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Entretien avec Ereb Altor au Cernunnos Pagan Fest X

Nous continuons avec nos interview réalisées dans le cadre du Cernunnos Pagan Fest X avec cette fois Ereb Altor qui prend le temps de répondre à nos questions !

Merci de bien vouloir répondre à nos questions. Pourriez-vous vous présenter ?

Tord : Je suis Tord, je joue la batterie.

Mats : Et je suis Mats, je suis le chanteur principal et je joue de la guitare.

Pourriez-vous nous en dire plus sur votre groupe ? Il semble que cela soit un mélange de beaucoup de choses avec du chant crié et du chant clair, des passages plus rythmiques et d’autres plus atmosphériques. Comment le décririez-vous et quelles sont vos influences ?

Mats : Pour moi, il y a vraiment une scandinavian touch, nous appelons ça du métal scandinave parce que ce n’est même pas comme si nous jouions du métal viking ou black ou du doom, nous voulons apporter tous ces éléments et créer une atmosphère plus que rentrer dans une catégorie spécifique.

Tord : Et je pense que les influences dépendent de chaque membre du groupe.

Mats : Nous aimons emmener le groupe dans différentes directions parce que nous n’écoutons pas les mêmes styles de musique, et je pense que c’est une bonne chose.

Est-ce que le nom Ereb Altor signifie quelque chose ?

Tord : Non, cela ne veut rien dire.

Mats : En fait ça vient d’un jeu de rôle qui existe seulement en Suède, c’est un genre de jeu comme Donjon et Dragon, et le monde où tout se déroule s’appelle Ereb Altor. Il y a longtemps nous jouions à ce jeu, moi et et Ragnar, donc en quelque sorte ça vient de notre jeunesse. Parce qu’en fait à la base nous pensions écrire des paroles plus fantasy, d’où le nom, parce que c’est un monde de fantasy, mais ça n’est jamais vraiment arrivé parce que nous avons commencé à y apporter de l’histoire et notre héritage suédois, mais nous avons gardé le nom.

Il y a deux corbeaux associés au nom, comme logo, que symbolisent-ils pour vous et pourquoi avez-vous choisi les corbeaux ?

Mats : Ce sont les corbeaux d’Odin. La symbolique avec les corbeaux c’est qu’ils ne peuvent pas exister l’un sans l’autre.

Oui, ils sont en couple pour la vie et ne se séparent jamais. [Note : les corbeaux sont des oiseaux monogames à vie, qui restent avec le même partenaire de couple pendant toute leur existence].

Mats : Donc ça vient de là.

Votre dernier album s’intitule Ulfven, ce qui signifie « loup ».

Mats : C’est une vieille orthographe suédoise, c’est une sorte de grand loup et il y en a beaucoup dans la mythologie suédoise. Il y a beaucoup d’histoires dans cet album qui s’intéressent à ces loups et à l’histoire et la mythologie de la Scandinavie.

Pourriez-vous nous en dire plus sur cet album ? Vous avez choisi de le chanter dans votre langue maternelle, pourquoi ?

Tord : Nous voulions essayer d’écrire des paroles et de chanter en suédois.

Mats : Les histoires ont toujours un lien avec notre héritage, même les chansons en anglais, parce que la moitié des chansons est en anglais et l’autre en suédois. Elles sont inspirées d’histoires qui datent du seizième ou dix-septième siècle ainsi que d’histoires viking, en quelque sortes nous avons mélangé des éléments de différentes périodes. Je lis des vieux livres qui parlent de créatures de fantasy, par exemple des gens qui se transforment en loup ou des choses comme ça, il y en a beaucoup dans notre mythologie. Nous avons le joueur de violon qui fait se noyer les gens etc…

Tord : Ils font peur aux enfants.

Mats : J’aime beaucoup ces vieilles histoires, ainsi que les histoires de fantômes. Nous les utilisions comme source d’inspiration et pour écrire nos propres histoires.

J’ai vu le clip de En synd svart som sot…

Mats : C’est une histoire comme nous en avons quelques unes en Suède, la mère tue son enfant parce qu’il est né hors mariage, ça se passait il y a des années. Elles ne disaient à personne qu’elles étaient enceintes puis elles tuaient le bébé, et le bébé n’avait pas de nom et il y a beaucoup d’histoires dans lesquelles ils reviennent sous forme de fantômes. Et ils veulent avoir un nom et être en paix donc ils reviennent hanter la mère. Ce sont des légendes vraiment effrayantes mais il y en a beaucoup dans notre histoire parce qu’être enceinte hors mariage était très grave.

Le clip de cette chanson mélange des images du groupe en train de jouer et deux personnes dans une forêt mystérieuses, comment avez-vous eu l’idée ?

Mats : Il s’agit de l’enfant et de la mère, l’enfant revient sous la forme d’un fantôme.

