_mg_3284

eMaginarock : Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à ces quelques questions. Pourrais-tu tout d’abord te présenter et nous expliquer comment tu en es venu à la musique, et plus particulièrement au métal ?

Jean-Christophe : Hello eMaginarock ! Merci à vous surtout. Je suis Jean-Christophe, le bassiste de Lost In Kiev.

Contrairement aux autres membres du groupe je suis devenu musicien sur le tard et encore plus tard au monde du rock/metal. J’ai commencé la basse il y a maintenant 9 ans. Auparavant j’étais DJ electro. Puis j’ai progressivement découvert le dub et le Trip Hop (Zenzile, High Tone, Massive Attack…) pour enfin me prendre une grosse claque post rock et post hardcore avec des groupes comme Guns of Brixton ou Cult of Luna. Ma première vrai branlée metal, ça doit être Gojira avec le morceau Oroborus.

Donc electro, trip hop et metal, ça fait une bonne alchimie pour Lost In Kiev.

eMr. : Tu es membre du groupe Lost in Kiev. Pourrais-tu nous expliquer d’où vient le nom du groupe ? Et comment l’as-tu intégré ?

J.-C. : L’histoire provient d’une anecdote liée à Vincent, le premier guitariste du groupe.
Sa copine est Ukrainienne et plus précisément de Kiev. A cette époque il allait régulièrement la voir les weekends. Mais un jour il n’est pas venu en répète car son avion était bloqué à Kiev pour cause de tempête de neige. Si bien qu’on a pensé qu’il était perdu à Kiev. De plus le premier album Motions s’articule autour de la notion de voyage, physique et mentale. Ces deux éléments combinés ont fait de Lost In Kiev le nom idéal pour le projet.

J’ai pour ma part intégré le groupe tout début 2014. Christian le bassiste précédent que j’avais rencontré via une forum de musicien est parti vivre au Canada. Du coup j’ai rejoins le groupe peu après son départ.

_mg_3244

eMr. : Lost in Kiev propose une musique sans vraies paroles, avec une composition réellement planante. Comment la définis-tu ?

J.-C. : Notre musique est là pour avant tout raconter des histoires. C’est ultra important pour nous. On a vraiment besoin de lié nos morceaux à une expérience cinématographique. Si bien qu’une fois les premiers morceaux de Nuit Noire écrit, on a chercher un concept (celui de la nuit donc), puis une fois celui-ci trouvé, on a bossé l’Album autour des émotions liées à la nuit et aux deux protagonistes de l’histoire. Notre musique est donc onirique, électronique, puissante, lourde, mais avant tout rock !

eMr. : L’album Nuit Noire est qualifié d’EP alors que pourtant il a tout d’un album complet. Pourquoi avoir voulu cette dénomination ?

J.-C. : En effet c’est bien un album complet 🙂 Pour nous c’est un double LP et non un EP.

eMr. : Comment s’est passée la création de cet album ? Qui a composé quoi ?

J.-C. : Nous avons en général deux méthodes de compositions. La première, la plus courante est de faire naître en répète lors de jams le squelette d’une future compo. On tourne des riffs et ambiances dans tous les sens jusqu’à ce que ça nous plaise. Par la suite on ajuste tout ça en home studio pour structurer le tout et y ajouter des arrangements.
La seconde, c’est le cas où quelqu’un du groupe arrive avec une idée déjà bien avancée en maquette. Là il y a juste à arranger le tout avec les idées de chacun.

Globalement on est dans une organisation très collégiale. Tout le monde écrit ses propres parties et donne des idées.

eMr. : Quelles sont les inspirations, tant musicales que littéraires du groupe ?

J.-C. : On est bien sûr inspirer de grands noms du post comme Mogwai, Cult Of Luna, 65daysofstatic, Red Sparowes, mais ce qui fait le son Lost In Kiev c’est je pense aussi le fait qu’on écoute tous beaucoup de Trip Hop et d’Electro. Ces influences multiples ont beaucoup contribué à certaines titres comme Insomnia ou Somnipathy.

Pour les bouquins, je suis plutôt axé Cyber Punk. Ca colle bien avec le côté noir et electro je pense.

Le poème La Nuit de Victor Hugo, n’est pour le coup pas une influence directe, même si on on aime beaucoup son ambiance au final pas si éloignée de notre album.

_mg_3338

eMr. : La cover de l’album est très belle. Qui l’a réalisée et comment s’est passé le travail avec cet artiste ?

J.-C. : Merci. C’est Yoann, notre batteur qui l’a créé. Il est graphiste et c’est donc tout naturellement qu’il a prit en charge la partir visuel de Lost In Kiev. Il créer aussi les vidéos utilisées en live et a réalisé Insomnia, notre premier clip.

nuit-noire-lostinkiev

eMr. : Et point de vue clip, Lost in Kiev en est où ? Je serais vraiment curieux de vois l’univers du groupe rendu en images.

J.-C. : On a déjà sorti le premier clip « Insomnia ». Un clip axé live. Mais pour mieux présenter notre univers, on prépare un second clip plus artistique. Mais on peut pas encore te dire pour à quel titre il sera consacré 😉

 

eMr. : Quand pourra-t-on découvrir le groupe sur scène ? Et justement, à quoi ressemble Lost in Kiev sur scène ?

J.-C. : On a déjà pas mal joué Nuit Noire en live depuis la sortie de l’album. Notre release party a eu lieu à Paris au Supersonic, puis nous sommes partis en province en région Nantaise avec entre autre une belle date au Ferrailleur. Là on revient tout juste d’une tournée express d’une petite semaine dans le sud et en Espagne. Le point d’orgue c’était l’AM Fest à Barcelone avec God is an Astronaut et Leprous entre autre. On sera par ailleurs à Orléans le 19 novembre prochain au 108.

Sur scène on dégage une énergie assez brute. Les gens nous disent toujours qu’on sonne massif en live. Et bien sûr il y a toujours ces projections vidéos en live. L’expérience qu’on souhaite proposer n’est pas seulement auditive 🙂

eMr. : Pourrais-tu, en cinq mots, nous dire pourquoi les lecteurs de eMaginarock devraient absolument jeter une oreille sur Nuit Noire ?

J.-C. : Original, onirique, puissant, sombre, concept-album.

eMr. : Merci d’avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions, et je te souhaite toute la réussite possible avec cet album, et pour la suite du travail de ce groupe.

J.-C. : Merci à toi. Je suis très content que notre album te plaise. On va faire en sorte de le jouer le plus possible en live tout en se remettant très vite au travail pour composer un 3e album.