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Berserker – Beast In Black

En 2015 Anton Kabannen, membre fondateur de Battle Beast, quitte le groupe suite à des divergences avec les autres membres et fonde son propre combo : Beast In Black. Il se lance alors dans la composition du premier album du groupe que voici donc dans les bacs de votre disquaire préféré. Proposant un heavy metal teinté d’inspirations imaginaires, le groupe va donc tenter de nous convaincre que cette séparation s’est faite pour le meilleur, sachant que le dernier album de Battle Beast, Bringer of Pain, a d’ores et déjà été un de mes coups de cœur. En ira-t-il de même pour ce Berserker ? C’est ce que nous allons voir de suite…

La pochette de l’album a tout pour être efficace et promet vraiment beaucoup pour la suite, ouverte musicalement par Beast In Black. Du gros heavy des familles, appuyé par la voix de Anton Kabannen justement. Les guitares sont omniprésentes et jouent parfaitement donnant une dimension totalement épique à la musique. Les solos sont impeccables, j’ai juste été très surpris par la voix justement qui monte très haut dans les aigus de manière franchement inattendue. Ce n’est pas Blind And Frozen qui va me faire mentir puisque la chanson débute sur une rythmique assez lente, un poil pop d’ailleurs avant que le refrain ne fasse sauter partout au son de la musique. Au bout de deux morceaux je dois dire que pour le moment ce premier album est clairement une réussite. La batterie entame Blood Of A Lion avant que les guitares se fassent majestueuses et épiques. Et ça sera bien le mot-clef de cette chanson car à chaque instant on sent la dimension épique voulue par le compositeur. Born Again et Zodd The Immortal continuent l’album et proposent un bon son de clavier pour le premier, tandis que le second s’enflamme vraiment au son des guitares et du rythme imposé par la batterie.

The Fifth Angel vient ensuite avec son tempo rapide pour proposer une chanson efficace, visiblement faite pour la scène. Crazy, Mad, Insane m’a semblé un peu plus étrange au vu du reste de l’album avec un peu trop d’électro pour moi par rapport au reste du CD. Un peu too much à mon sens mais cela pourra toutefois plaire au public aimant le mélange des genres, notamment du côté Dance des années 80-90. Eternal Fire revient à du plus épique avec un jeu de clavier m’ayant fait penser à Europe, suivi par les guitares et une voix parfaitement placée. Il se dégage une ambiance de Power Metal dans ce morceau qui est loin d’être dégueu… End Of The World et Ghost In The Rain concluent Berserker. Le premier propose un tempo soutenu suivi d’une pause lors des couplets, créant de véritables césures musicales, tandis que Ghost In The Rain est beaucoup plus posée, au-revoir élégant et musical au public qui écoutera l’album.

Ne nous mentons pas, cet album de Beast In Black a beaucoup à voir avec Battle Beast vu que Anton était le compositeur principal du groupe néanmoins il parvient à imposer sa patte via notamment son chant. Mais que les deux groupes soient musicalement proches ou non importe peu puisque Berserker est clairement une réussite de bout en bout et les fans devraient donc être rassurés et être de plus en plus nombreux !

Berserker
Beast In Black
Nuclear Blast
2017

 

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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