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Entretien avec Boban, organisateur du Metal Days et du Winter Days of Metal

Les Metal Days, c’est un peu le Graal de tout métalleux, un festival où la journée il est possible de se poser sur une plage, ou d’aller se promener en forêt, et le soir de profiter des trois énormes scènes qui proposent une programmation franchement démente. Lorsque j’ai appris que Boban, organisateur de cet évènement de renommée désormais internationale venait à Paris pour une série d’interviews, je n’ai pas pu m’en empêcher et je suis allé lui poser quelques questions !

Bonjour Boban, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à ces questions. Pourrais-tu d’abord nous expliquer qui tu es et comment tu en es venu à organiser ces festivals ?

Je m’appelle donc Boban et je suis le propriétaire et l’un des organisateurs des Metal Days, mais également des Winter Days of Metal, leur pendant hivernal.

Comment définirais-tu ces deux festivals ?

Le Metal Days est un festival estival, au bord de l’eau, et proposant trois scènes. Le contraste entre les vacances d’été et les concerts donne un aspect intéressant. Winter Days of Metal est son pendant hivernal, avec la possibilité d’aller skier puis d’aller voir des concerts, cette fois-ci indoor car l’hiver est assez glacial en Slovénie !

Qu’est-ce qui, selon toi, fait la particularité des Metal Days, une part de leur magie et de leur succès ?

Je pense que l’emplacement, dans cette encaissement montagneux avec le lac, ou la forêt, jouent énormément sur le charme du festival. Ajoutons à cela le fait que le festival propose cent trente quatre groupes en une semaine (durée rare pour un évènement musical) et vous obtenez une alchimie qui séduit le public…

Comment se déroule la programmation ? Es-tu énormément sollicité ou bien as-tu le loisir de contacter les groupes que tu souhaites faire jouer ?

Comme tout festival ayant atteint une renommée internationale le Metal Days, comme le Winter Days of Metal, est extrêmement sollicité par le management des artistes, et lorsque j’établis ma programmation je dois absolument avoir en tête les goûts du public, pas seulement les miens. Je suis un métalleux pur jus avec mes groupes favoris, mais ce ne sont pas forcément ceux de tout le monde et je dois parfois faire des choix qui me paraissent cruels pour le bien être du festival.

On se rend compte au fil des années que de plus en plus de groupes français font partie de cette programmation. Pourquoi ?

La scène française est particulièrement riche et aussi étonnant que cela puisse paraître je la suis avec attention. Cette année de nouveaux groupes viennent, pour notre plus grand plaisir, enrichir le festival avec leur musique et il me semble évident que le but d’un festival est tout autant de mettre en avant les têtes d’affiche mais également de faire en sorte que le public découvre de nouveaux groupes !

Quel concept se cache derrière les Metal Days au final ? Juste un festival ou alors tu cherches autre chose ?

Les Metal Days ont commencé il y a quatorze ans en s’appelant Metal Camp. Puis un membre de l’équipe dirigeante est parti et nous avons dû changer le nom, ce qui en soi n’est pas très grave puisque l’esprit est resté le même : faire en sorte que le visiteur, le festivalier, ait accès à tout pour le prix de son billet. Lorsque vous achetez votre billet du Metal Days vous avez le camping d’inclus, ainsi que de nombreux services, tels que les sanitaires, que nous intégrons dedans. Cela nous semble évident que le public n’ait pas à dépenser de manière supplémentaire pour des choses évidentes et nécessaires ! Et je pense que c’est cette optique qui contribue au succès du festival : nous ne voyons pas nos invités comme des vaches à lait. Je fais en sorte que chacun d’entre eux se sente à la maison quand il vient nous voir, comme si je recevais chacun personnellement…

Quel mot pourrais-tu utiliser pour définir les Metal Days ?

Eco-friendly. C’est vraiment quelque chose que nous cherchons à mettre en place au fil des années. L’idée est de faire en sorte de réduire autant que possible l’impact écologique du festival et l’approcher autant que possible du 0. C’est un combat important et nous allons continuer à aller dans ce sens.

Merci Boban pour cette interview et je te dis à très bientôt sur ces Metal Days que j’ai vraiment hâte de découvrir !

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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