Accueil / Interviews / Entretien avec le groupe Backtrack Lane

Entretien avec le groupe Backtrack Lane

Les groupes de rock français sont somme toute assez nombreux, mais des aussi bons que Backtrack Lane c’est beaucoup plus rare. A l’occasion de la sortie de leur dernier EP, In Fine, et à quelques jours de leur prochaine date à Paris découvrez leur univers à travers cette interview :

eMaginarock : Pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous nous dire qui est Backtrack Lane ? Pourquoi avoir choisi ce nom ? Qui compose dans le groupe ?

Stey : Backtrack Lane c’est 2 fratries qui se connaissent depuis toujours. Le nom du groupe signifie littéralement “remonter la voie”. On puise beaucoup de nos influences respectives. Adrien le guitariste soliste compose, les autres arrangent. On est très ouverts sur les idées des autres, si un passage ne plait pas, on l’oublie. On marche un peu à l’unanimité pour les décisions artistiques.

Gui : Oui ça reste du rock! On est autodidactes, du coup on a jamais vraiment eu de ligne de conduite artistique “encadrée”. On se laisse porter par nos envies, nos sensations, c’est comme ça qu’on fonctionne.

eMaginarock : Quelles sont vos influences musicales ?

Raph: Pas mal de choses, ça passe des Foo Fighters aux QOTSA, en passant par Royal Blood. Des trucs plus vieux et classiques aussi. En gros ça passe du métal au classique. On est très ouverts.

eMaginarock : Quelle est votre coup de cœur musical de cette année ?

Raph : pour ma part c’est Frank Carter & The Rattlesnakes

Stey : Exactement, sur scène c’est énorme.

eMaginarock : Nous attendions une suite à l’album Black Truth & Whites Lies (2013), voilà qui est chose faite avec In Fine, un EP de 6 titres, sorti il y a quelques semaines. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? Comment s’est déroulée sa réalisation ? Qui s’est occupé de quoi ?

Raph : In Fine est clairement différent de BT&WL dans la structure et le style des morceaux, mais aussi dans les textes. On a fait quelque chose de plus spontané, plus « cru », et plus personnel dans les textes.

Stey : Nous sommes très fiers de cet EP ! Il marque un virage dans notre façon de composer. Contrairement à BT&WL, on a voulu un son plus épuré, des guitares moins modernes. Nous avons enregistré aux studio MidiLive (anciennement studios Vogue, qui ont vu passer Aretha Franklin, les Stones, Dutronc…) en banlieue parisienne. Etienne Clauzel était aux manettes. L’enregistrement s’est très bien passé. Nous avons ensuite fait le mastering au Canada.

Gui : Nous avons surtout enregistré live ! Ce qui est nouveau pour nous et différent de BT&WL. On voulait un Ep qui sonne plus comme nos live.

eMaginarock : Nous avons remarqué que l’artwork de votre nouvel EP est relativement différent du premier album, qui était plus graphique. Pouvez-vous nous expliquer ce changement ? Qui l’a réalisé et que représente cette photo ?

Stey : Cette photo a été prise en Islande. C’est Johanna Cabrit qui a réalisé l’artwork, comme pour BT&WL. Nous voulions une image moins graphique en effet, qui évoque plus une finalité, de par son caractère froid, naturel. Ca correspond bien au titre “In Fine” justement. Attention c’est du latin pas de l’anglais hein! On a déjà entendu sur une radio l’animateur dire “In Fine” plutôt que “In Finé”.

Raph : Nouveau projet, donc forcément nouveau visuel. L’idée c’est d’évoluer. On voulait quelque chose d’épuré, plus contemplatif, qui raisonne aussi avec le titre In Fine. On a sorti aussi des visuels uniques pour chaque single, avec une trame commune.

Gui : On voulait surtout de la couleur aussi, pour changer de BT&WL ou la pochette était en noir et blanc.

eMaginarock : Comment pourriez-vous vendre votre groupe en 3 mots, à ceux qui ne vous connaissent pas ?

Stey : FORT. EN. CHOCOLAT. Plus sérieusement: Puissance, Energie, Mélodie.

Gui : Energie, groove, fun pour moi. Fun pas dans la musique ou les paroles mais plutôt dans notre attitude sur scène et dans nos clips (Fifteen minutes et Breaking the Rules). C’est important de pas se prendre trop au sérieux je trouve.

Raph : Hélicoptère, moutarde et sonotone  !

eMaginarock : Nous arrivons à la question difficile : quel serait votre pire souvenir en live ?

Raph : Difficile de choisir entre la stagiaire qui shoote dans une multiprise et débranche deux amplis, la soirée pour une grosse marque qui part en vrille parce que l’orga était à la rue, une date où on a joué devant personne hormis l’autre groupe, ou encore l’organisateur qui nous file pas notre tune et qui nous la fait à l’envers avec la mauvais foi la plus spéculaire de l’univers…

Stey : Ce concert où on a fait pas mal de bornes et où il n’y avait que les gars de la première partie dans les spectateurs et 2-3 personnes qui étaient ivres!

Gui : Un concert à nos débuts dans un caf’concert de la capitale… où je suis tombé de la scène… (rires)

eMaginarock : D’ailleurs vous allez bientôt vous produire sur les planches du Bus Palladium (8 Juillet), comment appréhendez-vous cette prestation dans ce lieu mythique de la scène parisienne ?

Stey : On a hâte d’y jouer. Ca fait plus d’un an et demi qu’on a pas joué à Paris. On s’était concentrés sur l’EP et les dates en province et à l’étranger. Du coup ça fait très plaisir de revenir jouer à la “maison”. La Bus Palladium est une salle où nous avons déjà joué, c’est un endroit mythique des nuits parisiennes. On a hâte de faire découvrir aux parisiens notre nouveau set!

Raph : On est super excités! On a déjà joué dans cette salle et c’est toujours très chouette comme ambiance et rapport au public. Et puis après on va faire la bringue au bus donc c’est une bonne raison pour venir nous voir

eMaginarock : Merci d’avoir pris quelques minutes pour répondre à cette interview et à bientôt sur scène !

 

À propos Red Fox

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête et qui n’est pas toute seule dedans d’ailleurs… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

LES METIERS DE LA MUSIQUE : entretien avec Doro, photographe

Doro est la responsable photo d’eMaginarock et sévi également avec ses chroniques et ses interviews. ...

Watch Dragon ball super