennent d’entre les morts…
Un groupe de héros se réunit pour sauver leur royaume : un prince légendaire qui porte un terrible secret, un espion sur les traces d’une conspiration, un mage obnubilé par son désir de vengeance. Et Annaïg, une jeune femme sur laquelle repose le destin de Tamriel…

Le simple fait de voir apparaître Greg Bear en tant qu’auteur de ce roman m’aurait poussé à le lire. Déjà célèbre et père de nombreux romans j’ai toujours apprécié son style et c’est donc avec plaisir que je l’ai lu nous plonger au cœur de Tamriel. Et le récit qu’il nous fait est en tous points réussi. Chacun des protagonistes principaux du récit  est un modèle de jeu typique de la série mais le roman n’en est que plus intéressant, au final.

L’aventure décrite se situe après Oblivion, l’avant dernier jeu sorti et encensé par la critique et les joueurs. Le lecteur amateur de cet univers retrouve donc le monde qu’il connaît bien presque cinquante ans après les évènements l’ayant secoué. La description que fait Greg Bear de Tamriel est enchanteresse et correspond parfaitement à ce que le lecteur que je suis recherche après avoir joué : une retranscription qui me délivre les mêmes émotions que lors de mes parties. Et avec ce roman j’ai retrouvé le même plaisir subtil, grandissant au fil de l’aventure, d’une fantasy très réussie.

Clin d’œil spécial de l’auteur dans ses remerciements de début de roman, le nom d’Annaïg Houesnard y est cité et a servi d’inspiration pour le patronyme de l’héroïne. Celle-ci, pleine de bravoure, voire parfois d’inconscience, nous invite dans une aventure étonnante où la Cité aérienne va jouer le rôle d’échiquier d’un futur en perdition pour Tamriel.

Chaque élément du scénario est imbriqué de manière parfaite avec les autres et l’on sent bien que Greg Bear est un auteur expérimenté, un créateur d’univers aguerri,… Son style est limpide, simple à lire et pourtant suffisamment efficace fait des merveilles pour nous décrire la grande aventure d’Annaïg et de l’attachant Glim. La traduction de Guillaume Le Pennec est pour sa part très réussie avec peu voire aucune faute de style ni de coquilles. Du travail très réussi de sa part qui fait réellement plaisir à lire.

La Cité Infernale est le premier tome de ce que je ne peux qu’espérer être une longue série. Réussi de bout en bout, ce roman invite le lecteur à vivre au cœur de Tamriel, à découvrir une cité, un univers, des peuples. C’est là la définition que je donne à la fantasy : proposer de grandes aventures dans des univers étonnants au sein de romans grandioses. Mission réussie pour Greg Bear donc, comme vous l’aurez compris…

La Cité Infernale
The Elder Scrolls T1
Greg Keyes
Couverture de Paul Youll
Traduction de Guillaume Le Pennec
Fleuve Noir

13 €

About Thomas Riquet

Passionné de littératures de l’imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d’Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom.

Ce faisant il assure également la direction littéraire d’anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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One comment

  1. merci pour cet avis qui me pousse enfin à l’acheter 🙂

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