last of our kind - darknessAujourd’hui, nous allons parler du nouvel album du groupe anglais, THE DARKNESS. Je dois dire qu’avant de recevoir leur dernière sortie à chroniquer, j’en étais personnellement resté à leur tube « I believe in a Thing Called Love » issu de leur premier album qui datait quand même de…2003. Croyant naïvement que le monde musical tournait autour de ma petite personne (et mauvaise langue que je suis), je m’étais dit que puisque je n’avais rien entendu de nouveau de leur part depuis lors, il devait certainement s’agir d’un come-back plus ou moins hasardeux. Mais en me penchant sur leur cas pour les besoins de la présente chronique, quelle ne fut pas ma surprise de m’apercevoir qu’il s’agissait en fait de leur… 4e album ! A ma décharge, ils ont tout de même eu un gros trou d’air entre 2005 et 2012 dû notamment à la cure de désintox suivie par leur chanteur. Tiens d’ailleurs si on reprenait depuis le début ? THE DARKNESS en 2014 c’est qui et c’est quoi, alors ?

Pour répondre à cette question, je ne trouve rien de mieux que de citer wikipédia : « The Darkness est un groupe de hard rock anglais du Suffolk composé de quatre membres, Dan Hawkins (guitare), Justin Hawkins (guitare, chant et clavier), Frankie Poullain (basse) et Rufus Tiger Taylor (batterie). Les influences de The Darkness sont larges : de Queen à AC/DC en passant par Aerosmith […] sans oublier le groupe Thin Lizzy dont les deux frères sont fans […] ». Je reprends le fameux site et dictionnaire participatif réputé pour sa fiabilité hors du commun (non ? Ah bon ?) parce qu’il décrit ici très bien le style musical dans lequel évolue nos quatre anglais.

En effet tout au long des dix titres qui composent ce Last of Our Kind, ces influences sont parfaitement perceptibles. Quasiment chaque titre de cette nouvelle galette nous fait immédiatement penser aux groupes cités plus haut : le début de Last of Our Kind pour THIN LIZZY, la mélodie et les envolées lyriques de Mighty Wings pour QUEEN ou encore le killer riff de Mudslide pour AC/DC, si l’on ne devait citer que les influences les plus évidentes du groupe. Mais là où pour d’autres on aurait tôt fait de crier au loup et de les livrer à la vindicte populaire sous prétexte qu’ils n’inventent rien, ici les multiples clins d’œil faits aux Grands Anciens suscités passent comme une lettre à la poste. Car ce qui prévaut ici, c’est la grande fraîcheur et l’indéniable talent que les frères Hawkins et leurs acolytes ont pour composer des titres pêchus, entraînant et groovy en diable. D’entrée de jeu, Barbarian, Open Fire et – dans une moindre mesure – Last of Our kind, nous montrent que le quatuor anglais n’est pas là pour rigoler mais bien pour balancer la sauce… pour notre plus grand plaisir. Ce qui (me) surprend surtout c’est ce son de guitare presque heavy que l’on entend sur leurs meilleurs morceaux (Barbarian, Mighty Wings) et qui, personnellement, me renvoie à EUROPE, période actuelle. Moi qui m’attendais à un album gnan-gnan avec peut-être quelques passages un peu plus musclé, j’en suis pour mes frais. Et même lorsque leur propos se fait plus léger (Hammer & Tongs), la qualité de composition et le talent intrinsèque des quatre d’Outre-Manche fait qu’encore une fois nous succombons (enfin moi, toujours…). En parlant de talent intrinsèque, celui, vocal, de Justin Hawkins est indéniable. Il donne quasiment à lui tout seul cette identité si particulière au groupe. Ses envolées lyriques et ses variations mélodiques sont très souvent parfaitement maîtrisées et s’intègre superbement aux différentes ambiances distillées par les angliches (Last of Our Kind, Mighty Wings, Mudslide,…). D’autre part, la qualité d’écriture et de composition du groupe est manifeste de par les multiples refrains (Last of Our Kind, Barbarian), riffs (Open Fire, Roaring Waters) et autres solos (Mudslide) qui s’immiscent irrémédiablement dans votre cerveau pour ne plus en sortir. En revanche, quand ces compos deviennent plus anecdotique (Sarah O’Sarah) voire carrément naze (Conquerors), le chant devient alors vite un énième désagrément (Wheels of The Machine).

Toutefois, mis à part ces quelques morceaux beaucoup plus insignifiants, THE DARKNESS nous propose ici un album franchement rafraichissant, varié, dynamique et inspiré. A ce titre, Last of Our Kind trouvera rapidement sa place dans votre platine comme bande-son de vos apéros ensoleillés et autres barbecues entre amis. Une belle surprise assurément !

Clip de « I Believe in a Thing Called Love »:

Clip de “Barbarian” :

Clip de “Open Fire”:

Last of Our Kind
The Darkness
Canary Dwarf Records / Kobalt
2015