wayward-son-seyminholLes français de Seyminhol nous reviennent avec un tout nouvel album et donc un nouveau concept. Cette fois ils s’attaquent à la pièce de Shakespeare la plus connue : Hamlet. Et cela, dans le principe, est loin d’être simple et peut poser de nombreux problèmes d’adaptation. Toutefois ils parviennent à faire passer de bout en bout l’esprit dramatique de la pièce. Des morceaux comme A Night at Elseneur, qui sert d’introduction, ou encore To Die, To Sleep et The Duellist sont des moments véritablement forts de cet album. L’impression générale qui se dégage de l’ensemble est une cohérence musicale forte. A aucun moment l’auditeur ne va s’ennuyer, découvrant chaque morceau avec plaisir mais sans se rendre vraiment compte que le précédent s’est terminé. Tout s’enchaîne avec brio, rien n’est laissé au hasard dans la composition. Si je devais citer un ou deux titres phares pour moi ce seraient The Death of Polonius et The Last March of a Prince. Les deux sont d’une intensité proprement époustouflante.

L’intérêt de cet album est la collaboration de différents artistes à ce projet. En effet on retrouve dans les musiciens quelques noms connus comme Mathieu Morand ou encore Joe Amore. Des choeurs féminins, des violons sont également présents, donnant à l’ensemble une cohérence encore plus grande.

Il faut également parler du livret, tout bonnement magnifique, notamment la couverture, qui illustre à merveille le travail de ce groupe de français franchement étonnant et talentueux. Il est rare de voir des groupes auto-produits parvenir à un tel niveau d’excellence dans leur métier, je ne peux donc que vous suggérer de jeter une oreille attentive à ce qu’ils font !

The Wayward Son
Seyminhol