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Celle qui n’avait pas peur de Chtulu – Karim BERROUKA

 

Qu’est-ce qui est vert, pèse 120 000 tonnes, pue la vase, n’a pas vu le ciel bleu depuis quarante siècles et s’apprête à dévaster le monde ?
Ingrid n’en a aucune idée.
Et elle s’en fout.
Autant dire que lorsque des hurluberlus lui annoncent qu’elle est le Centre du pentacle et que la résurrection de Cthulhu est proche, ça la laisse de marbre.
Jusqu’à ce que les entités cosmiques frappent à sa porte…

Mon avis sur ce livre est plutôt mitigé.

Le point de départ de l’histoire ‒ cette héroïne de prime abord totalement hermétique au surnaturel, qui se voit désignée comme l’élue d’un enjeu qu’elle ne comprend pas trop ‒ est plutôt original. Le personnage principal, Ingrid donc, attire rapidement la sympathie du lecteur, ce qui nous permet de la suivre sans difficulté.

D’autant que la première partie de ce roman se lit bien, et donne assez envie d’en découvrir la suite.

Enfin, tout comme l’annonce la quatrième de couverture, l’ensemble est abordé avec un certain humour, qui m’a fait sourire à plus d’une reprise.

Malheureusement, un certain nombre de points m’ont dérangée à la lecture de ce livre.

D’une manière générale, j’ai trouvé que l’auteur en faisait trop.

C’est un aspect que j’ai retrouvé aussi bien au niveau de l’humour (certes, il y a des passages amusants mais parfois le trait est trop forcé pour que cela reste drôle) qu’au niveau du style : je n’ai pas trouvé ce livre mal écrit, mais la débauche d’énumérations et d’adjectifs m’ont rendu certains passages un peu difficiles à lire.

Cette idée rejoint une impression de longueur, qui est survenue aux alentours de la moitié du roman. Les descriptions des différentes factions traînent sur la durée ; quant à leurs discours, récurrents pour certains, ils sont si étendus que je me suis quasiment ennuyée à chaque fois.

L’hésitation du personnage principal m’a également paru peu crédible, dans la mesure où il est difficile de comprendre comment et pourquoi elle bascule d’un aveuglement total face à aux éléments plus que déroutants qui l’entourent à l’embrassement parfait de son rôle.

Il m’a donc manqué une certaine subtilité dans la psychologie de ce personnage, ou peut-être d’avoir davantage accès aux mécanismes ayant permis sa prise de conscience.

Enfin, l’ensemble m’a semblé confus du début jusqu’à la fin.

D’une part, je me suis un peu emmêlée entre les différentes factions présentes dans ce roman. Les descriptions qui en sont faites sont à la fois trop longues et trop exagérément absurdes pour que je puisse retenir qui est qui.

D’autre part, s’il semble assez normal, au début d’un livre, de ne pas tout saisir, je me serais attentue à un minimum d’explications à la fin. Or l’auteur nous fait plus où moins comprendre que de toute façon, de pauvres êtres humains comme nous ne peuvent avoir accès à la connaissance cosmique dont il est question ‒ comme c’est pratique, ça lui évite d’avoir à trouver une explication crédible.

Mon avis sur ce roman est donc très mitigé, puisque si j’en ai lu la première partie avec une certaine facilité, l’ensemble m’a semblé un peu trop confus et exagéré pour que je puisse véritablement rentrer dans l’histoire.

Celle qui n’avait pas peur de Chtulu
Karim Berrouka
Actu SF
2018

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