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Boîte d’Initiation Chroniques Oubliées – Retour de partie

Il y a quelques semaines de cela, j’ai rédigé (ici) un premier article sur la boite d’initiation CO publiée récemment par Black Book ÉditionsQuelques jours avant Noël, nous avons donc sauté le pas et initié nos trois plus grands enfants lors d’une première partie « épique ».

Retour sur les événements.

Par un beau matin de printemps, je… Ah non… pardon.

C’est par un après-midi pluvieux que nous avons décidé de nous lancer à l’assaut de Clairval. Les enfants avaient été briefés la veille, et c’est donc tout guillerets qu’ils se préparèrent à endosser leur tenue d’aventuriers. La première étape fut de répartir les rôles, en utilisant les PNJs fournis dans la boîte. Les feuilles étant claires et illustrées, le choix fut des plus facile et l’attribution fut faite en peu de temps. On eut donc le barbare 1/2 orc, le prêtre nain, la magicienne et la ranger.

Moi, comme je suis le méchant de l’histoire, je me suis retrouvé derrière le paravent.

Nous avons ensuite détaillé la feuille de personnage, donnant les explications au fur et à mesure des questions. Encore une fois, les rappels de couleur sur les feuilles ont grandement facilité l’assimilation des plus importantes.

Nous avons décidé de ne pas entrer dans le détail de toutes les règles avant le début de la partie. Ma moitié et moi sommes partis dans le principe de faire comme dans certains scénarios d’introduction de plusieurs kits d’initiation (comme le Force & Destinée chez FFG France) et d’expliquer les règles nécessaires au moment où elles ont besoin d’être appliquées. Cela nous a donc évité de perdre trop de temps à l’explication des règles et surtout de perdre l’attention de nos jeunes joueurs (oui, les enfants sont « volatiles » et si leur attention n’est plus stimulée, ils commencent à foutre le bordel !).

En l’espace de 45 minutes, tout était bouclé et nous nous sommes lancés. Ce que nous redoutions le plus, c’était qu’entre la théorie et la pratique, les enfants n’accrochent pas. Parce que contrairement aux jeux que nous pratiquons avec eux habituellement où il y a un « support » supplémentaire (comme la tablette dans le cas des Demeures V2) là, il n’y a rien que leur imagination et moi en narrateur. Sacrée gageure !

Mais nos craintes se sont assez vite dissipées. Passées les premières minutes où ils sont restés à me regarder avec des yeux ronds comme des billes pendant que je leur présentai l’histoire et à se demander si mes changements d’intonation de voix étaient volontaires ou non, ils sont rentrés dans l’histoire.

Contrairement aux adultes, les enfants n’ont pas cette timidité du « je » à la place du « mon personnage » ou « il ». Ça a donc énormément facilité les choses et m’a permis assez rapidement de rebondir sur leurs interprétations et de donner à l’ensemble de la partie un côté très vivant.

Donc les voilà lâchés dans Clairval à la recherche des indices quant au problème qui touche le village (no spoiler, donc). Aidés de ma moitié, ils vont de bâtisse en bâtisse, parlent, posent des questions, et petit à petit prennent possession de leur personnage qu’ils incarnent de plus en plus naturellement.

À leur manière. Et c’est ça qui est amusant.

Exemples :

Leurs soupçons se portant sur X qu’ils supposent faire partie des « méchants » et dont ils pensent que l’échoppe contient une cave, il est décidé d’aller lui poser des questions. Et là, le 1/2 Orc : «Dis donc monsieur, est-ce que tu as une cave cachée sous ton tapis où tu caches […..] ? » Forcément, fou-rire autour de la table.

Ce même demi-orc a une première fois acheté des pommes en quantité, et la seconde fois, des poires. On a compris après la fin de la séance que ces achats étaient motivés par le fait que dans Zelda, Link mange des fruits pour se soigner ! Et oui, les enfants sont des éponges qui assimilent et rebalancent tout ce qu’ils ont vu, même si c’est un peu en vrac ^^

Arrive l’heure de la pause, avant d’aller explorer un endroit important. Et là, hop ni une ni deux :

Ben oui. D’eux-mêmes, ils ont dessiné ce plan, résumé/projection de ce qui s’était déroulé et de ce qui allait arriver. J’ai été sur le fondement ! En plus, c’est mieux dessiné que ce que je suis capable de faire.

S’en est suivi le premier combat ! Grand moment pour eux tous (oui, ils aiment latter du zombie au cours de nos parties de Zombicide), et l’adversaire a volé en éclats en… 2 rounds. Ce premier contact avec le lancer des dés a fini de les accrocher.

Après une nuit de repos, il quittent alors Clairval riches des informations obtenues, après avoir été remerciés comme il se doit par les habitants du village, prêts à poursuivre leur enquête.

Et là c’est le drame, le prêtre nain s’effondre en pleurs… En fait, il aimait beaucoup l’aubergiste et il était triste de le quitter (véridique !)

Je vous passe les détails de la suite, mentionnant seulement un passage dans un cimetière où leurs armes ont été mises à rudes épreuves lors d’affrontements plus compliqués. Mais à force de projectiles magiques et de soins, ils s’en sont tous sortis.

Bilan de cette première ? Excellent. Ils ont tous été conquis et nous demandent la suite ! Pari gagné donc pour cette boîte d’initiation qui remplit parfaitement son rôle.

Ah oui, les pions et le plan fournis dans la boîte sont d’excellents supports visuels pour les enfants, c’est indéniable.

Le seul bémol ? Peut-être que le scénario d’introduction ne démarre pas assez vite pour de jeunes joueurs et qu’il faut ruser pour maintenir leur attention. Mais cela reste de l’ordre du détail.

Maintenant, reste à terminer cette mini-campagne avant de passer à la suite… D’autant qu’ils ont maintenant chacun leur set de dés d’une couleur différente et la petite bourse en velours qui va avec :).

 

Eldricht Tales

A propos de Philippe Pinon

Trublion de 47 balais, touche à tout, autodidacte, tête de cochon. Après plus de 20 ans à effectuer un travail décérébrant, change de voie. Scribouillard, « traductier de l'impossible », il devient même éditeur (OVNI) en 2015 où il édite, accompagné de son associée et conjointe, romans et JdR. Mais ce qui le définit le mieux, c'est quand même le terme de "Gros Connard" (au grand cœur, malgré tout, pour ceux qui prennent le temps de fouiller au delà des apparences).

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