aftermath-acylAcyl est un groupe algérien de métal-ethnique dont le dernier album sort dans les prochains jours. Mais qu’est-ce donc que le métal ethnique ? Eh bien il s’agit, pour eux en tous cas, de mélanger les sonorités de leur pays d’origine, l’Algérie, avec du métal. Et n’allez pas croire que cela se fait tout seul, c’est très loin d’être le cas ! Et comme vous allez vous en rendre compte rapidement cet album est melting-pot d’énormément d’influences musicales, d’énormément de petites choses qui en font quelque chose de vraiment surprenant et surtout de rafraîchissant sur la scène actuelle. Mais entrons dans le vif du sujet avec les pistes de cet album aux multiples facettes !

Le tout commence sur les rythmes de percussions et les voix masculines de Numidia. Ce morceau commence ensuite très vite à reprendre des riffs métal, avec des basses et batteries très présentes. Et là c’est parti pour un long moment de mélange étonnant. Ce premier morceau surprend à la fois vocalement et musicalement, offrant à mes yeux quelque chose de totalement nouveau. Ensuite Mercurial prend le relais avec cette fois si un air plus doux, faisant clairement penser au désert, puis les percussions arrivent et déchirent tout sur leur passage. Et la voix du chanteur vient ensuite nous enjôler tel un charmeur de serpent. Du très très bon travail de composition autant que de réalisation qui augure du meilleur pour la suite. Gibraltar arrive alors avec ses rythmes dansants, plus longtemps que sur les deux premiers morceaux, avant que la batterie vienne lâcher les chiens du métal sur l’auditeur. Finga nous donne une image de ce que l’occidental voit comme la musique d’un souk mais vite les guitares et basses enchaînent.

Son of Muhieddine, The Battle of Constantine, Tin Hinan (une ballade) sont de la même veine, mais avec à chaque fois des sonorités différentes, comme si le groupe s’était basé sur différentes ethnies de l’Algérie pour créer les morceaux de leur album. Gaetuli est, pour moi, l’une des plus grandes réussites de l’album, même si le rythme de départ fait plus penser à du vieux rock années 70 qu’à de la musique du Maghreb. Par contres les rythmes doux m’ont vraiment séduit. Equanimity et Pride closent cet album avec des rythmes très clairement maghrébins plus que métal mais qui font penser à au-revoir en forme de retour au sources pour ce groupe.

Aftermath est un album vraiment étonnant, une pépite musicale qui ne plaira bien entendu pas à tous, mais qui devrait suffisamment titiller la curiosité du plus grand nombre pour que le groupe rencontre un tout nouveau public, qu’il mérite amplement.

Aftermath
Acyl
2016