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Blood Of My Enemy – Winds Of Plague

En cette fin de 2017 les américains de Winds Of Plague nous proposent leur toute dernière production, Blood Of My Enemy. Les vents de peste vont nous emmener à leur suite dans un univers fait de batailles

A New Day ouvre le CD, tout d’abord en douceur, avec une ambiance étrange, inquiétante, une excellente entrée en matière pour un album qui s’annonce bâti sous le sceau de l’épique. Puis les riffs et la batterie de Nameless Walker dégainent leur puissance et immédiatement l’auditeur se retrouve sur le champ de bataille forcené mis en avant par la pochette de l’album. Violent mais conservant une suite de mélodies fort intéressantes et des chœurs bien placés donnant l’impression d’une foule combattante, cette chanson est juste parfaite pour débuter. Ce sont à nouveau des chœurs qui débutent Kings Of Carnage, moins violent au départ mais qui s’enflamme bien comme il faut par la suite. Clairement le groupe cherche à faire s’exprimer sa violence à travers un ensemble de chansons vraiment épiques. Soul Eater ne s’embarrasse ensuite pas de fioritures et commence à un rythme effréné et même l’alternance de rythmiques ne suffit pas à atténuer la rage qui se dégage de l’ensemble. From Failure, Comes Clarity débute avec un sample de chœurs lointains avant que les claviers agissent et ces voix se rapprochent d’un seul coup. Changements de cadence et un petit côté rap au niveau chant renouvellent un peu la structure musicale de l’ensemble de l’album. Sans compter que le refrain envoie vraiment des frissons. Puis Blood Of My Enemy commence de manière très douce, presque pagan, surprenant l’auditeur, avant que les guitares n’entrent dans la danse pour une mélodie fort sympathique. Puis Johny Plague donne de la voix et là l’ensemble s’emballe pour notre plus grand plaisir.

Snakeskin débute la seconde moitié de l’album avec son tempo élevé, renforcé par la voix du chanteur qui de suite envoie du scream bien senti. De nouveau un aspect rap pas mauvais à l’oreille auquel viennent s’opposer les rythmes deathcore classiques. Never Alone a pour le coup tous les atouts d’un morceau épique : une entrée en matière juste impressionnante vite suivie par la rage du groupe qui est appuyée par un fond de chœur vocal. Ma piste préférée de l’album, sans compter qu’elle représente merveilleusement ce que le groupe est capable de faire : de la superbe musique. 5150, dont le titre tranche clairement avec ce que l’on a pu voir avant, débute de manière très militaire au niveau du sample m’a un peu fait penser à un OVNI au sein de cet album car bien que l’on y retrouve la voix et le son de Winds Of Plague il m’a paru en total décalage avec le reste. Either Way You Lose et A Walk Among The Dead ne donnent pas non plus dans le macramé et envoie un son puissant dans les oreilles de l’auditeur sans même hésiter une seconde. De bonnes chansons pour headbanger. Dark Waters conclue le CD de belle manière en montrant que le groupe ne va sûrement pas s’arrêter là et va continuer sa route vers le succès et les combats épiques !

En regardant la pochette de cet album je me suis laissé convaincre que cela pouvait être un album fortement inspiré d’imaginaire et parfaitement adapté à la lecture simultanée d’un bon roman empli de combats. Je ne m’y suis pas trompé car le deathcore de Winds Of Plague ne ment pas et on se retrouve embarqués dans les batailles épiques que l’on peut s’imaginer sans difficulté en écoutant les morceau. Un pur rugissement guerrier que ce Blood Of My Enemy !

Blood Of My enemy
Winds Of Plague
Century Media
2017

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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