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Five Finger Death Punch + In Flames + Of Mice & Men – Olympia – 4/12/2017

Il était une fois une petite fille qui tentait désespérément de rejoindre la salle de l’Olympia, pour aller admirer In Flames en live. Malheureusement une longue file d’attente  ne me permettra pas de découvrir le premier groupe de la soirée, Of Mice & Men. Bête et disciplinée que je suis, je me suis fiée à l’horaire des concerts dont le premier groupe était annoncé à 20h (selon le site de la salle !). Du fait, j’ai juste entendu les derniers riffs de ce premier groupe, sans avoir pu les découvrir sur scène.

La première fois, j’avais vu In Flames au même endroit en 2011, mais avec Trivium en première partie. Comment vous dire que j’attendais l’occasion de les revoir avec une certaine impatience. Voilà, c’est chose faite (Merci à qui de droit !).

20h15
Une intro 100% In Flames ! Au départ un rideau bleu laisse transparaître les musiciens qui se préparent derrière, puis laisse apparaître le nom du groupe en énooorme à la lumière rouge.
Dans un effet de fumée et une lumière rougeoyante le quintet suédois arrive sur scène. On se plaint souvent de ne pas voir souvent les batteurs dans les groupes. In Flames a la solution ! Pourquoi ne pas surélever le batteur et le clavier directement ? Voilà c’est fait. Et tout rentre dans l’ordre. Enfin presque. C’est sans compter les grandes personnes qui font tout pour me cacher la vue sur scène ! Bande de vilains ! Du coup je tente de reculer au bout de quelques morceaux pour essayer de mieux voir (l’Olympia est une salle pratique pour ça… un peu descendante vers la scène, ce qui laisse aux personnes petites comme moi la possibilité de voir au moins une ou deux têtes de zikos) mais je n’avais pas vu que d’autres personnes étaient rentrées dans la salle entre-temps. Bon tant pis, je reste à ma place et j’essaie d’observer ce qui se passe sur scène. C’est un set assez court d’ailleurs, à peine une heure et cela donne l’opportunité à Anders d’annoncer qu’il essaiera d’éviter les longs discours car en France les salles aiment la ponctualité… Oh que oui !

Le groupe, chaud comme la braise, fait son show en bonne et due forme. Les growls et les riffs ravageurs ont pris place sur les planches de l’Olympia. Le parquet tremble sous les cris des amplis et la tension monte de plus en plus. La chaleur aussi…

 

Autrement dit, la salle bats son plein jusqu’à la fin de ce set explosif. Un peu trop d’ailleurs : devenus bien trop bruyants et presque inaudible durant les derniers morceaux, je dois malheureusement quitter la salle avant de perdre mon ouïe. En effet, je commence à ne plus reconnaître les morceaux. Je me ferais une séance de rattrapage à la maison… L’occasion arrive donc de prendre une bière au bar en écoutant de loin la suite du set, puisqu’ici il faut « attendre l’entracte pour avoir le droit d’aller prendre l’air dehors ».

21h10
Le fumoir improvisé est désormais ouvert, aux portes de la salle. Désolée pour les non-fumeurs, vous ne pourrez pas profiter de l’air frais. En revanche si vous souhaitez être défoncé à la weed en 5 minutes, c’est possible. Et ce sous les yeux éteints des vigiles qui ne voient rien. C’est donc parqués comme des petits moutons que nous autres, joyeux fumeurs de clopes, nous attendons la fin de l’entracte pour nous entasser à nouveau dans une salle préchauffé à la sueur suédoise.

Dernière ligne droite avant le (petit) set festif de Five Finger Death Punch, il faut re-rentrer dans la salle (très français, n’est-ce pas ?). Avec nos jolis tickets griffés L’Olympia ET notre place. Fin stratège pour limiter les fraudes (?). Enfin bref, plus la soirée passe, moins j’ai envie de revenir dans cette salle parisienne pourtant mythique.

21h50 !
Tout commence par des riffs punchy supportés par un chanteur plus qu’en forme pour assurer un show Rock’n’Roll comme sait si bien le faire 5FDP ! Au deuxième morceau, Ivan Moody, le chanteur, demande au public de jumper et ce dernier ne se laisse pas prier. L’ambiance est posée, les lights suivent le rythme de ce début de show effréné.
Fait relativement rare pour être notifié : le batteur étant surélevé lui aussi je pourrais enfin dire « j’ai vu le batteur !! »

Five Finger Death Punch, ou l’ami des enfants traumatisés d’avoir été invités sur scène sans y avoir été préparés. Petite boutade pour ces pauvres petits qui ne s’attendaient pas vraiment à rejoindre le chanteur sur scène pour deux morceaux acoustiques. Les pauvres ont fini en pleurs sans savoir vraiment pourquoi. La pression du live sûrement. Encouragés par Ivan et planqués derrière le pied de micro ils ont malgré tout assuré le show !

Le set se poursuit avec un morceau groovy et entraînant digne des plus belles soirées electro-goth. Oui ça m’y a fait penser, juste comme ça sur le moment. En revanche la double pédale à une fâcheuse tendance à gâcher un peu le morceau, à moins que ce soit moi qui n’entende plus rien à cette heure-là. Mais globalement je vois les musiciens jouer mais, malheureusement, leurs instruments sont mangés par cette rythmique vorace. Dommage le morceau est plutôt bon à l’origine. Ça sent la fin de set, mais il leur reste encore quelques flèches à leurs arcs et ce n’est pas pour me déplaire ! Un show qui se termine comme il a commencé : dans la joie et la bonne humeur !
Je les avais découverts au Download Paris, et été déjà très satisfaite de leur prestation. Celle de ce soir me paraît bien au-dessus : je ne regrette pas du tout cette petite soirée !

Pour résumer : beaucoup de râleries (justifiées) sur l’entourage du concert, mais de très bonnes prestations sur scène. Il fallait bien y trouver un avantage. Que dire de plus ? Une affiche du tonnerre qui a fait beaucoup de bruit ce soir jusqu’à peut-être réveiller les fantômes de ce lieu historique !

Photographie : Yann Charles

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A propos de Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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