Hopes of Freedom photo promo 1eMaginarock.fr : Bonjour Lucas, et merci de répondre à ces quelques questions. Pourrais-tu déjà te présenter à nos lecteurs ?

Lucas : Bonjour à tous. Je suis le chanteur et guitariste de Hopes of Freedom.

M.net : Comment en es-tu venu à la musique, et plus particulièrement au métal ?

L. : J’ai toujours été baigné dedans, mon père est musicien, il joue dans un groupe trad et un autre de musique pour enfants. J’ai donc toujours connu les concerts, les tournées,… Donc la question ne s’est jamais posée et j’ai essayé pas mal de petites choses et à 13 ans j’ai commencé la guitare électrique et là c’était fini. Le métal j’ai découvert ça au collège-lycée. Un jour un pote m’a prêté un album de Maiden et là il m’avait perdu…

M.net : Peux-tu nous raconter la formation de Hopes of Freedom ?

L. : Le groupe s’est formé avec un tout autre line-up au départ. On a commencé avec un pote, Clément Simon en 2007, et les autres gars sont arrivés après. Loris est arrivé six mois après, Clément est arrivé après l’EP en 2011 et Thibaud en 2012. Donc tout s’est fait étapes mais le groupe est né en 2007.

M.net : Est-ce que cela a fait évoluer la musique du groupe ?

L. : Cela commence surtout sur le deuxième album car nous avons tous des influences complètement différentes. Dès le début du groupe on a essayé d’apporter une notion de power-folk-métal. Dès le début on a essayé d’assumer cette identité, qui va au-delà de nos influences personnelles. Je m’occupe de la plupart des compos mais sur le second album Thibaud en a aussi rajoutées, tout en gardant la patte Hopes mâtinée de sa couleur musicale personnelle. Tous les morceaux sont composés individuellement mais chacun ajoute sa touche.

M.net : Cela fait donc maintenant combien d’albums pour le groupe ?

L. : Il y a eu un EP de cinq titres en 2010, le premier album éponyme en 2012 et Burning Skyfall en 2016.

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M.net : Le nom a-t-il une signification particulière ?

L. : Oui et non. A la base, on avait un petit groupe appelé Dark Hopes, et quand on est partis en 2007 sur Hopes of Freedom avec la couleur spécifique, on voulait avoir quelque chose de très fun et joyeux, avec de l’optimisme. Ces deux mots sont très forts et donnent vraiment envie de sourire. Et c’est là l’idée derrière le nom du groupe.

M.net : Ce qui est assez étonnant puisque Burning Skyfall m’a paru assez guerrier comme album justement.

L. : Oui mais guerrier n’est pas forcément quelque chose de sombre. C’est le mec qui va sur le champ de bataille la fleur au fusil. Et au-delà de guerre cela parle surtout de liberté, de sauver le monde,… Des choses finalement assez optimistes !

M.net : Alors continuons sur ce dernier album : l’artwork de cover est juste magnifique. Comment a-t-il été réalisé ?

L. : C’est Alexandre Chaigne qui a réalisé cela. Il avait déjà bossé sur le premier. J’étais à l’époque tombé sur ce qu’il avait fait pour d’autres groupes et je l’ai alors contacté. Et comme nous étions tous content de notre collaboration précédente eh bien on a continué sur le second et à nouveau cela correspond pile poil à ce qu’on voulait.

Pour l’idée de base, on a pris un moment flash, un best of de l’histoire avec les boules de feu, le village en ruines, le dragon au loin, tout un tas d’éléments que l’on retrouve dans l’histoire. Au départ on fait un dessin assez dégueulasses avec nos talents et l’illustrateur rend ensuite cela joli.

M.net : D’où te viens l’inspiration pour cet album ?

L. : C’est très compliqué de répondre à ce genre que questions car en fait cela ne vient pas d’un truc en particulier, c’est tout ce que l’on écoute, lit, voit qui ressort au moment de composer. L’univers était créé et l’idée était de pousser encore plus loin qu’auparavant. Aucun truc particulier n’a fait naître tel ou tel morceau. Par contre pour cette album je voulais mettre en place des riffs plus heavy. Par exemple sur le premier morceau sorti est New Dawn, avec son riff mid-tempo, très métal. Le processus reste très naturel.

M.net : Moi cet album m’a rappelé un groupe français que j’écoutais il y a quelques années : Fairyland. Est-ce que tu connais ?

L. : Oui je connais, même si je ne les ai pas particulièrement écouté, je crois que je n’ai qu’un album. C’est quelque chose que j’ai écouté mais je ne pense pas que ce soit une influence majeure de Hopes. Je crois d’ailleurs être le seul à connaître de tout le groupe.

M.net : Es-tu lecteur de fantasy ?

L. : Complètement. J’ai quelques auteurs que j’apprécie particulièrement comme Georges R.R. Martin et je ne peux même plus regarder la série ! J’ai adoré la série Les Portes de la Mort, je suis sur la série du Sorceleur de Sapkowski.

M.net : Et jeu de rôle ou pas ?

L. : Eh bien étonnamment non je n’ai encore jamais essayé en fait. Je m’étais acheté mon kit starter mais je n’ai pas encore eu le temps l’ouvrir, mais cela ne saurait tarder !

M.net : Et point de vue jeux-vidéos ?

L. : Je suis un gros fan de Witcher, je n’ai pas encore eu le temps de tester Skyrim. J’avais fait Morrowind que j’avais trouvé très bien et je voudrais tester le dernier du coup… Ma journée de rêve serait de lire un bouquin, regarder un film et jouer la moitié de la nuit.

M.net : Pourquoi chanter en anglais ?

L. : La question ne s’est pas vraiment posée simplement parce que ça marche comme ça. Les sonorités fonctionnent et encore une fois j’imagine pas les paroles en français car on tomberait directement dans le cliché. Cette langue donne une couleur spéciale et cela s’est fait comme ça.

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M.net : Y a-t-il des concerts de prévus ?

L. : On a sorti l’album en janvier et on a travaillé pendant six mois sur la Normandie. Le 20 mai on sera au Havre, le 18 juin à Lillebonne et ensuite Lisieux. Et là on commence à essayer de travailler sur ailleurs.

M.net : Je suis curieux de voir ce que cela peut donner en live, justement, car le côté fantasy rend très bien sur CD mais sur scène je suis curieux.

L. : Eh bien ce n’est pas quelque chose qu’on met en avant en concert. Musicalement il se passe la même chose mais on ne met pas spécialement la fantasy en avant pour ne pas tomber dans le cliché. Le côté peau de bête sur scène c’est vraiment pas quelque chose qu’on veut faire. On s’est demandé dès le début si on voulait jouer costumés et finalement la décision a été prise de ne pas tomber dans le stéréotype fantasy. On a voulu voir jusqu’où on pouvait aller sans tomber dans ce que l’on voit nous comme ridicule.

M.net : Et alors, un jour au Hellfest ?

L. : Avec grand plaisir ! J’aimerais vraiment le faire en tant que groupe. Je l’ai fait deux fois en tant que spectateur

M.net : Merci Lucas pour tes réponses, et je souhaite beaucoup de succès à venir pour Hopes of Freedom !