Entretien avec les membres de Black Messiah au Cernunnos Pagan Fest 2020

A l’occasion du Cernunnos Pagan Fest 2020, j’ai eu l’occasion d’interviewer le groupe Black Messiah !

Merci d’être là. Pour commencer, pourriez-vous vous présenter ?

Gam : Je suis Gam, bassiste de Black Messiah depuis 14 ans maintenant… J’adore le métal, et j’adore être un musicien.

Surtr : Je suis le batteur, Surtr. Je ne sais pas comment l’épeler…

Pete : Je suis Pete, le guitariste et second vocaliste de Black Messiah.

Ask : Je suis Ask, le claviériste du groupe.

Zagan : Je suis Zagan, le fondateur et chanteur de Black Messiah depuis 1991. L’année prochaine, ce seront les 30 ans de Black Messiah… C’est long !

Comment décririez-vous votre style de musique ?

Zagan : Je pense que c’est du pagan métal avec un peu de black métal et des éléments de musique classique.

Pete : Nous sommes d’accord.

(Rires).

Où trouvez-vous l’inspiration pour vos chansons et vos clips ? Tout cela semble très inspiré des contes du Nord…

Zagan : Nous nous inspirons beaucoup de la mythologie nordique ou germanique, les vikings, les vieilles histoires qui viennent de chez nous… C’est ce que nous aimons jouer. Nous aimons mélanger  de la musique festive avec du métal plus extrême. Nous aimons raconter de vieilles histoires. En Allemagne, les gens oublient les anciens temps, et j’aime les raconter.

Est-ce que ce sont de vraies histoires que vous transformez en chansons, ou davantage des légendes ?

Zagan : Les deux. De vraies histoires et des légendes.

J’ai trouvé votre dernier album, Walls of Vanaheim, très riche. Cela raconte une histoire, du début à la fin, les compositions sont complexes parce qu’elles mélangent de la voix parlée, du folk, de la musique plus mélodique… Est-ce que vous pourriez nous en dire plus ?

Zagan : C’est la deuxième partie d’une histoire. L’un de nos précédents albums était intitulé First war of the world, c’était la première partie de l’histoire. Walls of Vanaheim est la deuxième partie. Ça parle de la guerre entre les Ases et les Vanes dans la mythologie nordique, de cette guerre entre les dieux. Mais comme c’est une grosse histoire, nous avons fait deux albums pour en parler.

Pete : Oui, l’album a été très long à enregistrer, parce que nous avons fait la majorité du travail nous-mêmes. Nous avons juste enregistré la batterie avec notre producteur, la guitare, la basse et les voix nous l’avons fait nous-même, et ç’a pris beaucoup de temps.

Zagan : À peu près un an et demi.

Pete : Oui. Mais nous avons vraiment tenu à tout y mettre, l’esprit, la force, la haine, le désespoir… Tout. Ça nous a pris longtemps, mais le résultat a été à la hauteur, je pense.

Oui, je trouve aussi que c’était un excellent album. Comment avez-vous choisi ce dont vous vouliez parler, le thème, l’histoire… ?

Zagan : Aux alentours de 2008, j’ai eu l’idée de raconter l’histoire de cette guerre entre les dieux, parce que personne ne l’avait fait avant. J’aime beaucoup les concepts album, et raconter de longues histoires. Je me suis dit allons-y. Ça a été beaucoup de travail et ça a pris beaucoup de temps.

Pete : Nous avons décidé de faire un concept album avec une introduction, une voix parlée, etc. C’est une décision à prendre.

Gam : C’est long à écrire.

Pete : Nous nous sommes demandé si le public aimerait, à cause de l’introduction, de tous les passages parlés… Mais nous l’avons fait quand même, et les gens ont aimé.

Gam : Pas tous…

Pete : Pas tous…

Zagan : Et il était temps de terminer l’histoire. Entre First war of the world et Walls of Vanaheim il y avait deux albums… Donc le moment était venu de conclure cette histoire.

Quand vous êtes partis en tournée, avez-vous joué l’album d’une traite, comme un conte ?

Zagan : Non. Nous avons joué l’album des Walls of Vanaheim intégralement une fois, l’année où il est sorti. Mais c’est vraiment difficile de le jouer intégralement, nous ne le faisons plus.

Pete : Vous savez, il y a quelques chansons que nous devons systématiquement jouer en live…

Gam : En festival, il n’y a pas tant de temps que cela pour jouer…

Pete : On doit jouer le meilleur du meilleur…

Gam : Et il y a certaines chansons que les gens veulent entendre à chaque fois. Nous ne pouvons pas quitter la scène sans les avoir jouées. Sinon ils nous tuent.

(Rires).

Et pour la suite ? Quelle évolution imaginez-vous pour le groupe ?

Zagan : Cette année on a eu une idée : on aimerait jouer du Black Messiah avec des shows un peu old school. Nous commencerons en mars de cette année (2020). Nous ne jouerons que des titres de nos deux premiers ep : Sceptre of Black Knowledge, qui est un album de black métal. Nous avons commencé en 1991, en tant que groupe de black métal old school, et nous avons eu l’idée de le jouer en live parce que nous ne l’avons encore jamais fait. Donc l’idée, c’était de jouer les vieilles chansons avant de nous lancer dans un nouvel album.

Pete : Donc nous avons quelques concerts qui arrivent avec ce show un peu old school, et nous avons tous hâte. Nous ne savons pas si le public aimera, et en un sens, ça nous est égal.

Comme vous l’avez dit, il y a eu une évolution dans votre style musical : avant c’était plus old school, maintenant c’est davantage épique, symphonique et orchestral… Qu’imaginez-vous pour le futur, est-ce que vous comptez évoluer encore sur le plan musical ?

Zagan : Je pense que nous allons rester sur ce que nous faisons maintenant. La tournée que nous prévoyons pour cette année sera unique. Peut-être que dans le futur, nous jouerons une ou deux chansons de ce set old school, je ne sais pas. Mais je pense qu’après ça, nous ferons un nouvel album, dans le même style que ce que nous faisons aujourd’hui.

Pete : Non, non ! Je veux un album de black métal (rires). Once you go black, you never go back ! (rires)

Zagan : Donc peut-être que ça changera un peu, peut-être que cette tournée fera un peu bouger notre style, nous ne savons pas…

Pete : Qui sait ?

Dernière question… Est-ce que vous avez des anecdotes amusantes sur un concert, une tournée… ?

Zagan : Le problème, c’est que nous avons tous des familles, des femmes, des enfants… Une tournée, c’est toujours difficile. Nous ne vivons pas de la musique, nous avons tous notre travail, et une tournée de deux ou trois semaines ça prend beaucoup de temps. Mais tous nos concerts sont toujours très sérieux (rires). Nous nous amusons toujours beaucoup, en concert, sur la route…

Gam : Une fois, notre bassiste avait très faim, il a mangé dans le trajet en bus et il m’a vomi dessus… J’ai dû me changer pendant le trajet.

Y a-t-il autre chose que vous voulez ajouter ?

Gam : Nous avons passé un super moment ce soir. La foule était géniale, les techniciens… Tout était parfait.

Zagan : Oui, c’était fantastique, vraiment.

Gam : Nous avons apprécié tous les moments passés là-bas.

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