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A Bitter End / A Brave New World – Monolyth

Les parisiens de Monolyth sont de retour, enfin !, avec un tout nouvel album, A Bitter End / A Brave New World, sorte de dyptique musical qui fait à mon sens partie des pépites de cette rentrée, et de loin ! Plongez avec moi dans leur univers et découvrez que les français n’ont rien à envier aux groupes étrangers, loin de là !

Petit arrêt par l’artwork de l’album, qui est tout bonnement magnifique, une pure tuerie ! Personnellement je trouve cela vraiment inspirant en écoutant cet album de regarder cette pochette et sa multitude de petits détails et de significations. Malheureusement trop de groupes négligent cet aspect et c’est dommage. C’est The Ego Disaster qui entame l’album et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on est directement dans le bain : dès le départ Amaury, le chanteur crie sa rage tandis que tous les instruments démarrent au taquet. Le refrain et sa mélodie pénètre parfaitement dans les oreilles et on est directement happé dans l’univers du groupe. Le tempo augmente ensuite sur The Pale Imitation of Guilt, véritable expression de rage death thrash comme on aime. Mais une fois de plus le refrain m’est rentré en tête. Les chœurs derrière accompagnent parfaitement la voix du chanteur et ajoutent un sel indéniable. Insipid and Shallow, titre que j’avais déjà entendu par le passé démarre par une batterie à la précision militaire, suivie des guitares qui lancent une litanie envoûtante avant que tout ne s’accélère petit à petit. Une des meilleures chansons de l’album, c’est certain, notamment pour ces guitares sur le refrain qui sont tellement séduisantes ! Betrayed Again, titre ayant fait l’objet d’un clip quelques semaines avant la sortie de l’album, envoie lui aussi du gros gros son. Je vous laisse l’écouter et on reparle de la suite…

Nothing Left Nothing Right débute avec une bonne instru puissante à souhait avant que la voix ne vienne embrayer après un emballement de la batterie. Le refrain est de nouveau vraiment fort et agréable à l’oreille. On attaque ensuite un diptyque de morceaux qui a donné son titre à l’album et on commence avec A Bitter End qui commence très doucement à la guitare acoustique et un chant voix claire. La chanson n’est pas désagréable même si je dois reconnaître avoir été surpris par le timbre de voix. Mais l’ensemble est vraiment agréable à l’oreille malgré la surprenante absence de scream. A Brave New World vient ensuite proposer quelque chose de beaucoup plus brutal, plus primal, plus rapide, qui fonctionne tout aussi bien. Avec The After-Vultures on reste très up-tempo et ici le groupe affirme une fois de plus son étiquette de Thrash Death avec une composante mélodique particulièrement prenante. Like A Poison débute de manière très ambiante avant que très vite les instruments ne viennent proposer une litanie, particulièrement épique en ce qui concerne les guitares. Re-Awake et Ataraxia restent dans la même veine de puissance musicale renforcée par la voix d’Amaury. L’ensemble passe vraiment bien et les mélodies sont prenantes. Devoid of Compromise conclue cet album avec un cri primal et une mélodie de guitare magnifique. Par la suite tout s’emballe pour un final en forme de feu d’artifice pour le groupe.

Avec A Bitter End / A Brave New World le quintet Monolyth démontrent qu’ils n’ont plus rien à prouver et que leur son est propre, assumé et prenant. Et les connaissant sur scène je vous conseille d’aller les voir car ils dégagent une sympathie et une envie de jouer proprement contagieuse.

A Bitter End / A Brave New World
Monolyth
2018

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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