Cimbric Yarns est un album à la fois très folk, qui résonne au son des guitares acoustiques, et en même temps très épique.

Le premier morceau, Echtra, nous met immédiatement dans l’ambiance : cet instrumental épique nous transporte tout de suite dans un univers folk et imaginaire, qui n’est pas sans rappeler la musique d’un film ou d’un jeu vidéo.

Sur le reste de l’album, des voix masculines et féminines se mêlent, ce qui est agréable à l’oreille.

D’une manière générale, il n’y a rien de métal dans les titres de cet opus : les sonorités sont très légères et misent tout sur l’acoustique, ce qui est sans doute ma plus grande surprise.

L’ensemble est donc peu agressif, ce qui n’empêche pas que certains morceaux soient puissants.

Plusieurs de ces titres jouent sur des rythmes rapides et saccadés qui rappellent des musiques de films ou de jeux vidéo, comme c’est le cas par exemple de Black Dawn.

At Nine Light Night m’a également beaucoup plu, et propose des chœurs masculins avec des passages martiaux, accompagnés par un orgue inattendu.

Ma chanson préférée reste Ode to arma, beaucoup mélancolique : l’ensemble frôle la mièvrerie mais cet aspect est rattrapé par la très belle voix un peu éraillée du chanteur et les flûtes, ce qui en font au final celle qui m’a le plus touchée.

L’opus s’achève sur Caoine Cruác, l’un des morceaux les plus doux de l’ensemble.

Cimbric Yarns est donc beaucoup moins métal que ce à quoi je m’attendais, et même si, à certains moments, j’aurais apprécié que cela bouge un peu plus, j’ai dans l’ensemble apprécié cet album folk aux accents de bande originale.

Cimbric Yarns

AFM records

Novembre 2018