year of the goat-unspeakableJe dois dire que je ne connaissais absolument Year of the Goat, le groupe m’était totalement inconnu avant cette écoute et je dois dire que j’ai été agréablement surpris car malgré un nom sorti d’un ne sais où, leur musique m’a vraiment séduit. The Unspeakable est leur second album et je vous propose maintenant de me suivre au cœur de l’ambiance de ce groupe suédois.

La pochette est assez surprenante avec son illustration mais finalement elle colle très bien à l’univers du groupe et à sa musique, donc ne vous arrêtez pas dessus si jamais elle ne vous attire pas : des pépites se cachent à l’intérieur.

L’album commence vraiment très très fort avec LE morceau qui selon moi surprend l’auditeur dès les premières notes. All he has read est étonnant puisque déjà le morceau dure plus de 12 minutes, ce qui peut surprendre pour une première piste, mais en plus la grande majorité va se jouer à l’instrumental. Les changements de rythme, les riffs, tout est mis en place pour faire de ce morceau quelque chose de vraiment épique, un moment à part dans votre vie d’auditeur. Une très très grande réussite de composition et d’exécution de la part du groupe, alors que le parti pris du morceau long en entrée d’album était vraiment risqué. S’ensuit Pillars of The South qui revient un peu au classique du rock alternatif. Un très bons morceau qui poursuit une écoute des plus satisfaisante. The Emma nous propose, dès les premières notes, quelque chose de beaucoup plus lourd plus marqué au niveau des bases avant de vraiment laisser la particularité du groupe prendre le dessus. Ballade aux basses puissantes, les auditeurs devraient apprécier…

Vermin vient ensuite et commence d’entrée de jeu à nous entraîner loin, très loin. Avec ce son purement rock, un peu eighties, et son refrain old-school c’est un très bon moment d’écoute mais sans grande surprise. World of Wonders est un peu de la même veine que le précédent, assez old-style, mais pourtant la rythmique et le refrain permettent d’en faire un excellent moment. The Wind commence de manière un peu plus électro avant que les guitares ne reprennent leur envol. Malgré un refrain assez entraînant, ce morceau m’a semblé le plus faible de l’album. Black Sunlight vient ensuite avec ses airs de chevauchée western-metal et là attention les yeux. Du très très bon travail de composition rock, une mise en avant particulière de la voix, tout est posé à la perfection, y compris le refrain en chœur. Du bon travail.

Avant-dernier morceau, The Sermon, est un excellent moment, très entraînant, bien posé musicalement, qui vraiment prépare la clôture de l’album de très belle manière. Riders of Vultures vient conclure et tout commence avec des riffs lourds, une ambiance pesante que les premières paroles viennent ensuite alourdir. Même le refrain, on le sent, sonne la fin de l’album, semble presque un au-revoir de la part du groupe à ses auditeurs. Un très bon moment encore.

The Unspeakable est donc pour moi une véritable découverte, en même temps qu’une sorte de révélation de ce qu’un groupe de rock est capable de faire de nos jours sans pour autant tomber sur des travers trop classiques. Un excellent album ne serait que grâce au premier morceau mais qui mérite de s’arrêter sur l’ensemble des morceaux. Par contre je suis vraiment curieux de voir ce que cela peut donner en live…

The Unspeakable
Year of the Goat
Napalm Records
2015