 

Pourriez-vous nous en dire plus sur la conception de ce clip ?

Mats : Nous voulions montrer dans le clip ce qui se déroule dans les paroles de la chanson. Nous ne voulions pas nous contenter de la musique et avoir aussi quelque chose de l’histoire dans la vidéo.

Avez-vous des anecdotes amusantes sur scène ?

Mats : Le bassiste a détruit trois chambres d’hôtel en une nuit !

Tord : Nous jouions à Stockholm et nous sommes rentrés tard à l’hôtel après avoir bu. Le bassiste a voulu prendre une douche mais il s’est endormi dans la douche, assis sur le trou d’évacuation… Alors quand il s’est réveillé au matin toute la chambre était inondée !

Mats : Ils frappaient à sa porte parce que les occupants de la chambre du dessous venaient se plaindre de l’eau qui coulait du plafond.

Tord : Donc ils ont dû refaire trois autres chambres, mettre un nouveau sol etc…

Mats : Je pense que c’est une histoire assez drôle.

Tord : Lui ne pensait pas que ça l’était.

Mats : Il m’avait envoyé un sms le matin pour me dire « Je n’ai pas de pantalon, je ne comprends pas ! ». Alors je suis venu lui parler, il a ouvert la porte, et c’était…

Tord : … comme dans un sauna.

Mats : Toute la pièce était pleine d’eau et ses vêtements étaient trempés. Moi je trouve ça drôle.

Quelles sont vos prochaines dates de concert ?

Mats : Nous allons à Oberhausen demain en Allemagne.

Tord : Et dans deux semaines nous allons à Malte pour jouer à un festival et nous avons aussi le festival Darktroll an Allemagne. Et nous avons aussi certains projets, mais ils ne sont pas officiels, donc…

Mats : …nous ne pouvons pas en parler.

Tord : Pas encore.

Mats : Cette tournée est la deuxième de l’année.

Tord : Avant celle-ci nous en avons eu une d’une semaine et demie mais juste en Scandinavie, Suède, Norvège et Danemark.

Quelle chanson préférez-vous jouer sur scène et pourquoi ?

Mats : C’est différent pour chacun je suppose… J’aime celles qui me permettent de faire une pause au micro pour garder de l’énergie pour la suite du concert. Mais une chanson que j’aime vraiment jouer, qui est issue du dernier album, c’est Av blod är jag kommen, qui est vraiment bien. Nous n’étions pas sûrs de la jouer au début…

Tord : J’étais sceptique au début mais aujourd’hui j’ai vraiment apprécié de la jouer. C’est probablement l’une des meilleures chansons.

Mats : C’est agréable d’avoir un mélange et de rendre le concert plus intéressant dans la diversité. 75% de notre musique est plus épique, mais si on y insère des moments plus rudes, le set sera plus intéressant.

Tord : Je suis d’accord. Et ça permet aussi de se reposer. C’est une bonne chose.

Mats : J’aime aussi jouer les chansons beaucoup plus vieilles, comme Myrding, issue du deuxième album, qui est l’une de mes chansons préférées.

Tord : Et c’est d’ailleurs la première fois que nous partons en tournée sans rien jouer du premier album.

Mats : Nous l’avons fait lors de la première tournée, nous avons joué By Honnor en introduction. C’est toujours plus difficile pour chaque album que nous sortons, nous devons laisser de côté certaines chansons. Parfois c’est triste. C’est comme ça que ça marche. Nous devons toujours nous concentrer sur le dernier album.

Tord : Oui, nous devons avancer mais aussi contenter les fans qui nous ont découverts sur les premiers albums, donc en quelques sorte c’est un mélange.

Ce n’est pas toujours facile de gagner sa vie quand on fait du métal. Comment gérez-vous cet aspect-là ?

Tord : Nous avons des familles, j’ai des enfants. Donc nous devons travailler. Presque tout notre temps libre, nous le passons en tournées, etc…

Mats : C’est un travail constant.

Tord : Nous pensons à notre groupe, la musique, le merch tous les jours. Il y a toujours quelque chose à évoquer. C’est vraiment très dur de gagner sa vie comme ça.

Mats : Nous serions vraiment très pauvres si nous quittions notre travail pour la musique.

Tord : Nous sommes payés, mais…

Mats : …ce n’est pas assez.

Tord : On ne peut pas nourrir sa famille avec ça. Je ne pense pas que j’aimerais partir sans cesse sur la route, parce que ça m’empêcherait de voir mes enfants pendant peut-être des mois.

Mats : Pour ça il faudrait faire peut-être 200 dates de tournée par an…

Tord : Ou faire beaucoup de festivals et être très bien payés. Mais personne ne peut savoir ce qui arrivera… C’est pour ça que nous avons un travail quotidien.

Un message à faire passer à vos fans ?

Tord : C’est ton tour…

Mats : Gardez la flamme vivante et invoquez les cornes !

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