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Finis Ixion _ Gohrgone

Deux ans après la sortie de leur premier album intitulé A Divinis, le groupe de metal parisien Gohrgone revient en force avec l’excellent album Finis Ixion. Signés chez Great Dane Records, le quintet francilien nous transporte vers un death metal bien lourd et sans concessions !

Allons de ce pas, découvrir chacun des morceaux de Finis Ixion :

L’album débute sur une petite intro nommée Styx Awaits.

Une entrée en matière plutôt mystérieuse, avec un sample inquiétant qui laisse présager une ambiance sombre et malsaine. Jusqu’à ce que la fin de Styx Awaits annonce un growl bien graveleux qui s’étalera jusqu’à l’intro du morceau suivant The Ember Grave. Un début de morceau lourd avec un riff de guitare bien accrocheur qui groove par la suite lorsque les parties de batterie s’altèrent.

La ligne de chant arrive et là le groove est d’autant plus dominant. Un débit intéressant qui donne envie de bouger la tête dans tous les sens.

Quelques allés retours sur les grattes avec un cri presque black metal, pour revenir ensuite à un chant bien plus death, grave et maîtrisé. Surviennent par la suite des parties de batterie riches et forts sympathiques. Ça blast et c’est cool !

Un rythme soutenu qui abimera sans doutes quelques cervicales en concert. Les tapis de double sur les refrains accentuent la puissance du morceau.

En conclusion voici une mise en abîme plutôt réussie pour commencer l’écoute de ce nouvel album.

C’est au tour du morceau Cursed Wind, titre plutôt accrocheur ! Le groupe a sorti son clip avec cette chanson très récemment (24 juillet 2017). Je vous laisse le découvrir. Le clip a été confectionné par Eddy Pelletier, guitariste de Gohrgone.

Dès l’intro, la lourdeur des riffs se fait sentir qui est par la suite, rejoint par une batterie en mode « rouleau compresseur ». Encore une fois les parties batterie sont très intéressantes.

Le son des instruments est vraiment très bon. Une production et un mix bien cools même si ce genre de production assez moderne n’est en général pas ma came. Mais revenons sur le titre Cursed Wind. Une intro qui pulse donc, qui laisse place à un côté bien groovy une fois encore. Ce morceau me fait penser à une course folle où l’on se bat pour sa survie.

Un morceau bien inspiré qui a pour ma part un côté At the Gates avec un growl profond et bien contrôlé. Les parties batterie sont encore une fois vraiment bonnes, le tout qui s’achève sur un sample bien ambiant et mystique.

Arrive Erynies Madus Operandi, une entrée qui n’est pas sans rappeler le morceau précédent. L’effet stéréo est utilisé à bon escient entre les deux guitares mais ce titre est, d’après moi, moins efficaces que les précédents.

Après c’est peut-être aussi parce que je suis impatiente de parler du morceau qui suit, Finis Ixion, morceau éponyme de l’album.

Le titre éponyme est un morceau instrumental (choix plutôt audacieux), mais à l’écoute de celui-ci, il n’y a pas à dire, excellent choix les gars !

Le morceau commence sur un excellent sample, très typé SepticFlesh, qui se termine avec un « Ixion… » d’une voix murmurée, presque occulte. C’est alors qu’un son de guitare à la Dissection nous arrive en pleine face (album Storm of the Light’s Bane).

Bref, une superbe intro où ensuite la basse fait son entrée avec un très beau slide. Je trouve d’ailleurs que la basse est beaucoup moins en retrait sur ce morceau (ce qui est plutôt cool, oui, c’est une ancienne bassiste qui parle/écrit).

En résumé, Finix Ixion est un excellent titre qui en plus s’enchaine parfaitement avec celui qui suit (en même temps, tout est calculé chez les Gohrgone, faut bien ça !).

Deception’s Cloud a un son vraiment puissant, une lourdeur très efficace avec un riff qui d’entrée pourrait en faire headbanger plus d’un. La voix fait son apparition en accentuant la lourdeur du son et du riff d’intro. En outre, une grosse voix bien sauvage et efficace.

Le tout accompagné par une batterie bien rentre-dedans. Quelques petits harmoniques artificiels qui me font penser automatiquement à quelques vieux Machine Head ou encore à Gojira, qui sont très agréables à l’écoute.

Vient alors le titre Tartarus Punsihment. La machine ne s’arrête pas. La lourdeur est encore une fois toujours bien présente. L’envoi du parpaing dans la tronche serait la spécialité du groupe, et bien à l’écoute de A Divinis on pouvait d’ores et déjà le constater, mais suite à Finis Ixion, il y a en effet plus de doutes sur la question.

Pour clôturer ce bel album, Tides of Despair, avec un côté limite black metal aussi bien dans le son de la guitare que dans la voix, le tout typé années 80/90, ce qui me fait penser à des groupes tels que Dark Funeral ou encore Mayhem et autres joyeusetés, avec même une influence black/doom vu le tempo du titre.

Au tiers du morceau, de nouveaux instruments, traditionnels cette fois, font leur apparition, amenant un côté acoustique à Tides of Despair. Du violoncelle et de la harpe apportent une sonorité très intéressante, avec un sample de fond où l’on entend le courant d’une rivière. Ce dernier morceau est vraiment d’une richesse indéniable, parfait pour clôturer cet album qui d’après moi est une belle réussite.

Leur premier album A Divinis, sorti en 2014, était déjà fort sympathique mais avec Finis Ixion, ils ont davantage marqué une nette évolution où brutalité et richesse musicale sont les mots d’ordre.

Je vous invite donc à aller de ce pas les écouter/découvrir si vous ne les connaissez pas, vous ne serez pas déçus.

Finis Ixion
Gohrgone
The Great Dane Records
2016

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