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Forward in Reverse – Dizzy Mizz Lizzy

Dizzy Mizz Lizzy est un groupe danois de rock alternatif qui avait fait parler de lui au milieu des années 90. Ses deux albums Dizzy Mizz Lizzy (1994) et Rotator (1996) reçurent d’ailleurs un excellent accueil dans son pays d’origine. Vingt ans après, les voilà de retour avec ce Forward in Reverse, qui arrive en France un an après sa sortie européenne. On peut d’ailleurs se demander pourquoi, tant il possède de qualités musicales et mélodiques susceptibles de plaire aux amateurs de rock nerveux, puissant, nourri au grunge, au blues-rock, tout en voisinant parfois le stoner à la Queens Of The Stone Age, comme c’est le cas pour le riff de l’imparable I Would If I Could But I Can’t que l’on croirait avoir été composé dans un désert américain ou l’épais Terrified In Paradise au refrain qui reste immédiatement en tête. Il est indéniable que le son s’est radicalisé depuis le premier album et qu’il lorgne davantage vers le desert rock et le stoner qu’auparavant. L’instrumental Mindgasm en apporte une preuve supplémentaire dans la seconde partie du disque et nous prouve que le groupe a voulu se faire plaisir avant tout.

Néanmoins, on ne peut pas dire que le trio danois s’inscrive dans une mouvance, car il ne fait vraiment rien comme les autres, puisqu’il commence par un instrumental, l’excellent Phlying Pharaoh aux savoureuses distorsions proches du hard rock. Par la suite, le propos s’allège un peu avec Forward In Reverse qui lorgne du côté d’Alice In Chains, en plus pop-rock sur certains passages et que Something So Familiar explore un rock plus léger, tout en développant un côté mélancolique qui assombrit son propos. Une chanson prenante, sur laquelle la voix de Tim Christensen montre toute son expressivité. On le découvre à nouveau ses qualités sur la ballade Say It To Me Aniway, longue de plus de 7 minutes et qui clôt cet album d’une magnifique manière.

Pourtant, le moment incontournable de cet album demeure sans aucun doute possible le duo composé de Love At Second Sight et Make To Believe, deux bombes bourrées de groove, dont les riffs saturés portent l’auditeur jusqu’à un refrain, à chaque fois, irrésistible. Si la première est assez torturée, avec sa construction contrastée entre des couplets saccadés et un refrain limpide, la seconde nous cueille immédiatement par son rythme dansant avant de nous achever lors de son refrain porté par une guitare inspirée.

Au final, Dizzy Mizz Lizzy accouche d’une vraie perle, à mi-chemin entre le rock énervé, le stoner et le post-grunge, dont la production, impeccable et dynamique, met chaque titre en valeur.

Forward in Reverse
Dizzy Mizz Lizzy
Columbia
2016

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