Faisons maintenant un petit détour par le sludge/doom, ce genre de musique dont la lourdeur poisseuse vous enduit l’âme, à travers le premier album des danois d’Alkymist : Entrez avec moi dans cet univers de noirceur délicieux et inquiétant !

Ghost qui ouvre l’album est un petit bijou de lenteur et d’introspection : les guitares sont lourdes et puissantes, le chant est lancinant, rien à redire. Djinn qui vient ensuite propose un tempo quand même plus rapide mais tout aussi inquiétant. Le talent du chanteur est en tous cas indéniable et une fois de plus les nordiques démontrent qu’ils sont les rois de cette musique hivernale par excellence ! Myling s’impose ensuite, toujours dans la même veine sombre mais avec cette fois, il m’a semblé, une part de grandiloquence supplémentaire sur les phases plus dynamiques.

Black Egypt II entame la seconde partie de l’album de belle manière  sous la forme d’un intermède orchestral simple mais pourtant parlant. Paradise vient faire résonner juste derrière ses guitares profondes, restant totalement dans la cohérence globale de l’album. Serpent conclue le tout sur près de onze minutes de Doom intense et immersif, ajoutant même une tonalité poétique à l’ensemble.

Ce premier Alkymist est, en définitive, plutôt une très bonne écoute. OK ça ne révolutionnera pas le genre Doom/sludge, mais on sent que les musiciens savent ce qu’ils veulent et donnent le meilleur pour y ariver. Un début en fanfare dans ce petit genre musical mais qui augure d’excellentes choses pour l’avenir !

Alkymist
Alkymist
2018