scarlet gospelsAlors que la version française sortira début 2016 chez Bragelonne, penchons-nous un peu sur le dernier né du maître incontesté de la littérature horrifique anglo-saxonne, pour ne pas dire mondiale, The Scarlet Gospels. Pour le coup je l’ai lu en VO donc je ne saurais juger de la qualité de l’édition française. Ce nouveau roman apparaît comme une sorte de suite à The Hellbound Heart (Hellraiser en français) et met en avant le personnage de Harry D’Amour que les lecteurs ont déjà vu passer à travers les nouvelles et précédents romans de l’auteur. Clive Barker a mis presque vingt ans à terminer ce roman qui finalement peut presque être considéré comme son Grand Oeuvre majeur, et vous allez rapidement comprendre pourquoi…

La couverture est sobre, mettant en avant des lettres de sang sur un fond couleur de peau humaine, qui rappelle à la fois l’Enfer et la sorcellerie, mais également une des nouvelles des Livres de Sang. Du bel ouvrage complété par une quatrième plus qu’alléchante pour tous les amateurs de littérature horrifique :

The Scarlet Gospels takes readers back many years to the early days of two of Barker’s most iconic characters in a battle of good and evil as old as time: The long-beleaguered detective Harry D’Amour, investigator of all supernatural, magical, and malevolent crimes faces off against his formidable, and intensely evil rival, Pinhead, the priest of hell. Barker devotees have been waiting for The Scarlet Gospels with bated breath for years, and it’s everything they’ve begged for and more. Bloody, terrifying, and brilliantly complex, fans and newcomers alike will not be disappointed by the epic, visionary tale that is The Scarlet Gospels. Barker’s horror will make your worst nightmares seem like bedtime stories. The Gospels are coming. Are you ready?

Ces Scarlet Gospels valent clairement la longue attente des lecteurs. On retrouve Harry d’Amour et Pinhead avec un plaisir non dissimulé, et cela dès le prologue, sanglant à souhaits. Dès le début l’horreur est présente et tout du long elle ne quittera pas le lecteur qui, s’il aime ça, en aura pour son argent. Du sang, de la tripe, des larmes, la recette de Clive Barker est présente et il parvient à nouveau à nous faire aimer ses personnages, cette histoire glauque à souhaits qu’il nous raconte. Et petit conseil : ne commencez pas à aimer particulièrement un personnage : ils sont tous en sursis.

Clive Barker utilise son style bien à lui pour nous décrire, avec une crudité surprenante, chacun des sévices que ses personnages subit, chacune des souffrances, psychologique ou physique qu’il connaît. Le fait de placer le lecteur dans la tête de Harry lui permet de donner vraiment toute la mesure de l’horreur qu’il a décrit. Son écriture est toujours aussi fluide et même si je l’ai lu en anglais, nul doute que la traduction de la talentueuse Mélanie Fazi saura rendre à merveille tout cela.

Clairement, si vous n’aimez pas l’hémoglobine, la tripaille découpée et les situations qui vous glacent le sang, alors vous pouvez oublier cette lecture. Toutefois si vous aimez l’horreur, si vous aimez les romans bien écrits alors jetez-vous dessus sans la moindre hésitation.

The Scarlet Gospels
Clive Barker
St Martin’s Press
17 $

Editions Française : Bragelonne – Traduction : Mélanie Fazi