Le dernier voeu – Le Sorceleur tome 1 – Andrzej Sapkowski

Les +:

  • un bel univers très riche et original qui nous plonge dans une ambiance slave
  • des scènes d’action prenantes

Les – :

  • un héros difficile à cerner
  • un langage grossier trop appuyé
  • une mise en scène de l’intrigue un peu étrange

Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin grâce à la magie et à un long entraînement. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un sorceleur. Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand cœur… et, au terme de sa quête, peut-être réalisera-t-il son dernier vœu : retrouver son humanité perdue.

Ca y est: la saga dont tout le monde parle est commencée! 🙂 Je suis plutôt enthousiasmée par ma lecture même si j’ai besoin de lire le second tome pour véritablement valider la qualité de la saga.

D’abord, je ne sais pas si c’est la traduction ou si cela vient de l’auteur, mais la grossièreté de certains dialogues n’apporte vraiment rien à l’intrigue. Pire, ça amoindrit certains personnages pourtant intéressants comme le poète Jaskier. C’est assez désagréable, car on a parfois l’impression que c’est écrit par un adolescent.

Cet élément mis de côté, j’ai beaucoup apprécié l’univers créé par Sapkowski, car il se rapproche plus d’un univers horrifique que très poussé fantasy. Du coup, quand apparaissent les Elfes des montagnes par exemple, on est vraiment intrigué par ces personnages si différents des elfes habituellement présents en fantasy. Quant aux thématiques, elles sont elles aussi différentes: immigration, mutations génétiques ou génocides sont au cœur de ce premier tome et à travers des séquences d’action, l’auteur nous fait réfléchir sur la condition humaine. De plus, si Geralt est pour l’instant difficile à cerner (peut-être même difficile à apprécier?), on ressent des choses cachées qui vont être développées; des blessures qui justifient sa façon d’agir et son attitude un peu austère.

La trame de l’intrigue est un peu étrange puisque les chapitres ne se suivent pas vraiment, exceptés ceux intitulés « La Voix de la Raison ». Chaque nouvelle nous permet de nous immerger dans le passé proche de Geralt et de comprendre son fonctionnement ainsi que le fonctionnement du monde imaginaire créé. Il n’y a pas de carte et pour une fois, ce n’est pas un problème! 🙂 Car les descriptions de Sapkowski sont suffisamment précises pour que l’on situe bien les différents lieux. Ce cheminement haché est un peu déconcertant, car on a parfois l’impression que trop de personnages sont introduits d’un coup et cela demande une lecture un peu plus attentive et concentrée que pour un roman plus classique dans sa construction.

Le dernier voeu ouvre bien la saga du Sorceleur, mais je demande à voir la suite pour bien m’immerger dans cet univers. L’originalité de l’univers créé est cependant à souligner ainsi que l’ambiance horrifique qui lui est associé.

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