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D&D 5 – Monster Manual – Version française

Tout JdR se doit d’avoir son bestiaire. Et c’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit d’un univers médiéval fantastique. En effet, si les ruines, donjons et autres cavernes de vos aventures/campagnes/scénarios sont juste des enchaînements d’endroits déserts, vous joueurs risquent de se poser des questions sur l’intérêt de votre histoire.

D&D a toujours été connu pour la richesse de son bestiaire. Que ce soient les classiques Monster Manual I et II (un certain François Marcelas Froideval ayant d’ailleurs grandement contribué à ce second opus), ou l’extraordinaire Fiend Folio, las Maîtres de D&D n’ont jamais eu de mal à trouver créatures seyant à leurs histoires.

Ce Manuel des Monstres, donc, qu’en est-il ?

 

On retrouve à la tête de cette VF la même équipe que celle qui a officié à la trad’ du Player’s Handbook.

Ici, l’ouvrage « pèse » environ 350 pages. C’est con-si-dé-rable, d’autant que la masse d’informations contenue est hallucinante. Tout comme pour le PH, on retrouve la même qualité de finition : Couverture, reliure, papier, illustrations… franchement ?

Le travail éditorial autour du MM est absolument remarquable.

J’ai eu l’occasion, depuis « quelques » années, d’avoir entre les mains de nombreux ouvrages de JdR, et je dois dire que cette gamme VF de DD5 fait partie des toutes meilleures en terme de qualité de production. Les livres sont beaux, solides, et, malgré l’épaisseur conséquente, la qualité de la reliure permet une manipulation constante sans abîmer le livre (souvenez-vous de la photo du PH VO que j’avais jointe au papier sur le Player, justement). Un sans faute de la part de BBE.

Alors, même s’il est important d’avoir un bel objet, il faut que le contenu suive, sinon, c’est dommage.

Gobelins ? Beholders ? Dragons ? Géants ? Flagelleurs Mentaux ? Loup y es-tu ?

J’ai évidemment commencé par aller voir du côté de ces « grands classiques donjonnesques » pour voir s’ils étaient bien présents.

Évidemment, qu’ils y sont.

La présentation d’un montre (ou d’une catégorie de monstres), suit toujours le même schéma : Nom, illustration, texte et tableau récapitulatif des caractéristiques importantes. Quelquefois, il figure même des notes annexes, sur des « variantes » du monstre en question. D’autre fois, se glissent des citations de personnages connus (qui a dit Strahd Von Zarovitch ?) qui, même si elles ne sont pas indispensables, sont toujours bienvenues et donnent un petit plus.

Autant être sincère : que ce soient les illustrations, la mise en page ou le rédactionnel… Tout est aux petits oignons. C’est bluffant et très immersif. D’autant que les illustrations, différentes en taille en en style, apportent une diversité à la mise en page qui évite tout sentiment de lassitude à la lecture.

Et puis, comme indiqué en introduction, il n’y a pas que ces « grands anciens » dans le livre. L’équipe de WoTC a été chercher d’autres créatures, moins connues ( le Flumph ? :)), piochées dans les différents bestiaires des éditions précédentes. Parfait donc pour surprendre vos joueurs !

Chaque créature est décrite avec force détails, donnant ainsi au Maître du jeu toutes les clefs pour le gérer correctement lors de ses aventures. Les « grandes » catégories de monstres (dragons, géants, etc…) bénéficient quant à elles de plusieurs pages complètes décrivant leurs spécificités avec minutie. On est – effectivement – loin de certains passages sibyllins des premières éditions.

De qui est d’autant bluffant avec cette itération du Monster Manual, c’est que le livre est tellement « beau » qu’il peut se lire de A à Z et ça passe tout seul ; un peu comme lorsque, enfant, on consultait un bel ouvrage sur les dinosaures : les textes prenaient le relais des illustrations, avec certaines en demi-page ou en page complète, ce qui donnait immédiatement envie de poursuivre sa lecture. Ici, c’est un peu pareil. Ce qui est plutôt fort pour ce type d’ouvrage.

Bref, vous l’aurez compris, même si je préfère dire Beholder à la place de Tyrannoeil ou Mind Flayer à la place de Flagelleur Mental – sachant que ce sont là des contraintes de WoTC et non un choix propre à BBE force est de constater que ce Monster remplit parfaitement son rôle.

J’avais terminé l’article consacré au Player en concluant que BBE aurait à cœur de rendre encore meilleurs les autres ouvrages de la gamme ; il semblerait qu’ils aient parfaitement réussi leur coup ici. Reste à voir le dernier du triptyque, le Dungeon Master’s Guide. Mais je ne suis pas inquiet.

Le seul bémol ? Le Monster Manual est indispensable !

About Philippe Pinon

Trublion de 47 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l’impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR.

Mais ce qui le définit le mieux, c’est quand même le terme de « Gros Connard » (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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2 comments

  1. Philippe, c’est pas le tout de lire les livres mais maintenant il va falloir les essayer en vrai. En tout cas, ça donne envie

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