king-of-kingsLes norvégiens de Leaves’ Eyes nous reviennent avec leur sixième album studio, King of Kings. Le groupe a toujours proposé des chansons inspirées des mythes nordiques mais c’est fois le concept entier est dédié à Harald Harfagre, celui qui est connu comme le premier roi de Norvège. Petite nouveauté : le groupe change e label et quitte Napalm pour AFM Records. Ils s’entourent également

du choeur des London Voices et de Simone Simons, d’Epica, et de Lindy-Fay Hella, de Wardruna, sur certains morceaux. Bref, beaucoup de beau monde pour cet album attendu depuis deux ans par les fans, dont je fais partie…

L’artwork de Stefan Hellemann est de toute beauté et met vraiment en avant l’ambiance viking de cet album, son aspect guerrier. Personnellement cela m’a vraiment parlé, d’autant plus que les morceaux présentés sur l’album sont en parfaite concordance avec cette ambiance. Mais entrons plus en avant dans ce nouvel album dont nous attendons tous beaucoup.

Et il est particulièrement difficile de chroniquer un album comme King of Kings. En effet l’ensemble est d’une telle cohérence qu’aucun morceau ne se démarque. C’est un peu comme si vous demandiez à quelqu’un de chroniquer titre à tire un opéra : c’est presque impossible car l’ensemble forme une véritable trame si étroitement imbriquée qu’en détacher un morceau lui fait perdre toute saveur. Et c’est bel et bien le cas ici de la première à la treizième piste, à aucun moment l’éditeur ne s’ennuie. Les saveurs changent parfois, comme avec Blazing Waters qui commence de manière plus folk, ou encore The Waking Eye où la voix enchanteresse de Liv Kristine fait merveille. Sweven est un véritable morceau introductif, tandis que Edge of Steel nous démontre toute la puissance que deux voix féminines peuvent avoir deux voix féminines ensemble. Bref, vous l’aurez compris, je peine réellement à parler de chaque morceau individuellement donc attaquons un avis global.

Cet album est composé avec précision et comme d’habitude Liv Kristine nous démontre que sa voix, ainsi que celle de son mari Alexander Krull, sont parfaitement adaptées à la direction que prend le groupe. Je suis extrêmement embêté à l’heure d’écrire cette chronique car j’aime à chercher, et trouver, un petit défaut, un morceau qui me plaît moins, le petit truc quoi… Mais là rien, c’est un sans-faute. L’homogénéïté est totale, rendant parfait l’utilisation du terme de concept-album.

Leaves’ eyes livre pour moi l’album phare de cette rentrée, un petit bijou disposant d’un magnifique écrin et qui vaut vraiment la peine de se pencher dessus. Même si vous n’avez pas forcément aimé ce que faisait Leaves’ Eyes avant prenez la peine de regarder leur clip et vous verrez bien… En tout cas on leur souhaite plein de succès et j’ai hâte d’assister à leur concert à Paris très prochainement pour voir ce que cela peut donner sur scène !

King of Kings
Leaves’ Eyes
AFM Records